Agatha Mary Clarissa Miller est née le 15 septembre 1890 dans une petite ville du Devon, d'un père américain et d'une mère anglaise. Et c'est bien parce qu'elle a épousé un certain monsieur Archibald Christie, dont elle conservera le nom après son divorce, qu'elle deviendra Agatha Christie.
Son talent, qui ne doit sans rien à Monsieur Christie, est celui d'inventer d'incroyables histoires où les personnages typiques nous sont proches, presque familiers. Entre cinéma, théâtre, livres, qui n'a jamais, de près ou de loin, croisé Madame Christie.
D'Hercule Poirot à Miss Marple, la collection de caractères s'enrichit au fil de ses romans.
Agatha Christie meurt en janvier 1976 , près d'Oxford. Elle suit de peu l'un de ses personnages fétiches, Hercule qu'elle avait occis en 1975 de sa plume alerte.
Une centaine d'ouvrages... probablement, je n'ai pas compté. Mais celui dont je veux parler, est atypique, il est situé dans l'Egypte ancienne. M. Max Mallowan (*), second époux, était archéologue, ce qui fait qu'Agatha disait :
« Comme j'ai bien fait d'épouser un archéologue : plus je vieillis, et plus il me trouve belle. »
Le livre
Elle est belle, Nofret, la nouvelle concubine d'Imothep. Elle a parfois des sourires cruels, des rires moqueurs, et cette sorte d'arrogance de celles dont la jeunesse ouvre toutes les portes. Elle a l'âge des enfants d'Imothep. Et puis Nofret meurt. Les enfants espèrent que le cœur de leur père leur revienne, mais un poison ronge la maison. Comme si un démon décidait de tout.
Je l'avoue, je suis inconditionnellement une groupie d'Agatha. J'ai avalé tous les romans que j'ai trouvé, passant des heures le nez plongé dans les crimes et l'ambiance « so british » des atmosphères qu'elle savait si bien camper. Mais ce roman là, atypique, dont le ton oriental est comme une petite musique lancinante, et bien je l'aime entre tous. Ce n'est sûrement pas le meilleur, mais il est différent.
L'extrait
Cette nuit là, Renisenb fit un rêve.
Elle était avec Khay, voguant avec lui sur la barque de la Mort, au royaume des Ombres. Khay était debout et elle le voyait de dos. Comme l'aube approchait, il tourna la tête et elle s'aperçut que ce n'était pas Khay, mais Kameni. Presque au même instant la tête de serpent qui se trouvait à la proue de la barque se mit à s'agiter et à prendre vie. Elle vit que c'était une vipère et pensa : « C'est le serpent qui se glisse dans les tombeaux pour manger les âmes des morts ! ». La peur la paralysait. Elle découvrit alors que le serpent avait le visage de Nofret. Elle cria : « Nofret ! Nofret ! » et s'eveilla.
Allongée, le cœur battant, elle se répétait qu'il s'agissait d'un rêve, qu'il n'y avait rien de réel dans tout cela. Et soudain elle s'avisa d'une chose : Nofret, c'était ce mot que Sobek ne cessait de murmurer entre ses dents, hier, tandis qu'il s'acharnait sur le serpent qu'il venait de tuer...
Vous fûtes plusieurs... 3 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Mon ange des bibliothèques - Communauté : La gazette des blogs















Vos murmures...