La tranche de vie d’une salers, c’est une plaquette de beurre. La plaquette descend du pis, c’est évident. J’ai des grosses tranches de vie qui se bousculent pour s’exprimer. Aux premiers jours d’une année naissante, l’avenir est à écrire… Mais il se vautre encore dans quelques relents nauséabonds d’un passé proche.

Il faut solder, c’est de saison, alors, allons-y ! Soldé, laoùjebossais, il fallait qu’une vachette parte et j’ai été candidate. Il fallait parce que l’état du Sarkonain se désengage de ses missions. Autant que je sache, la formation professionnelle, c’est une mission régalienne, même si elle a été déconcentrée (de tomate…). J’ai été candidate parce que la bêtise et la méchanceté conjuguées ont eu raison de mon enthousiasme. D’accord, j’ai rejoint le premier employeur à savoir Pasdepolemploi. Si, quand même, j’ai un tort, qui pourrait être vu comme une incompétence : je pose sur les personnes et les tâches un regard trop empreint d’affectif. C’est pas à la mode. Et ben tant pis ! Je ne veux pas devenir une chose froide qui ne réagit qu’à une injonction, un ordre, et qui interdit à sa cervelle d’avoir un avis. Encore moins de l’exprimer. Ce qui me guettait ? L’amertume et le cynisme, et j’en ai vu des comme ça. Ça m’aurait tuée. Soldé.

guernica


Ah ! La cheville ! Celle qui a permis la prise de conscience, qui a hurlé « stop » alors que je courrais tant que j’allais mourir dératée. Le 17 janvier 2011, glissade, fracture, hôpital, opération, lit, et quinze kilos. C’est raconté et . Et ben, gentille chirurgienne – j’ai commencé avec un garçon, je finis avec une dame, mais c’est juste les aléas de l’hosto public, ça ne doit rien au changement de sexe – va me débarrasser de la plaque et des huit vis qui me torturent la malléole d’ici l’été. Soldée, la cheville. Mais pas les quinze kilos. Ce sera pour prochaine période de soldes, j’espère.


membre


Et maintenant, voilà que je me suis embarquée dans un Master. Pfiou ! Passionnant, mais ardu. Qui me prend tout mon temps. En contenu, mais également parce qu’il me faut réapprendre à apprendre, organiser ma progression. Toute seule dans mon coin, comme une pauv’vache oubliée dans un buron. Je l’ai voulu, je l’ai eu. C’est du bonheur. Du bonheur qui me fait ronfler, à croire que je ne sache pas faire autrement.


endive


Mais le plus beau, le merveilleux, il arrive, il se concrétise peu à peu. Il est pour demain, après un an d’angoisse, et d’un travail acharné d’une que je remercie. On va le signer, ce Riyad. Et on va l’ouvrir, cette maison d’hôte.

Nonmého !

fontaine3

Pour consulter le blog du Riyad Clarence, cliquer sur la fontaine...


 



Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Quotidien d'une Salers - Communauté : Les chroniques de la meute
Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 20:21

Je suis poursuivie. Je le dis tout de go. Nadine n’aime pas les salers. Je bossais tranquilou pour mon master quand une copine me signale le texte de Sophia Aram…

sophia aramCliquer sur la photo pour lire l’article de Sophia dans Libé

 

Et c’est là que mon oreille s’alerte, se dresse, frétille à l’évocation d’une pizza DSK. Ah ! Ça, Nadine, n’est pas vulgaire ! Nan… Elle se délecte des gras propos de son ami gouailleur. Et c’est ministre, ça Madame ! Elle ferait mieux de retourner nourrir les salers. Ou papouiller les pourceaux.

 

 

D’ailleurs, en réfléchissant, le Sarko, il s’entoure drôlement bien. Non pas que je sois naïve au point de penser que l’honnêteté et la mesure étaient de mise avant son mandat. Mais, au moins, ceux d’avant, ils avaient le bon goût de tenir, a minima, leur langage et leurs mots. Ce qui est la moindre des politesses. Surtout quand on gouverne. On se souvient… Mortefeux et les auvergnats, ou encore Mouillet et les tapettes.

C’est désolant, mais cette France que j’aime tant, et que j’aime, du coup, avec désespoir, se vautre désormais dans la crudité de la pensée, et dans la surenchère de la saillie. Si, au moins, ce débordement ordurier avait un effet moralisateur, faisait reculer la corruption et la malversation. Même pas. La France est au 25ème rang dans le rapport qui suit, le dernier paru. Derrière Hong-Kong, le Qatar, et… la Belgique. Et ce ne sont pas les affaires Bettencourt ou Karachi qui vont améliorer la performance hexagonale…

corruptCliquer sur la photo pour télécharger le rapport

 

Va pour la pizza-DSK à la béchamel… Doit être lourde à digérer j’imagine. La métaphore est d’un goût douteux. Mais on pourrait imaginer d’autres recettes, et par exemple… Le fin du fin, qui cale une petite faim, la classique, sinon classieuse, la divine Pizza-Nadine, la pizza à la sardine et à la codéine, qu’on pourrait aussi baptiser Pizza-Bécassine, et qui reste un temps certain sur l’estomac, voire sur le côlon.


pizza nadine

On s’en paye encore une tranche, de la pizza-bécassine ?

 

 

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Quotidien d'une Salers - Communauté : Les chroniques de la meute
Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 19:57

nadine groupie

 

Je ne supporte plus Nadine. D’abord, Nadine, ça me fait penser à « sardine », à « bibine », mais pas à « divine ». Elle fait son chemin, la petite. Comme quoi être groupie du Grand Patron, ça vous case une femme. Ça vous la met au box-office. Ça vous autorise à dire tout et n’importe quoi, à vous comporter comme une Marine… Il faut aller faire un tour sur youtube, lancer une recherche sur la Nadine pour comprendre.

Tiens, cette vidéo par exemple, qui a fait le buzz. Ben ya pas de quoi être fière. Si c’est pas de la lepénisation du discours, je suis plus une salers ! Les propos, on s’attendrait à les entendre dans la bouche de la Marine, pas dans la bouche de la Nadine. On fait pas ce genre de sérénade, quand on est ministre.

 

 

C’est pas tant que les propos soient novateurs… Nan ! C’est la manière plutôt. Le style. Un modèle de bêtise ! Faire sa cour au marché, en principe, c’est pas faire marcher sa cour… Elle boit du petit lait, la Nadine, à s’en prendre à … A qui ? D’ailleurs. A un homme sénégalais dont le grand-père a combattu pour la France ? Ah ! Mais fallait pas vouloir l’indépendance ! Voyons, mon p’tit gars. Et la façon dont elle dit « On ne peut pas accueillir tous les sénégalais ». Tout est dans le mépris. Tout. Et quand elle parle de « la pelle et la balayette ». Ben j’ai envie de lui crier de se la mettre dans le fondement, la balayette. Sa prestation ne mérite pas mieux.

Bref, je vais avoir, salers qui ne sait plus pour qui voter, à ruminer dans les mois qui se présentent. La campagne ne va pas être bucolique, elle va se vautrer dans le fumier, elle va labourer dans le lisier. Je parie de Nadine et Marine vont se tirer la bourre, pas la bourrée, encore que...

Ce va être la guerre des deux roses, ou, pire, la Guerre des Roses.


nadine attaque

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Quotidien d'une Salers - Communauté : Les chroniques de la meute
Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 19:58

C’est de saison. La bonne résolution arrive avec le dernier jour de l’année, comme les poux avec la rentrée scolaire. C’est dire ! On n’échappe pas à son dictat. Il faut s’en faire des listes, des pense-bêtes, des items sur des petits papiers, à coller jusque sur le miroir de la salle d’eau. Et rayer dans la liste à mesure qu’une a été tenue. Et pis souligner les plus importantes, et stabiloter les encore plus importantes dans le tas souligné comme important. Pfiou ! La bonne résolution de fin ou début d’année, c’est presque un job à plein temps.

Qu’est-ce que je pourrais bien prendre comme résolution que je ne respecterai de toute façon pas… Ah ?

Etre bien gentille ? Bien travailler ? Dire que des gentillesses ? Euh ! Ça paraît un peu irréaliste. Je pourrais décider de réfléchir avant chaque cibiche… Apprendre à m’en foutre de la méchanceté des Mme Tapdur. Me dire que tout ça est dérisoire ? Bah ! Arrêter de manger du grossigène pour me concentrer sur le légume ? Bouilli, le légume. Le sel de Guérande, c’est un luxe ? Et sur les légumes bouillis, on a le droit au sel de Guérande ? Gloups !

Tout ce que je sais, tout ce que je veux, c’est rêver. Parce que le rêve, c’est donné, ça embellit les jours, et ça câline le cœur. Le rêve, c’est la sucrerie qu’on vole à l’étal d’un marchand de bonbon, et que, même si c’est pas bien, on savoure quand même.

Alors voilà, je l’ai trouvée, ma bonne résolution… Je promets de continuer à rêver, le regard au-dessus des toits, et le sourire niais. Avec l’enthousiasme d’un gosse devant un sapin de Noël… Et, qui sait, de ces rêves naîtront les premiers jours du reste de ma vie…

… premier jour dans ce Pays bien-aimé, par-delà la mer… Premier jour du mot fin au bas d’un roman, ou d’un bouquin de nouvelles… premier jour où toute la déception des petits bobos professionnels m’aura abandonnée…

En tout cas, je vous souhaite à toutes et à tous, amis connus ou inconnus, des jours de 2012 à la hauteur de vos rêves à vous. Parce qu’il n’y a pas de réussite sans projet, et pas de projet sans rêve, au tout début.

 

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Murmures au jour le jour - Communauté : Les chroniques de la meute
Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 15:39

En plus d’être une salers, j’appartiens à un club d’endives… Ya rien à comprendre, c’est le destin. Qu’est-ce qu’une endive ? Ça c’est une bonne question. Une endive, pour résumer, est une petite chose humaine dont le regard se vide quand un fait –méchanceté, stupidité, saloperie, …– vient bousculer son quotidien. L’endive a les racines dans une terre de naïveté, et la tête dans un ciel de crédulité. Je résume, et cette définition n’engage que moi.

Tout ça pour dire que j’ai bricolé, pour mon club d’endives, un « joyeux Noël » plutôt désabusé… Alors, les aficionados des sapins enluminés, les amoureux des agapes familiales arrosées, les accros des effusions mouillées, passez votre chemin, vous n’allez pas aimer. Je m’en prends, comme d’hab’, au Nain et son Sarkoland clinquant. Drôle de contrée où les guirlandes sont des prébendes, les boules de Noël, des prunes, et les étoiles des pipoles. Gnarf !

 

 

Un grand merci à ceux qui m'ont prêtés, sans le savoir, les quelques images trouvées sur le net. N'ayant pas leur coordonnées, je ne peux par les citer.
Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Quotidien d'une Salers - Communauté : Les chroniques de la meute
Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 09:34

C’est une sensation d’absolue plénitude qui me surprend, parfois… Le premier jour du reste de ma vie. Chaque matin depuis peu. Inventer le jour pour qu’il m’offre de tous petits cadeaux : le bonheur de respirer ; la joie de penser, de rêver ; le goût de cuisiner ; l’envie d’inventer, d’ouvrir grand les bras et de regarder l’avenir. J’ai un an devant moi pour remplir ce premier jour du reste de ma vie, chance donnée et qu’il me faut empoigner, fermement. C’est mon cadeau de Noël.

Et puis, aussi brutal qu’inattendu, vient l’abattement. Comme si tout ce vide à remplir me submergeait, comme s’il m’effrayait. Il ne faut pas grand-chose pour qu’une immense fatigue s’abatte sur moi. Pour que je ne supporte plus d’être moi. Pour que je m’en veuille d’essayer de réconcilier l’eau et le feu, de tenter d’aider avec mes modestes moyens, d’élucider des problèmes sans solution.

Ermite, c’est sans doute une piste à suivre. Me lever sans chagrin, sans destin. Mais sans cette immense fatigue qui m’ôte l’entrain. Je crois qu’on peut vivre de rien si l’on est sans demain. Et qu’on gagne en sagesse autant qu’en liberté.


pierrelermite

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Murmures au jour le jour - Communauté : Les chroniques de la meute
Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 10:48

Immersion totale dans le dialecte des sciences de l’éduc. Chaque métier a son jargon, c’est bien connu. L’informaticien se délecte de bits et d’octets. L’ingénieur de formation s’abandonne au doux son de la catachrèse. Il savoure l’adulte en formation comme le confiseur, le bonbon. Quant à l’endive… elle se fait des feuilles, à défaut de racines.

J’ai la tête farcie aussi surement qu’une tomate se remplit de chair à saucisse. En parlant de ça, je saucissonne mes projets, que je voulais intégrés, systémiques, heuristiques, holistiques… À trop vouloir, on risque la glissade. Et de glissade, je n’en souhaite plus, j’ai laissé une cheville dans l’histoire.

En fait de projets, je patauge comme génisse dans un champ d’endives. A la recherche de la bonne herbe. Ce fameux brin qu’on peut tirer et qui vous emmène à la botte de foin. Je blanchis, à l’évaluation de la somme de travail à produire, autant que si l’on m’avait mise à bouillir une minute dans l’eau salée. Bientôt, je vais confire dans une poêle, pour sûr ! Sur le gril, l’endive.

Tous mes confrères ont des sujets sérieux, techniques, précis. Ben moi, je suis dans le flou le plus total. Je vais partir sur la « créativité ». Étonnant ? Meuh non ! Ça fait dix ans que je me pose la question de la créativité. Autant saisir cette opportunité de me faire plaisir tout en validant par un joli diplôme ce moment de plaisir.

Donc, la créativité. Pour au moins deux raisons. La première, c’est que quand je pose la question dans une école d’art, on me rit au nez. Et j’aime pô qu’on me rit au nez. Ça me fait virer le foie en chicon. C’est de saison. Et la deuxième, elle vaut son pesant de noix… Une fois, j’ai entendu parler d’une étude créative dont l’objectif était d’inventer des jouets pour petits cochons déprimés en élevage intensif. Ça m’a laissée sans voix, mais j’ai trouvé ma voie. Rien qu’à cause de ça, je sens l'appel de la créativité...


endive

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Master pro de l'Endive - Communauté : Les chroniques de la meute
Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 22:02

Today was the day to speak English… Ah ! Zehr gut ! But, Mister the teacher, my English is very bad. I speak english as well as a Spanish cow. C’est tout dire. We have to produce an écrit in English dans le texte ? Pfiou ! My hairs are hérissés on my chef. I have a question… How can I speak english, alors que I learned german at school, when i was jung ? Ah ! We have to work in groupe ? Ah ! c’est déjà mieux. I have just to find a collègue whose speak mieux que moi. But, dans l’ensemble, the English is not a spéciality. They are trois peoples whose speaking with fluency. Juste trois pour dix-huit. Peuvent pas être dans tous les groups…

How can I learn english in two month… it’s not possible, I think. So, I have to speak “little nigger”…

This morning, the exercice was “introduce one collègue”, et non pas introduire. How can I introduce quelqu’un que je ne connais pas, with words que je ne connais pas ? ça s’appelle un casse-tête. So, j’ai fait the clown. I have mélangé my poor english with grimaces et french words. Tout en évitant de blesser mon introduit.

Donc, the écrit : we have to bâtir one interview. We have to find one English people who accept to répondre at the interview. The subject is “sciences de l’éduc” of course. And we have to compare anglo-saxonne method and French method. We have to rédiger five pages. The panard !

I demande if Québec is a système anglo-saxon… The problem of Québec is that people speak french. I know, it was a joke, but I am pas sure d’avoir été comprise. Smile.

I’m afraid, I’m afraid, I’m afraid.

 endive

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Master pro de l'Endive - Communauté : Les chroniques de la meute
Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 23:16

La partie « endive » de mon auguste personne, par ailleurs salers salement salée, et vieille petite fille équipée d’une boîte à connerie, surgit comme tanche de la mare, en frétillant. Mes mondes s’entremêlent et se mélangent…

… Je reprends mes études. Et voui ! Plus précisément, je me suis inscrite en master pro en sciences de l’éducation, en foad, à savoir formation ouverte à distance. Ça se passe essentiellement par informatique et travail personnel (euh ! va falloir que je m’organise !!!). Il y a très longtemps que ça me titillait la feuille. Et aujourd’hui, c’était mon premier jour.

Je suis entrée, émerveillée, dans l’antre de la connaissance où toute une jeunesse s’activait, apparemment affairée, à griller une tite cibiche ou à se bécoter. Ce devait être la pause.

Mon cœur d’endive battait la salade.

Et j’ai bien passé dix longues minutes à comprendre comment marchaient les couloirs et les escaliers… si je puis dire. Parce que « marcher » pour un couloir, c’est de l’anthropomorphisme.

J’ai fini par localiser (loger ?) ma salle.

Nous sommes 18 étudiants. Majorité de femme, âge moyen canonique. Pas grand canonique, mais moyen canonique. Genre quadracanonique. Je dois être l’une des plus âgées. Le groupe est essentiellement composé de personnes venues du monde de la santé. Moi qui ai une sainte horreur des piqures et des pansements, j’espère que le soin ne sera pas au centre des préoccupations du ce bel aréopage d’enthousiastes « masteurants ».

Bref, cette première rencontre était consacrée à la mise en place de la session. J’en ai tiré derechef quelques leçons…

1/ Ne pas oublier de faire pipi avant de rentrer dans la salle, sinon il faut se frapper, en aller-retour, trois étages sans ascenseur.

2/ Ne pas oublier de prendre une bouteille d’eau avec soi. Il faut chaud sous les toits.

3/ Ne pas trop boire quand même sinon… lire le numéro 1.

4/ Ya beaucoup beaucoup beaucoup de travail. Mais là, je ne suis pas étonnée.

Je n’ai plus qu’à prendre mon courage à deux saints, retrousser mes hanches et plonger ma tête d’endive dans des bouquins, avant de prendre la plume et déverser ma nouvelle science infusée dans un mémoire de soutenance. Yapluka.

 

endive

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Master pro de l'Endive - Communauté : Les chroniques de la meute
Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 00:13

C’était un petit vieux chenu et voûté. Un tremblement, lié à son grand âge, ne le quittait que rarement. Il aimait se tenir au coin du feu, un grand châle tricoté par son épouse défunte posé sur ses épaules creusées, et contempler, durant de longues heures, la flamme dansante. Parfois il soupirait quand les souvenirs venaient secouer ses émotions, allumer une étincelle au fond de son regard délavé. Il avait 98 ans, et il se jurait chaque matin que, mordicus, il tiendrait jusqu’au siècle. Après, il pourrait partir. Tenir jusqu’à 100 ans, c’était gagner son dernier combat, lui qui était tant tombé, qui avait tant mordu la poussière politique. Et avait tant brassé de caca.

Tous ses ennemis nourrissaient les vers ou avaient terminé leur carrière en phosphate, au pied des cerisiers du jardin du Luxembourg. Empty Ducond était à la fosse commune, son Pan Cervela de fils ayant préféré boire l’héritage plutôt que renouveler la concession au cimetière. Homlette, contre toute attente, survivait à son Ducond, mais le fil ténu de sa vie devait plus à la tente à oxygène, et aux progrès de la médecine, qu’à un héritage génétique exceptionnel. Elle avait perdu le sens et ne parlait que de soldes et petits crédits qui pourrissaient sur des étagères. Les infirmières étaient dubitatives et le psychiatre avait renoncé à comprendre. La seule chose que l’Homlette conservait de son existence était une convention obsèques de luxe, offerte à un Noël par Empty, et qui n’attendait plus que de servir… Enfin, la convention, pas Empty, bien trop mort pour servir encore.

On ne fabriquait plus de tensio-actifs pour émulsionner la vinaigrette depuis qu’une allergie d’origine douteuse avait décimé près de la moitié de la population de Saint-Paul-En-Cornillon. Un dosage foiré était suspecté. Les Savonneries industrielles et chimiques de l’Ondaine s’étaient reconverties. Désormais, elles fabriquaient des sucettes à redresser le palais pour enfants suceurs de pouce. Quant aux Vinaigrettes et Sauces du Bassin Houiller de la Loire, elles avaient bu le bouillon. Mais le petit vieux, devant son feu, n’avait jamais entendu parler des Vinaigrettes et Sauces du Bassin Houiller de la Loire.

Le chafouin chenu grommelait tout en chauffant ses mains ratatinées au feu de l’âtre. Il se racontait, pour occuper ses nuits blanches et ses jours sans fin, tous ses titres de gloires. Il se refaisait ses mois, ses années, sa vie. Il n’avait pas beaucoup changé. Sa femme de ménage craignait les saillies méchantes du bonhomme. Autant que les coups de cannes dont il se délectait quand un mollet venait, par inadvertance, traverser son champ de vision. Qu’il avait fortement rétréci, le champ de vision. La paupière tombant jusqu’à recouvrir l’œil, affaissé, lui donnait une vague ressemblance avec Droopy. Mais qui se souvenait de Droopy, en ces temps de disette…

Ce vieux Droopy, donc, n’avait que des plaisirs de son âge. Son petit bulbe rabougri, ratatiné comme un escargot dans sa coquille, ne frémissait même plus à l’évocation de ses turpitudes de jeunesse. Même la photo de Parla, dénudée et en splendeur, ne pouvait réveiller son membre avachi qui ne servait, désormais, qu’à la vidange, mal maîtrisée au demeurant. Il ne lui restait que le boulier. Compter était devenu son obsession. Compter sa richesse. Qu’il avait fort épaisse, surtout constituée de jolies résidences, louées à prix d’or, aux fils de ses anciens redevables. Ses retraites ressemblaient à des dames bouffies et boursouflées, tant il avait accumulé de fonctions durant sa carrière. Il avait été Maire (et père), Ministre, Député, et même Président. C’est dire le cumul ! Surtout, ce qui l’amusait, quand il triait sa vie comme on trie des lentilles, c’est de se moquer de tous ceux qu’il avait bernés. Il s’était voulu propre et transparent, mais avait toujours réussi à dissimuler un petit tableau par-ci, un appartement propret par-là, à la vindicte hargneuse de Monsieur le Fisc. Lequel Monsieur le Fisc déplorait qu’il ne paie pas ses impôts, l’apôtre de l’honnêteté. Et qui enrageait du sourire narquois suggérant qu’un redressement fiscal à Président, ce serait une première. Comme un bras d’honneur spirituel.

Il avait d’ailleurs fini par inventer cette jolie formule, Nictoplasme -car c’est de lui qu’il s’agit- formule que le tout-venant utilisait quand il sentait poindre le désespoir, sans se souvenir de son illustre auteur :

-« Il y a la France qui bosse, et celle qui amasse… Amassez ! Amassez et faites bosser ! Soyez rosses avec ceux qui bossent, soyez soumis avec ceux qui amassent. L’amasseur suce le bosseur, comme l’amateur ma sœur !».

 

Mais c’est une autre histoire.


tivieu


Tout savoir sur les Ducond and Co, c'est là...
Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 2 très exactement. - Publié dans : Ducond and Co - Communauté : Les chroniques de la meute
Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 13:32

Déjà l’année qui se termine, et celles qui s’annoncent, dessinent de concert les contours d’un autre demain. Il fallait en finir. Les souffrances soldées arment mon âme qui vadrouille à une autre campagne. Comme la silhouette fine d’un arbre sur fond de ciel dense, se découpent les frondaisons où les rameaux rêvent de germer. C’est l’histoire d’un énigmatique avenir.

J’ai dans les yeux un Douar magnifique où partager le thé. J’ai dans le cœur une ville impériale où poser mes valises. J’ai dans l’esprit ce moment où je vais reprendre mes cahiers et apprendre à nouveau. Bains d’une jouvence à chaque jour fabriquée sur les cendres des incendies noyés.

Il restait à solder…

… Les méchancetés de toutes les Dames Tapdur, à les enfouir sous le chiffon souillé qu’elles méritent. À rire des mesquineries et autres billevesées inventées par des émois malades, de ceux qui ne supportent pas le mot « non », et qui se vautrent dans la haine…

… Les colères des princesses qui ne sont que des sorcières, qui ne manipulent que l’intimidation et la menace, qui se réjouissent de la mort d’autrui, et qui parlent de chemin alors que le leur n’est qu’un magma putride… Même quand on leur tend, amicalement, une main pacifiée. Princesses berbères perdues, éperdues où la mythomanie confine au sublime créatif.

… Les lâchetés si humaines qui sont le lot quotidien, celles d’autres, et les miennes.

 

La table est rase, ici commence un énigmatique avenir dont l’ombre, peu à peu, s’éclaircit.


ea8

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Enigmatique Avenir - Communauté : Les chroniques de la meute
Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 19:52

De la sotte méchanceté

 

La sotte méchanceté semble être une émotion perverse, celle de se faire reconnaître par le plus petit vermisseau comme par le lion en majesté, ou du nom, de la naissance, étamer les cuillères d’un argent frelaté.

Ainsi, la Dame Tapedur se trouve à un raout et se démène jusqu’à ce que parole lui échoit. Elle consacre à la culture et au beau ce qui, somme toute, n’est que l’air du temps, solennel accompli comme génuflexion au pied de l’autel. Tout est construit en son âme, en son cœur, pour édifier le manant, surtout lorsque que la souche dudit manant n’affiche pas le Lys. La Dame aime à se faire suivre d’une cohorte de sans assiette, qu’elle nourrit contre reconnaissance et faveurs variées. Et s’il faut un paiement, alors qu’il soit de servilité et d’esclavage. Après qu’elle a exigé la tête de quelque sans grade, la voilà qui, compassionnelle en diable, console le chef tranché. Elle se fait réserver le scalp, cependant, afin d’en faire le trophée qui égaiera le manteau de sa cheminée, à défaut de s’en faire une zibeline. Au plus vu de son public qui en concevra un effroi éclairant, et qu’ainsi nul n’ignore son pouvoir de nuisance.

Une autre fois, au passant d’un congrès, la voilà qui, larmoyante impose une minute de silence en mémoire d’un quidam qu’elle avait, proprement, lapidé de mots sévères et injustes. Mais, rang écumant aux babines, elle se fend d’un éloge comme pour dire : « Regardez comme je suis civilisée, comme j’aime et je pardonne, je suis une Dame grande, un sang bleu, une aristocrate. Me voilà qui honore la mémoire d’un roturier ». Elle se parfume d’eau de larmes comme une péronnelle d’eau de rose. Elle remplit de faste ses ripailles veillant à trouver quelque bailleur trop content de payer son regard. Le pouvoir est sa drogue comme d’autres le Bourgogne. Encore qu’elle ne crache pas sur la dive bouteille. Elle rend compte de son action avec ostentation, émaillant son récit de ses sacrifices, oubliant ses victimes.

Alors, revêtue du blanc de la veuve royale, auréolée de fleurs, la voilà qui, à la tribune populaire s’en va quérir le vote démocratique. Son avidité d’honneurs ne connaît pas de bornes, il lui faut le mandat, il lui faut assouvir sa quête de courbettes, il lui faut remplir son répertoire. Plus les patronymes sont prestigieux, plus elle pourra courir le monde, au frais du monde, afin de remplir sa coupe trop snob.

Après avoir bien œuvré, patronnesse et charitable, elle rentrera à la niche, à la couche, où l’homme s’indiffèrera du conte de sa réussite. Car le voilà le drame des Dames Tapedur, qu’il faille péter nauséabond afin d’être sentie par le mâle de sa tribu. Et ces flatulences putrides ne sont que de sottes méchancetés travesties en nobles causes.

 

maniere

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Délires d'écrits - Communauté : Les chroniques de la meute
Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 16:17

It's me

Riyad Clarence

Murmures musicaux

 

Les morceaux de musique qui rythment ma vie...


 

 

Et la musique classique...


 

 

La musique d'ailleurs...

Passer...

 

Hier soir, à minuit,
vous aviez été

233 217
 à visiter mon univers...

00041548  

 
Envie de voyager ?

Vous êtes 18 abonnés...
Merci à vous.
Vous êtes les meilleurs ! 

Pénélope Timiste

Créez votre badge

 

P'Tits papiers

Les derniers murmures

  • Tranche de vie…
    La tranche de vie d’une salers, c’est une plaquette de beurre. La plaquette descend du pis, c’est évident. J’ai des grosses tranches de vie qui se bousculent pour s’exprimer. Aux premiers...
  • Décidément, Nadine… Ah !
    Je suis poursuivie. Je le dis tout de go. Nadine n’aime pas les salers. Je bossais tranquilou pour mon master quand une copine me signale le texte de Sophia Aram… Cliquer sur la...
  • Ah ! Nadine !
      Je ne supporte plus Nadine. D’abord, Nadine, ça me fait penser à « sardine », à « bibine », mais pas à « divine ». Elle fait son chemin, la petite. Comme quoi...
  • Au pays des bonnes résolutions…
    C’est de saison. La bonne résolution arrive avec le dernier jour de l’année, comme les poux avec la rentrée scolaire. C’est dire ! On n’échappe pas à son dictat. Il faut s’en faire des...
  • Joyeux Noël l'Endive !
    En plus d’être une salers, j’appartiens à un club d’endives… Ya rien à comprendre, c’est le destin. Qu’est-ce qu’une endive ? Ça c’est une bonne question. Une endive, pour résumer, est une...
  • Le premier jour du reste de ma vie…
    C’est une sensation d’absolue plénitude qui me surprend, parfois… Le premier jour du reste de ma vie. Chaque matin depuis peu. Inventer le jour pour qu’il m’offre de tous petits cadeaux :...
  • Endive vs Université
    Immersion totale dans le dialecte des sciences de l’éduc. Chaque métier a son jargon, c’est bien connu. L’informaticien se délecte de bits et d’octets. L’ingénieur de formation s’abandonne...
  • One endive at the university…
    Today was the day to speak English… Ah ! Zehr gut ! But, Mister the teacher, my English is very bad. I speak english as well as a Spanish cow. C’est tout dire. We have to produce an écrit...
  • Une endive à l’université…
    La partie « endive » de mon auguste personne, par ailleurs salers salement salée, et vieille petite fille équipée d’une boîte à connerie, surgit comme tanche de la mare, en frétillant. Mes...
  • Pauvre petit vieil homme !
    C’était un petit vieux chenu et voûté. Un tremblement, lié à son grand âge, ne le quittait que rarement. Il aimait se tenir au coin du feu, un grand châle tricoté par son épouse défunte...
Liste complète

Murmures en images

  • l'oiseau3
  • Vieux Caire1
  • chapelle7

Murmures en scopitones

Annuaires

a

 

b

 

c

 

d

 

e

 

f

 

g

 

h

 

i

 

j

 

murm

 

 

Classement local

overblog

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés