Je ne me suis pas exprimée, ou alors en filigrane… Et la lecture des « Nouveaux cons », pour sa partie « blogueur » m’a dissuadée d’avoir un avis arrêté… De plus,
au tout début de « l’affaire », il me semblait qu’il fallait laisser l’enquête dire le vrai, tout en respectant la dignité des deux protagonistes. Ce qui n’a pas été le cas. Mais j’ai quand même
un avis, le contraire eût été étonnant.
Il me semble que nous nageons dans une mare nauséabonde. Et j’en ai plus qu’assez de cette histoire, d’ailleurs je ne dois
pas être la seule.
N’empêche, ce triste fait divers, aura mis en lumière la laideur de l’humain, quand il est obnubilé par le pouvoir,
l’argent, voire les deux. Et je ne parle pas de DSK.
La parole est puissante, elle devrait être mesurée. Rien n’a été de l’ordre de la tempérance dans ces épiques épisodes, on
aura vu…
…Des associations de féministes castratrices qui ont déversé leur hargne contre une bonne moitié de l’humanité, celle qui
est équipée d’un pénis,
…Des journaleux, parce que le titre de journaliste, ils ne le méritent plus, aller remuer la mélasse dans des fonds de
poubelles afin d’enfoncer un peu plus un homme, en considérant que toute cette pourriture était de l’information,
…Une midinette, à peine écrivaine, en dette de reconnaissance, surfer sur l’aubaine,
…Des avocats, tous assoiffés d’espèces, surtout sonnantes, se déchirer et se ridiculiser afin de faire fructifier leur
talent d’orateur,
... Des défenseurs de l'accusé sombrer dans le même délire verbal, utiliser l'insulte avec une prestance digne de
l'accusation,
…Et, le pire, nos politiques se saisir de l’opportunité avec un opportunisme dégoûtant.
J’en passe.
Maintenant, ce qu’on peut mettre au débit de DSK, c’est une forme d’inconscience, incongrue pour un homme de cette
envergure. Ce qu’on peut déplorer, c’est qu’on ait le droit, dans ce monde, de broyer des individus sur la seule parole d’une menteuse. Je peux le dire que la femme de chambre est une menteuse,
puisque la chose est jugée. Avant, je le pensais, mais je ne me serais pas permis, en dehors de mon premier cercle.
J’ai détesté les positions de plusieurs personnes, durant ces trois mois : ces femmes qui considèrent que l’homme est un
violeur, puisqu'une femme l’a dit… Comme la parole des enfants, on se souvient d’Outreau, la parole de la femme doit être évaluée, pesée, recoupée avec des faits. Mais rien ne pourra faire
changer d’avis ces amazones d’une ère nouvelle.
Je n’aime pas tous ceux qui considèrent que, puisque DSK est relaxé, alors la vérité n’est pas dite… Tous ceux-là ne sont
pas des démocrates et ne respectent pas l’idée de justice. Si la loi est dite, alors la vérité aussi. En ne pensant pas de cette manière-là, on alimente les rumeurs de complots, l’envie de la
vengeance.
Maintenant, le pire, c’est celui-là, qui se fout de sa cliente, qui ne cherche que la notoriété de son cabinet, et à
remplir son porte-monnaie. Je n’oserai pas dire que c’est une merde, mais si je pouvais, je le dirais. Voilà qu’il va porter ses pénates sur notre sol. C’est pas joli ! C’est pas joli d’aller
fouiner pour achever une entreprise de mise en charpie, d’aller chercher des témoins, qui seront, forcément peu crédibles puisqu’ils ne s’étaient jamais exprimés jusque-là. Il y a un mot… La
curée. Mais c’est pour sa cliente que sonnera l’hallali.

Et même si DSK est un séducteur, et même si Mme Sinclair s’en accommode, les compétences de cet homme sont utiles au monde.
Qui sommes-nous, pour juger ? Avons-nous le droit de dire le privé de l’homme public ? Pour ma part, je ne crois pas. Une société puritaine et coincée à l’américaine ne me convient pas. Question
de goût. J’aurais pu aimer un homme volage, la fidélité physique n’étant pas, à mes yeux, quelque chose de fondamental…
Nous avons le devoir de réfléchir au futur de l’humanité, d’élire les meilleurs d’entre nous. En accord avec notre âme et
selon notre conscience. Et il y a du boulot.
Point.
Vos murmures...