...

Vous êtes  4 baladin(s) à picorer mes murmures.


Aperçu des titres de mes playlistes, aujourd'hui...
Il y a des moments, la tanche que je suis est muette comme une carpe, elle gît sur le dos comme un gardon mort, elle a autant d'à propos qu'un gobie dégommé...
La parole est à ceux qui pensent, qui créent, qui racontent, qui témoignent.
La Tanche, le 8 juin 2009

Il n'y aura pas de petite phrase du jour, mais plutôt...

20% des hommes consomment
80% des ressources de la planète.

Les dépenses militaires mondiales
sont 12 fois plus élevées que l'aide
au développement.

5000 personnes meurent chaque jour
à cause de l'eau insalubre.
1 milliard d'hommes n'ont pas
accès à l'eau potable.

1 milliard de personnes ont faim.

Plus de 50% des céréales commercialisées
dans le monde sont destinées à l'élevage
et aux agrocarburants.

40% des terres cultivables sont dégradées.

13 millions d'hectares de forêt disparaissent chaque année.

Un mammifère sur 4, un oiseau sur 8,
un amphibien sur 3 sont menacés d'extinction.
Les espèces s'éteignent à un rythme
1000 fois supérieur au rythme naturel.

Les trois-quarts des ressources de pêche
sont épuisés, en déclin ou sur le point de l'être.

La température moyenne des 15 dernière années
a été la plus élevée jamais enregistrée.

La banquise a perdue 40%
de son épaisseur en 40 ans.

Il pourrait y avoir 200 millions
de réfugiés climatique avant 2050.



Pour regarder "HOME", le film de Yann-Arthus Bertrand, cliquer sur l'image

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Mais pas par conviction. Dans ce marais bruissant, où un regrettable accident est élevé au panthéon du drame transocéanique, où le comédon qui défigure quelque étoile de mer devient un incident diplomatique, j'ai voté pour plein de raisons.
J'ai voté parce que chaque fois que je m'abstiendrai, je ferai le lit de quelque poisson prédateur, fossoyeur des libertés.
J'ai voté parce ce n'est pas un devoir, mais un droit, et que chaque fois qu'on n'exerce pas un droit, il finit par disparaître, jeté aux oubliettes comme une peau de raie abandonnée.
J'ai voté parce que j'appartiens à la tribu des tanches européennes, que j'ai rêvé, enfant, d'être une tanche de toutes les mers du monde. Il existe tant de lagons où le poisson ne peut pas dépasser sa barrière de corail, où il ne peut ni dire, ni penser, et encore moins écrire.
J'ai voté parce que c'est un réflexe grégaire, inscrit génétiquement dans mon adn, par un grand-père qui a pris le risque de mourir au nom de ses convictions. Et ça marque.
J'ai voté parce que ça me permet de l'ouvrir, dans les soupers en ville. Que je ne veux pas être une sardine qui critique tout et tout le monde, sans avoir exprimé le moindre choix. Tu choisis pas, tu fermes ton clapet et tu subis.
J'ai voté parce que, dans mon marais, l'élément femelle ne peut prendre officiellement parti que depuis une soixantaine d'années. C'est pas beaucoup.
Mais, purin ! Que ce fut difficile de mettre un bulletin dans l'enveloppe. J'ai voté contre truc, contre muche, contre machin, contre bidule, contre chose, contre l'autre, contre son voisin, contre le grand, contre le petit, contre le bavard, contre le bègue, contre le silencieux, contre le brillant, contre le terne, contre l'agressif, contre le mou, contre le rêveur, contre l'idéaliste, contre le pragmatique, contre le sordide, contre le blond, contre le brun, contre le roux, contre l'enrobé, contre le maigrichon, contre le poisson congelé, contre celui de l'aquarium du haut, contre celui de la pisciculture, contre le saumon de ferme, contre le bar de ligne, contre l'anguille de marais. Bref, j'ai voté contre.
Et ça j'aime pas, ça me pose un problème philosophique. Etre dans le rejet plutôt que dans l'enthousiasme d'un projet intelligent.
La Tanche, le 7 juin 2009

La petit phrase du jour
L'ennui avec les politiciens, c'est qu'on croit faire leur caricature, alors qu'on fait leur portrait.
Sennep

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Le conteur, en refermant le manuscrit où s'étalait cette histoire incompréhensible, sortit jusqu'à la taverne la plus proche. Puis, prenant son courage à deux mains, surtout la droite, se remis à écrire ce qu'il avait coutume d'écrire.
Mais, le lendemain matin, Jolie et Nichon étaient de retour entre ses lignes. Et chaque jour qui suivit était du même acabit. C'est pour cela que, en l'an de grâce 1678, ce conteur de cinquante ans, un peu décati, déplumé, traînait ses guêtres le long de la seine en sirotant un mauvais vin. Il était triste, le conteur. Il cherchait la gitane.
La nuit tombait quand il la trouva, qui faisait sa petite lessive dans une crique. Il se posa à côté d'elle, sans mot dire, juste en la regardant, d'une mine de conteur battu.
La femme eut un sourire mystérieux. Elle bafouilla, lâchant au passage de pestilentiels effluves : « D'accord, je lève le mauvais sort... Mais, remembre toi... il y a toujours quelque chose à tirer d'une expérience mauvaise. Lis et relis cette histoire abracadabrante, tu en feras sans doute bon usage».




De pie en pie c'est vache.

Epis loque

Notre chieur d'encre, brida sa copie où était torché ce micmac loufdingue qu'on vient de vous bonnir.
Il se démurgea pour picoler à la piolle, qu'était à trois pets de gernouille de sa carrée.
Avec ses pognes de minet, plutôt celle à palucher, il commença à tartiner sur son babillard ses histoires de fiottes pour enfants de cœur.
Mais non de d'là, après l'passage de la luisante, la tête en compteur à gaz, non sans s'être raboter le sifflet avec le cahoua du mat', il repiquait, la Mignonne et la Nichon, elles s'étaient encore données rencards dans son scribouille.
Mignonne et Nichon commençaient à lui prendre le choux, au point que dans sa tronche, ça devenait Nichetonne et Micheton, l'avait le cervelas qui commençait à danser la koukaratcha.
Le mec d'y a un paquet d'années - zieute the lesson number one - c'tait ce gonze, cinquante piges au compteur, l'avait une gueule qui foutais les pétoches à Dracula, tellement qu'il était blanc que c'était la disette assurée pour amateur de raisiné.
L'était pas choucard, un rien torché, il se baguenaudait, en moulinant solo, le long de la Seine. Il racolait, cherchant la Maléfique.
Quand la sorgue montra ses arpions, il la mira enfin, Elle, la Maléfique. Elle saboulait sa culbute tout à trou-trou, dans la flotte merdasse de la Seine.
Il posa ses miches à côté d'Elle, il la mirait avec une tête à caler les roues d'un corbillard. Le bourdon de Notre Dame, il y vit même de la concurrence déloyale, et s'mit à clocher.
Elle eut une risette type mystère, l'avait due se babiller « les mystères de Paname » de Victor. Dans un bafouillage type les égouts sont de service, Elle accoucha enfin « Ok ! mon puceau, j't délies la quenouille....pic..poc...tataf..pifou..pifou remembre toi...crac...craquette brûlez comme allumettes Nichon, Mignonne »
Elle mis un plus « De ce mic mac tu peux faire la pige à bien des mecs qui pètent plus haut que leur cul lis et relis s't'embrouille, ça te fera gamberger le ciboulot »

 

Fin du fin


En tout cas... Merci à ce cher Promeneur qui a écrit, en voix off, cette remarquable traduction.
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Quand à la Nichon, elle se fit tant haïr, surtout à cause des petites boîtes qui faisaient un potin d'enfer chaque nuit, que sa propre mère la chassa de chez elle. La vieille aurait pu supporter les crapauds, en fricassée, les vipères, pour revendre le venin, mais les sonneries stridentes des choses inconnues, c'était au dessus de ses forces. Il faut dire que la Fée avait été, pour le coup, une fée chipie. La sonnerie stridulait dans toutes les gammes, le fameux morceau concertino pour flûte et farfeluth, en lala majeur de Stradivariusufruit, « T'as les fesses qui tombent, Pénélope ».
La malheureuse Nichon, après avoir erré sans trouver personne qui voulût la recevoir, alla s'asseoir au coin d'un bois. C'est là qu'un immense gaillard, barbu, antipathique, et sentant le cadavre, la trouva. Comme il se cherchait une servante discrète pour tenir sa maison, où se déroulaient des soirées bien peu morales, il lui proposa le poste. Eperdue de gratitude, la Nichon accepta. Elle regretterait plus tard, notamment lorsque les fiancées du bonhomme l'interpelleraient d'un « Nichon, ma sœur Nichon, ne vois tu rien venir ? », avant de disparaître mystérieusement dans une pièce toujours close.
L'histoire ne dit pas ce que devint la vieille mère. Mais le fiston rouquin, lui, embrassant une carrière de punk avant l'heure, se fit une superbe iroquoise, que les voisins, ignorant le mot, nommaient houppe. Après moultes combats héroïques, il resta connu dans l'histoire sous le nom de Rouquet à la Houppe.

Fin



L'épilogue... demain peut-être.

La Nichon, on pouvait plus la blairer.
Elle avait bien essayée de tapiner, l'avais transformé la cahute de la dabuche en clandé.
Une petite travailleuse à domicile, mais en temps que clandestine c'était un peu rappé à chaque foi qu'elle bâillait, une flopée de bigorneau s'explosaient en bastringue, et les mecs se tiraient croyant que c'était leur régulière qui les gâfait.
A c't'heure c'était la crise, la vieille la trouvait amère, se retrouver maquerelle, oui ! Mais se taper le ramdam des binious, qui gueulaient des tututs du genre "tiens voilà du boudin pour ta tartifflette", ça la crispait sec.
Se taper les gernouilles et les flutiots gigotants, les flutiots, elle aimait bien la vioc, on pouvait se faire reluire, et les gernouilles ça sautent et ça lui regambergeait ses emballements.
Elle eut ras la cacahouète du boucan et envoya se faire foutre la Nichon.
Le cul sur une dure, la Nichon l'avait le bleu à l'âme et la minette en deuil. Un barbeau passait par là, il puait la charogne à tuer les mouches en vol, cherchait une cendrillon.
La gourdasse fut bien contente de retrouver un chouard, même avec des morbacs, ils se mirent à la colle et eurent plein de sms. Sûr quant elle devint lanterne, elle avait dans le nez les frangines qui la débinaient " et Nichon ton avant scène se fait la malle, va falloir monter des échafaudages ! ".
Elle disparue un jour, trop de monde au balcon, tout s'effondra.
La dabuche finit par calancher, un jour d'été ouceque le diable y s'faisait la cuisine sur la terre, ça brûlait tellement que les viocs y zétaient tout sec, le sous grand dabuche de c't'époque avait un blaze que c'était à pavillonner " Taratsoin tsoin". Mais c'était misère pour la vioc, on chiale un coup, on n'est pas mauvais chrétien.
Le Rouquinos i d'vient musicos, i s'peinture les tifs, fait des gutes  sur des montants. Battait souvent la muraille, murgé comme un coing.
Il faisait du gras avec son bastringue, fauchait aussi, avait un beau gaing. Comme y soiffait beaucoup, bourrait tout autant qui se faisait du blé, son alias c'était Gaing se Bourre.
Sa niasse vous le chouinera i destestait pas les anglais.

the end

Honni soit qui mal y pense
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Dans mon marais, hier, un sous-marin s'est abîmé au fin fond d'une faille, pour une raison que la science ignore encore. C'est extrêmement triste et dramatique. 300 poissons de toutes les espèces ont trouvé la mort dans l'accident. Cependant, cependant... Après deux jours de buzz médiatique autour de l'accident, un certain malaise s'installe en moi. Et je suis perplexe. La tanche que je suis commence à se poser des questions un peu farfelues... Jugez plutôt :

Combien de bus de mer, offerts par quelque bienfaiteur occidental, inapte à circuler dans nos rues, mais bien suffisant pour des populations moins nanties, combien, donc, de ces bus, finissent leur vie chaque jour, dans un ravin avec leur cargaison ?
Combien d'alevins meurent chaque jour parce qu'ils n'ont pas de plancton à becter ou d'eau douce à boire ?
Combien de mamans poissons meurent d'une maladie inoffensive sous nos latitudes, parce qu'elles n'ont pas les sous pour les médicaments ?
Combien de jeunes loups de mer meurent au combat chaque jour pour une injuste cause, à tout le moins liée aux intérêts très privés de quelques uns ?

Bien loin de moi l'idée de nier la douleur des familles concernées. Bien loin de moi l'idée de mépriser la nécessaire assistance dont ils ont besoin. Ce qui me gêne, c'est la rapacité des médias à faire leur chou gras de ce drame... Des flash d'infos à chaque changement de programme. Des journaux télévisés consacrés presque entièrement à cet accident, reléguant les grands problèmes du monde à l'anecdote. Des bandes annonces défilant au bas de l'écran... J'appelle cela de l'indécence.
Nictoplasme Razratis compatit. En cela, il imite son ami Mildioux Merluscampi, qui avait optimisé son tremblement de terre, à des fins médiatiques, en avril dernier.
Auront-ils l'ironie de nous passer, pour la nième fois, l'inénarrable, mais non moins rigolo « Ya-t-il un pilote dans l'avion ». Après tout, il faut faire de l'audience !
Je sais, je suis odieuse. Mais quand même, ce marais est bizarre, et me laisse un goût amer dans le fond de la gorge.
La Tanche, le 2 juin 2009

La petite phrase du jour
L'affliction ne guérit pas le mal.
Proverbe français

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La mère, furibonde, interpella la souillon magnifique, occupée à ramasser des cendres. « La gueuse, as-tu vu ma fille ? Il faut que je l'entretienne un peu vertement d'un soucis qu'elle me cause. ». « Madame, je ne pourrais vous répondre du lieu qui l'accueille tout à l'heure. Mais je l'ai aperçue qui courrait vers le bosquet du Sel au Boa Normand. Elle semblait apeurée, la pauvrette. Elle avait ôté ses sabots et je crois qu'elle pleurait. D'ailleurs, elle a laissé, tout au long de son chemin, de drôles de galettes dorées, qui gisent et brillent au soleil ». La mère, goûteuse et boiteuse, ne se sentit pas le courage d'aller chatouiller la foret malégique, dont l'histoire du nom se perdait dans la nuit des temps, afin de fracasser sa Jolie de fille. Elle corrigea cependant, de quelques claques, la souillon magnifique, pour défouler son injuste hargne.
La Jolie cavalait à perdre haleine, comme une pouliche affolée. Le fils du Roi qui revenait de la chasse la rencontra et la voyant si belle, lui demanda ce qu'elle faisait là toute seule et ce qu'elle avait à pleurer.
« Hélas ! Monsieur, c'est ma mère qui m'a chassée du logis. ». Le fils du Roi, qui vit sortir de sa bouche cinq ou six Perles, et autant de Diamants, sans compter les dévédés, la pria de lui dire d'où cela lui venait. Elle lui conta toute son aventure. Les hommes étant ce qu'ils sont, facilement aveuglés par un frais minois et intrigués par une technologie nouvelle, le fils du Roi en devint amoureux, l'emmena au Palais du Roi son père, où il l'épousa.



La suite... demain, peut-être.

La mégère furax, tortilla sa moustache et éructa à la bath de souillon qui cul par dessus fesses baleuzait les lusquines.
- « Hola ! gueuse à crapaud, as tu vu ma môme, la gironde, la Mignonne, faut qu'jui cause, el'm'prend le choux, oh ! t'as t'y un barillet dans le cul pour point l'ouvrir ? »
La souillon qui jouait des castagnettes et claquait des ratiches - un dzim-boum-boum c't'niasse - lui jacte :
- « M'âme, el's'cavalait fissa, en chignant, couinant, sur le tirou qui mène au sabri du Sel au Boa Normand, j'crois qu'elle avait les chocottes, l'avait laissé ces trottinets, et l'était en bottes molles. Sur l'trimin, l'a largué des langues de chat qui t'pétillent dans les mirettes, comme le champe des bourges »
La mégère qu'était un rien déjetée, l'avait pas envie de se casser le fion à cavaler après la Mignonne, même pour lui foutre une dégelée, elle avait les foies dans c'te sabri, on disait qu'il était guigneux. Elle balança quelques tartes à la souillon. L'était à l'envers avait besoin de se remettre à l'endroit, avait les abeilles quoa, et encore quelques coup de savates pour se détriver, et se tira.
La Mignonne cavalait comme un bourrin, qu'aurait des bourdons aux miches. V'l'a t-y pas qu'elle tombe nez dessus sur le padichah du grand dabe. I veut s'rencarder :
- « Et belle gonzesse, queque tu fouts là seulette à chasser des reluits ? »
Il la reluqua, elle schlinguait pas des arpions et elle était chouquette, une vrai balle d'amour.
La Mignonne dégoisa son boniment :
- « Ma dauche m'a foutu pelle au cul »
Dit-elle en couinant et renardant des broquilles, diams, et dvd ; et elle lui bonni son chopin.
Les mecs, i d'viennent miro d'vant les dvd, les trucs en tec-toc, et les jeunettes, ils ont envie de donner dans la fillette. Le padichah il devient toqué de la minotte, complètement fondu, il la balance sur son cagne, l'enmène au pipet du grand dabe, pour la marida vite fait.

A suivre

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Ce n'es pas si souvent que je publie un texte qui n'est pas de moi. Mais ce poème là, celui qui suit, m'a été envoyé par un ami cher à mon cœur. Je trouve qu'il parle vrai ce texte, qu'il résonne en moi, sans raisonner. Alors, j'avais envie de le partager.


Quand je te demande de m'écouter
et que tu commences à me donner des conseils,
tu n'as pas fait ce que je te demandais.

Quand je te demande de m'écouter
et que tu commences à me dire pourquoi je ne devrais pas ressentir cela,
tu bafoues mes sentiments.

Quand je te demande de m'écouter
et que tu sens que tu dois faire quelque chose pour résoudre mon problème,
tu m'as fait défaut, aussi étrange que cela puisse paraître.
 

Ecoute, tout ce que je te demande, c'est que tu m'écoutes.
Non que tu parles ou que tu fasses quelque chose :
je te demande uniquement de m'écouter.
Les conseils sont bon marché,
pour six francs, j'aurai dans le même journal
le courrier du cœur et mon horoscope.
 

Je veux agir par moi-même, je ne suis pas impuissant,
peut-être un peu découragé ou hésitant,
mais non impotent.

Quand tu fais quelque chose pour moi,
que je peux et ai besoin de faire moi-même,
tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation.

Mais quand tu acceptes comme un simple fait
que je ressens ce que je ressens (peu importe la rationalité)
je peux arrêter de te convaincre,
et je peux essayer de commencer à comprendre
ce qu'il y a derrière ces sentiments irrationnels.
 

Lorsque c'est clair, les réponses deviennent évidentes
et je n'ai pas besoin de conseils.
Les sentiments irrationnels deviennent intelligibles
quand nous comprenons ce qu'il y a derrière.
 

Peut-être est-ce pour cela que la prière marche, parfois,
pour quelques personnes, car Dieu est muet.
Il ou elle ne donne pas de conseils.
Il ou elle n'essaye pas d'arranger les choses.
Ils écoutent simplement et te laissent résoudre le problème toi-même.
 

Alors, s'il te plaît, écoute et entends-moi.
Et si tu veux parler, attends juste un instant et je t'écouterai.

Auteur anonyme indien



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-Vous n'êtes guère honnête, ni sympathique, reprit la Fée, sans se mettre en colère. Hé bien ! Puisque vous êtes si peu obligeante, je vais vous gratifier d'un don. »
Là-dessus, la Fée se transforma en vieille jeune peau d'âne en robe de soleil et chaperon rouge. Elle extirpa son calepin à don de son pochon et le compulsa attentivement. « Voilà ce que je veux, qu'à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un serpent ou un crapaud."
D'abord que sa mère l'aperçut, elle lui cria : "Hé bien, ma fille ! - Hé bien, ma mère ! lui répondit la brutale, en jetant deux vipères, deux crapauds, et une drôle de chose avec des touches numérotées. C'était un téléphone portable, mais, à l'époque, l'idée même que l'on puisse se parler à distance, relevait de l'hérésie et du bûcher. Encore une fois, la Fée de la fontaine avait précipité son incantation. Mais ce n'était plus à cause d'une avidité de crêpe. Elle avait juste envie de se tirer rapidement de devant la face de la Nichon, qui heurtait son sens de l'esthétique.
« Ô ciel ! s'écria la mère, que vois-je là ? C'est sa sœur qui en est cause, elle me le paiera".
La Mère était dans une telle rage, qu'elle se trompa de château. Elle débarqua dans une cuisine, qui ressemblait à la sienne, où une souillon magnifique tentait de cacher une jolie petite pantoufle de vair. Pas de verre. De verre, elle aurait bu le champagne dedans. De vair, espère de fourrure douce. La souillon mignonne était l'amie de Jolie. En effet, elles avaient en commun d'avoir une mère pour l'une, une belle-mère pour l'autre, fort désagréables, injustes, et, surtout, particulièrement stupides.



La suite... demain, peut-être.

La "Fée" qui voulait pas monter à l'échelle, lui balance :

- " T'es guère un fille à sentiments et point chic, tu serais plutôt tocasson, mais j'm'en va t'affranchir "

PIf-Paf pouf pifou...

V'la t'y qu'elle reprend sa plette de bourrichon emboucanée, mais tiens le pavé avec son galurin raisinné.

Elle sort son carnet à souches, celui des embrouilles, qu'était dans ses fouilles, elle trifouille, retrifouille, cherchant pour s't'endouille un truc bien enquiquinant. Après un brin de remue méninge, voilà qu'elle trouve queque chose de bien relou :

- " Tic toc tac brr brr ...de ta gargouenne à chaque fois que tu vas jabiner, tic toc tac, tu vidangeras guernouilles, flûtes gigotantes et couetera et couette erra, pifou, pifou."

La Nichon renquille vite fait chez sa baronne qui jaspine :

- " Eh ! bien petiote"

- " Voui ma dabuche"

Plouf ! Voilà que la Nichon gerbe, guernouilles, flûtes gigotantes avec le drelin-drelin, et même un bigorno, mais que ça compte pas vu qu'il existe pas dans le siècle que l'on cause. C'est pour du beurre quoa !

Bon là c'est un sacré mic mac, accroches toi jannot !

La dabuche : " C'est ta frangine, qu'à c't'heure elle t'a porté la guigne, on va rendre la sauce, non de d'là !", sur ce, elle soulève sa traineuse et coure comme follingue, au piget.
Mais se goure la vioque, c'est point le bon piget, cui-ci ressemblait au château des rentiers, elle tombe dans la cuistance et que tout ça c'était pareil au même que dans sa carrée.

- "!?!?" qu'elle dit dans son cerveau las

Près de la cambuse y avait un loupiote toute guenillon, mais qu'était gironde comme un département, avec des ripatons menus, mignons dans des godasses en vair - si t'entraves pas voir plus haut chez la bourgeoise - mais je vais te dégourdir, le vair c'est du persil de fleur de Marie.

La loupiotte était la copine de la Jolie=la Mignonne - tu piges ? - Les deux avaient une dabuche et un cauchemar qu'étaient aussi garces, chipies et tocardes l'une que l'autre.

A suivre

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L'autre jour, le jour où j'ai découvert toute mon incurie en matière de strings, j'avais un rendez-vous important dans la ville d'Entre Deux Mottes à l'autre bout du marais. C'était pour présenter l'activité de l'usine d'emballage de perles, et les perspectives, en matière de création de tendances (crème de perle, poudre de perle et pingouin, perle sculptée, ...). Je connais cette citée d'Entre Deux Mottes, elle est incompréhensible pour la tanche que je suis. Jamais je n'ai réussi à trouver une adresse sans me perdre allègrement, sans rallonger mon itinéraire d'au moins un quart de la moitié de l'équivalent d'un chemin de ronde. Au point que, même munie d'une carte, je prends l'heure nécessaire à me désengluer des dédales de la maudite ville. Mon amie Poissonne, férue de technologie, équipée on ne peut mieux, m'a offert une petite boite avec un joli écran, où l'on peut choisir le gentil conseiller qui vous susurrera d'une voix suave, celle de Patriste ou Farmoise, la juste direction. C'est une Pome-Pome, la boiboîte.
Me voilà, guillerette, équipée, au volant de mon hippocampe à moteur, en route vers mon rendez-vous. Patriste m'accompagne. « Prendre le rond-point, puis deuxième sortie. Prenez la sortie ». « Prenez l'automoule ». Ta gueule Patriste ! pour le moment, je connais...
Et je connaissais si bien que, dans mon arrogance de tanche ignare, j'avais programmé mon adresse comme adresse de rendez-vous. Euh ! Je ne l'avais pas fait intentionnellement, tout de même.
Bref, à peine arrivée à Entre Deux Mottes, le Patriste me harcelait pour me renvoyer d'où je venais. Et je hurlais : « Purin ! Patriste, j'en viens ! ». « Faites demi tour dès que possible ». « Faites demi tour dès que possible ». « Faites demi tour dès que possible ».
Désespérée, j'ai fini par appeler Poissonne pour qu'elle me radio-guide. Heureusement que j'avais prévu mon heure de déroute habituelle.
La Tanche, le 31 mai 2009

La petite phrase du jour
Les hommes mettent dans leur voiture autant d'amour-propre que d'essence.
Pierre Daninos
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Le matou, matois, mata la mauvaise en la marquant d'un coup de mimine. Acérée la mimine. Du genre qui laisse de longs sillons sanguinolents le long d'un mollet délicat. Pour la peine, la Nichon étant du genre cuirassée, l'attaque ne laissa qu'une esquisse dans son cuir. Du cuir assez, le minou s'en retourna à sa cueillette rocailleuse. Et la Mauvaise approchait la fontaine merveilleuse.
La Fée avait deviné la manœuvre. Bien que repue de crêpes, ayant englouti au fur et à mesure qu'elle les cuisait, les galettes délicieuses, elle s'en retourna au lieu de la rencontre. C'est bien connu, les fées se complaisent à changer d'apparence auprès des points d'eau.
Ce coup ci, la coquine tapa dans son répertoire juvénile. Elle prit l'allure d'une fillette, toute de rouge vêtue, qui tenait un grand panier d'où fleurait une odeur délicieuse. Celle de la confiture de grand-mère et de la crêpe fraîche. Elle portait un mignon chaperon rond vermillon. Elle s'approcha du lieu du rendez-vous en sautillant, de petits bonds joyeux, comme un électron qui change de couche.
Et elle s'adressa à la Nichon : « Dame, ma Dame, je vais chez ma mère-grand. J'ai besoin d'un peu d'eau pour faire une pâte brisée, où coucher ces jolies pommes qui dorment dans mon panier. Dame, ma Dame, versez dedans ma coupette quelques larmichettes tirées de votre aiguière... ».
La réponse de la Nichon fut sans appel : « Laisse là ta demande. Où je t'estourbis d'une volée de bois vert que ton père ne renierait pas, à te voir ainsi minauder, seule, dans une forêt hostile. ».



La suite... demain, peut-être.

Le griffard, se dit que s'attaquer à ses bijoux de famille, c'était un rien sacrilège, d'un coup de sa patoche il la marqua mauvais.
La pouffe avait le raisiné qui dégoulinait le long de sa guibole choucarde.
Mais c'était une dure à cuire, pas une mauviette, rien d'une guimauve, le griffon le senti, avec les noisettes ratatinées comme blé chez le gripis, il avait pas envie de se faire repasser le cuir.
Il renauda un peu, écrasa le coup, repris ses dures, et fila sur le tirou en serrant du cul pour ne rien perdre.
La Nichon commençais à brûler, y avait comme du frichbi, ses miches étaient pas à la noce, du bastringue comme quand t'as lâché les écluses dans l'absolution.
"La Fée", qu'était pas la dernière des empaillées, flairait l'embrouilleuse, avait pitanchée comme une ogresse ses langues de chat à s'en faire péter la sous ventrière.
Elle fit tourner son ciboulot plein gaz et se maquilla en petite mistonne avec un bagda et un caloquet rouquinos, mit confiote et langues de chat dans son bastringue qui schlinguais comme riolle. Les zoziaux y prenaient leurs pieds tellement c'était choucard, montaient en vrille dans le tapi bleu pour dégringoler en rase chignon sur la minotte .
Elle cavala comme une sauterelle en délire pour se retrouver nez à nez avec la Nichon. Elle lui bonni sa salade.
- " Ma poulette, j'm'en va chez ma gran'-dabe, tu peux m'refiler une lichette de ta flotte pour faire un massepain fissa à ma grand-dabuche ?"
La Nichon y répondit comme une pestouille
- " Oh la mioche, tu vas me les lâcher, où je fout mon pieds au derche, queque tu fais dans c'te cidadelle, retourne chez ton dabe, t'sais point qu'ici c'est le jardin des bucoliques ? Tu veux te faire défriser la chicorée ?"

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