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Vous êtes  4 baladin(s) à picorer mes murmures.


Aperçu des titres de mes playlistes, aujourd'hui...
Des poissons. Des poissons équipés de p'tites boulettes et de beaucoup de modesterone. Lorsque j'étais une débutanche, je croyais que l'amour était inconditionnelle fusion charnelle et intellectuelle. Je suis tombée sur des poissons-turbots, des trop pressés, des indélicats, des qui croient qu'avoir le torse poilu fait office de qualité poissonnesque. Je me suis parfois posée, tremblotanche, pleine de bonne mollesse pour sacrifier à la sacro-sainte idée de l'idéal conjugal. A bout portanche, j'ai pris les tentatives d'éducation, les espoirs de modelage à la main du requin. Au point que j'en ai conçu une capacité à l'argumentanche qui dépasse la moyenne usuelle. Même si la vindicte n'est pas vraiment dans ma nature. Rien ne fera jamais de moi une consentanche.
A force de mots et de maux, à force de croiser le petit torve qui gratouille chaque fois qu'il peut, j'ai fini par concevoir une espèce de dégoûtanche, un instinctif rejet à la reconstruction. Désormais, je suis une végétanche, heureuse de partager mes rêves avec moi-même. Au moins, je l'espère, je ne tomberai pas dans la caricature qu'est la broutanche ou l'insultanche.
Le petit teigneux qui balise son territoire, ou le grand mou qui me regarde d'un œil vide ne viendront plus jamais bouleverser un quotidien tranquille. Je ne veux plus me dessécher en dégoûtanche. Ça non !
Je suis une flétanche et j'entends le rester.
La Tanche, le 2 juillet 2009

La petite phrase du jour
Cœur amoureux n'a qu'un œil.
Pénélope Hulante

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Je répète souvent cette phrase. Plutôt du genre : « Je ne suis qu'une pov'tanche », pour tout dire. Mais faut pas croire, ça n'a rien de négatif... Nan ! c'est juste une façon de ne pas se prendre au sérieux.
Parce que, finalement, une tanche, c'est jamais qu'une poissonne banale, qui dérive dans son marais, aussi perdue que n'importe quelle ablette. Aussi tranquille qu'une coquille Saint-Jacques.


La Tanche, le 26 juin 2009

La petite phrase du jour
La plus subtile folie se fait de la plus subtile sagesse.
Michel de Montaigne

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C'est pas si souvent que je pars en goguette, goguette guinguette, au bord de l'eau. Môman et Camille ont rejoint la fête.
Une fête comme je les aime... champêtre, artisanale, conviviale.
Le plus jeunes et les têtes chenues autour de la même table. Un petit rosé mis à rafraîchir dans le ruisseau. La charmille où s'abriter du soleil, bien absent. Un buffet improvisé, sorti du sac des convives. Du pain maison, cuit à la chariote. Les toutous qui cavalent et qui aboient quand on danse. Bref, du tout bon, du tout doux, du tout poutou.
C'était hier.


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Ce matin, Dieu s'est réveillé enfiévré, malmené par une nuit mouvementée. Hargneux, le Dieu. Avec l'envie d'exploser deux ou trois galaxies, pour se défouler. En tant que grand architecte de l'univers, il est un face à un problème d'équilibre. Sa dernière création est tordue, il manque quelque chose. Il a tout prévu : le passé, le présent, le futur. Il a programmé les espèces, leur survie, leurs habitudes, leur évolution. Il est Dieu ! Nom de Dieu !

Il a dessiné les bestioles et les fleurs, les arbres et les métaux. Il a parfumé l'air et imaginé des fruits. Il a mis en culture des systèmes de reproduction inédits. Il est d'ailleurs très fier de ses esquisses, délicatement aquarellées. Sauf qu'il n'a toujours pas résolu la question de l'alimentation des grands prédateurs, de ces jolies bêtes au pelage doux et aux crocs acérés. Il faut nourrir le reptile qui dormira au fond des marigots. Et que vont manger les louveteaux quand ils commenceront à se faire les canines ? Dans l'ensemble, la construction de la chaîne alimentaire fonctionne. Mais il manque une créature qui serait à la fois faible physiquement, mais suffisamment vive et maligne pour échapper à l'appétit d'une faune affamée. C'est comme pour la pêche, il est important que la nourriture se reproduise avant d'être mangée, sinon, très vite, les provisions vont s'épuiser. Et puis, un peu de difficulté à capturer son repas permet au vorace de développer de l'astuce et de l'endurance. C'est bon pour l'amélioration de l'espèce. Depuis trois jours Dieu modèle, avec un peu de terre, un prototype de viande à consommation pour grands prédateurs. Il organise réunion sur réunion avec ses assistants. C'est que, quand un projet s'achève, il est nécessaire d'établir une nomenclature, une description taxonomique, exhaustive de la nouvelle création. Histoire de reproduire les réussites, après quelques siècles d'observation, et d'éviter de commettre les inévitables erreurs. Même Dieu ne réussit pas toujours du premier coup !

Donc, l'ébauche de créature est là, il faut mettre les mots. Tout le monde sait que le verbe c'est la vie, que la vie c'est le verbe incarné. Enfin, le verbe... le nom commun, l'adjectif, la préposition, etc... La vie est une grammaire. Et pour la friandise à carnassiers, c'est la bagarre sémantique. Certains veulent l'appeler « machin », d'autres « chose ». Chacun y va de ses arguments. Dieu, fatigué du débat, prend une décision. Il l'appellera « singe », il lui donnera un corps. Un corps tendre et mou, succulent, recherché. De toute façon, la créature ne devrait pas durer plus de deux à trois siècles, face au tigre à dent de sabre.

Et oui, même Dieu fait des conneries !

 


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Nous sommes parties, les trois, la Môman, Nic et moi, en fin d'après-midi, avec, déjà, un agenda de ministre. Des tas de gens à croiser. Des tas de choses à faire.
Chargées comme des bourriques, entre les colis à donner à nos amis de l'Assoce et nos crèmes de vieille, nos sèche-cheveux, et toutes ces petites choses sans lesquelles nous serions perdues. Inutiles, les choses, mais qu'importe, c'est juste une question de rituel.
Et puis, nous voulions tester le Defender. Après tout, il doit nous suivre bien longtemps maintenant. D'ailleurs, pour l'été prochain, il devra subir nombre d'améliorations, du genre « rajouter un frigo ». Faut pas rigoler. Nous sommes des baroudeuses, certes, mais avec un reliquat de préciosité.
Parce que, malgré tout l'amour que nous portons à ce beau pays... La Blonde, elle veut son saucisson, et moi mon fromage qui coule.



La traversée de l'Espagne... je regrette seulement que nous n'ayons pas eu le temps de nous attarder. Je serais bien retournée dire bonjour à José et Maria. Visiter l'Andalousie. J'en rêve. Ce sera pour une prochaine fois.
Juste le temps de voler quelques photos, comme cette vache, en quelque chose, qui trône, presque arrogante, devant l'entrée d'un magasin. Une pensée fugace : lait ou viande ?



1.800 kilomètres et une traversée, houleuse la traversée, plus loin, nous avons atteint notre port d'attache, celui qui allait nous accueillir une dizaine de jours avant d'entamer la longue remontée.
La tente, c'est comme ça qu'on la nomme désormais, une jolie bâtisse fraîche serait notre chambre. Avec neuf lits pour trois. Le luxe quoi !


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C'est une petite chose duveteuse et bien perdue. La Chiure est une bâtarde de quelque chien de berger. Comme tous ceux qui gardent les troupeaux.
Elle a atterri dans des herbes hautes, et elle piaillait, seule, apeurée, avant qu'un Gentil Monsieur ne la découvre et ne la ramène dans un bercail.
Au début, elle boitait, sans doute choquée, et elle se cachait, terrorisée. Et puis, Môman, Nic et moi, nous avons commencer à la papouiller, la bichonner. Elle couinait pour un rien, la coquine.
Peu à peu, elle s'est apprivoisée, devenant la mascotte du lieu. « La Chiure », c'est l'idée de Nic. Et, ma foi, ça lui va bien. Quand nous retournerons à Tafoghalt, elle aura sans doute beaucoup grandi. Et comme elle avait pris de très mauvaises habitudes avec nous, genre squatter les coussins du salon... j'ai peur que ce ne se soit pas amélioré.

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Carbone, le bilan... carbone. Je ne suis pas trop outillée, mais un peu de bon sens tanchesque devrait faire l'affaire. Donc...
Bien sûr, je m'endors devant l'aquarium à image. Comme un alevin qui aurait besoin d'une petite musique douce pour occuper sa solitude nocturne. Mais je ne fais jamais chauffer mes aliments, ou si peu. Je manque peu de plats tous faits. Ça compense m'est avis.
D'accord, je suis copropriétaire d'un gros machin blanc qu'on appelle un quatre-quart, dans le marais. Ne pas confondre avec le gâteau du même nom. En l'occurrence, il s'agit d'un véhicule. Mais le gros machin, il ne circule pas dans la ville. Il est tout sale, on n'use pas d'eau pour le laver. Et puis, au lieu de prendre l'avion, on perd trois jours à se déplacer avec. Je vais pas en Homerdique pour mes vacances. Je vais pas de l'autre côté non plus, et encore moins au pays des barracudas. Alors, ça compense.
Je ne trie pas mes poubelles, vu que dans l'allée tout le monde s'en tape, mais je ne prends pas de bain. Je me contente d'un geyser matinal. Je fais la vaisselle à la main, et pas tous les jours, histoire de pas trop user de flotte (c'est pô vrai, c'est par flemme...). Je n'ai pas de sèche-fringues, je les étends, à l'ancienne, dans une coin.
J'ai pas de lampes basse tension, mais de toutes façons, je laisse juste une petite lampe le soir, dans mon antre à dodo. Je n'allume nulle part ailleurs.
Je vais au boulot à pied le plus souvent. Je ne bois pas de boisson maronnasse qui arrive tout droit de l'autre côté de l'atlantique. Je mange de la salade du marais, cultivée à proximité. Je vis dans une grande maison collective, parce que ce n'est pas possible d'avoir chacun sa maison cube, avec des meubles cubes, une piscine cube, une vie cube. Ya pas de place pour tout le monde, sinon. Ben voui.
Je n'achète jamais le dernier gadget technologique à la mode qui va bien. M'en fous d'avoir l'air ringarde avec un bigornophone déglingué.
C'est vrai que vouloir faire un rallye, ça pollue un chouilla. Mais moins sans doute qu'un jacuzzi, qu'un sauna en plein midi, que la consommation électrique d'une boîte de nuit un samedi soir, que le fait de prendre sa totomobile plutôt que les transports en commun, que d'avoir trois voitures, cinq ordinateurs, huit salles de bain, vingt cinq frigos, quand on est un couple.
Finalement, je ne culpabiliserai pas. Mais j'ai beaucoup cogité. Yep !
La Tanche, le 15 juin 2009

La petite phrase du jour
L'insolence aujourd'hui est le dernier des luxes.
Daniel Picouly

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C'était en mai, le soleil déjà dardait ses rayons quand les nuits apportaient une fraîcheur douce. Ce soir, moins étrange, moins étrangère, je regarde un documentaire sur la 5, qui parle du tourisme dans ce pays que j'aime tant. Ce Maroc de mon cœur, sauvage et doux à la fois, accueillant souvent, mystérieux parfois.

Maroc aux senteurs mélangées, aux couleurs foisonnantes...



Je regarde ce documentaire le cœur serré. En priant le Dieu, Allah, que jamais on ne fasse subir à cette terre ce que nos côtes, nos campagnes ont vécu. D'un mépris inhumain, l'argent a massacré les rivages, étêté les collines, bouleversé les habitudes, dénaturé les habitants. La bouillabaisse est devenue une arnaque. Que sera le tagine dans dix ans ?
Je pense souvent à ce titre de roman que je n'ai jamais lu : « Pleure, ô mon pays bien-aimé ».
Nous, la Blonde, l'Etrange garçon, et moi, nous aimerions construire quelque chose là-bas, sur cette terre de miel et d'olivier. Mais il faudra rester vigilant. Se fondre et partager. Gagner, certes, mais donner aussi. Donner autant que ce pays, qui quand il vous adopte, s'ouvre, généreux, humble, aimant.



Moi, là-bas, j'aimerais reposer de mon dernier sommeil.



Le diaporama de ce séjour là, cliquer sur la photo.


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Aux magazines féminins. Pendant longtemps. Au point que mes armoires n'abritaient que des piles de ces ouvrages, qui prenaient la poussière. Au début, l'addiction s'est installée par le biais de mon goût pour la cuisine, la décoration, le bricolage. Et la Tanche que je suis a commencé à guetter tout un tas de productions mensuelles. Fébrile, j'attendais que le kiosque m'offre ma matière à digérer.
J'ai consacré de sacrés budgets à cette curieuse « plus qu'habitude ». Il fallait que j'achète... Frimas, Pourcentage, Tarte et Démolitions, Le Marais de Marie-Chantale, Tanche-Déco, Antres et Morceaux... J'en oublie sans doute.
Mais, insensiblement, mon œil a glissé du point de tricot, au point d'astro. Et je me suis mise à me délecter des pages de rubriques qui dégoulinent de conseils aussi hétéroclites qu'insignifiants. Je me suis mise à éplucher les jours avec et les jours sans. A fantasmer sur les prédictions amoureuses de mes amours. A traquer le moindre indice de l'invention de la crème miracle à capitons, tueuse de comédons, mangeuse de jambon.
Quand j'ai pris conscience de cette terrible dépendance... j'ai entrepris une cure de désintoxication. Drastique. Je me suis interdit d'acheter le moindre bout de papier naviguant sur l'angoisse femelle, faisant son beurre du gras du dos, dirigeant les vies au fil de l'astro. J'ai concocté un plan d'attaque, remplaçant mon budget « achat magazines féminins », par « achat hebdos d'infos, mensuels de réflexion ».
Depuis, je suis envahie par tout un tas de revues, qui traînent de la tinette à la cuisinette. Le Coin, Le Modèle Occasionneur, Bobologie-Magazine, L'Exfesse, Défonce à pou, et j'en passe...
Comme quoi, être drogué, c'est une question de profil psychologique.
La Tanche, le 13 juin 2009

La petite phrase du jour
Dans le trafic d'idées, comme dans le trafic de drogue, on punit l'usager sans toucher au dealer !
Guy Bedos

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Bon, j'essaie. La tanche que je suis suit attentivement la suite de la fin des élections. C'est à dire les résultats. Entre les ceusses qui pavoisent et les ceusses qui larmoient, c'est pathétique. Parce que 60 % d'abstention, moi, ça me fait réfléchir. Qui a choisit d'aller glisser son enveloppe, qui a renoncé ? Ceux qui ne sont pas déplacé ont peut-être préféré voter « Federer »... Allez savoir... Et pis, si on fait les comptes des sièges, si on additionne, on contorsionne, on tronçonne ou soupçonne, si on coordonne, si on griffonne, si on pilonne ou qu'on tatillonne, si... Ben gauche/droite, c'est kif-kif cabillaud, avec, au milieu un requin orange qui doit gigoter d'aise en attendant de l'ouvrir à nouveau. Courtisé, qu'il va être le Malin, au quatre coin de Paris, façon puzzle qu'ils vont poser leurs pièces, les ennemis ! Ils connaissent pas Mérou ! Il va se gaver ! Et les pov'électeurs, eux, comment vont-ils tirer leurs alevins de la vase ? ça va cogiter dans les chaumières. Négocier peut-être ? Je t'échange un vote vert contre une heure de jardinage. Si tu veux que je vote bleu, va falloir passer par la joaillerie. Une gâterie : un vote.
Mais ce qui me fait le plus rigoler, c'est l'hypothétique hypothèse que peut-être, sur un coup de colère improvisé, il pourrait être possible d'envisager un début de commencement d'affectation de bulletins éventuels à la future et probable liste d'un encore inconnu rassembleur.
En tout cas, si j'ai pas trop perdu côté dénombrement, et si on prend les inscrits comme base...
NPA : 1.96 %
Front de gauche : 2.40 %
PS : 6.56 %
Europe écologie : 6.48 %
Modem : 3.36 %
UMP : 11.12 %
Libertas : 1.84 %
FN : 2.52 %
Tous les autres : 3.76 %
Et enfin : Front uni de l'abstention : 60 %

Ya pas de quoi chanter victoire ou désespérer ! Celui qui a gagné, c'est le jemenfoutisme, et celle qui a perdu, c'est la démocratie.
La Tanche, le 8 Juin 2009

La petite phrase du jour
L'élection encourage le charlatanisme.
Ernest Renan

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