… et des images. Alors que je croyais cette île presque uniquement de bleu enjolivée, voilà qu’un mur rouge, qui ressemble à du tadelack, vient briser mon horizon. Évidemment, j’ai (un peu) bricolé la photo, afin d’accroître le contraste, afin que les couleurs, les textures ravivent mes souvenirs, quand je les contemplerai dans les frimas d’un hiver.

 

contraste

… et des coquillages. À toutes les sauces. Qu’on ramasse sur la plage, ou que le bistrotier vous offre quand vous dégustez une glace à sa terrasse. Jolie coutume que ce petit cadeau pour les dames, une coquille qui me rappelle les roudoudous de mon enfance. Comme ceux qui nous niquaient les dents, disait Renaud.

 

détail1

… et des mirages. La surprise ! Manger chez Obélix… C’est presque une gauloiserie. Manger bien, en plus, le souvlaki ou la salade grecque. Une des choses qui m’a le plus étonnée, c’est la taille de la part de féta dans la salade. Pfiou ! Une tranche aussi dodue que celle qu’on trouve, sous cellophane, dans nos étals.

 

détail3

… et des ramages. Ou comment attirer le chaland par une enseigne audacieuse…

 

enseigne2

Le détail éclaire ma curiosité de promeneuse. Il en dit souvent bien plus que ce qu’on peut lire dans les livres d’histoire ou les road-book pour touristes babas. C’est l’épice qui fait du plat une œuvre d’art.



L'album de cette semaine à Santorin

cliquer sur la photo...


bob l'éponge

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 3 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Grèce
Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 21:47

Je ne me suis pas exprimée, ou alors en filigrane… Et la lecture des «  Nouveaux cons », pour sa partie « blogueur » m’a dissuadée d’avoir un avis arrêté… De plus, au tout début de « l’affaire », il me semblait qu’il fallait laisser l’enquête dire le vrai, tout en respectant la dignité des deux protagonistes. Ce qui n’a pas été le cas. Mais j’ai quand même un avis, le contraire eût été étonnant.

Il me semble que nous nageons dans une mare nauséabonde. Et j’en ai plus qu’assez de cette histoire, d’ailleurs je ne dois pas être la seule.

N’empêche, ce triste fait divers, aura mis en lumière la laideur de l’humain, quand il est obnubilé par le pouvoir, l’argent, voire les deux. Et je ne parle pas de DSK.

 

La parole est puissante, elle devrait être mesurée. Rien n’a été de l’ordre de la tempérance dans ces épiques épisodes, on aura vu…

…Des associations de féministes castratrices qui ont déversé leur hargne contre une bonne moitié de l’humanité, celle qui est équipée d’un pénis,

…Des journaleux, parce que le titre de journaliste, ils ne le méritent plus, aller remuer la mélasse dans des fonds de poubelles afin d’enfoncer un peu plus un homme, en considérant que toute cette pourriture était de l’information,

…Une midinette, à peine écrivaine, en dette de reconnaissance, surfer sur l’aubaine,

…Des avocats, tous assoiffés d’espèces, surtout sonnantes, se déchirer et se ridiculiser afin de faire fructifier leur talent d’orateur,

... Des défenseurs de l'accusé sombrer dans le même délire verbal, utiliser l'insulte avec une prestance digne de l'accusation,

…Et, le pire, nos politiques se saisir de l’opportunité avec un opportunisme dégoûtant.

 

J’en passe.

 

Maintenant, ce qu’on peut mettre au débit de DSK, c’est une forme d’inconscience, incongrue pour un homme de cette envergure. Ce qu’on peut déplorer, c’est qu’on ait le droit, dans ce monde, de broyer des individus sur la seule parole d’une menteuse. Je peux le dire que la femme de chambre est une menteuse, puisque la chose est jugée. Avant, je le pensais, mais je ne me serais pas permis, en dehors de mon premier cercle.

 

J’ai détesté les positions de plusieurs personnes, durant ces trois mois : ces femmes qui considèrent que l’homme est un violeur, puisqu'une femme l’a dit… Comme la parole des enfants, on se souvient d’Outreau, la parole de la femme doit être évaluée, pesée, recoupée avec des faits. Mais rien ne pourra faire changer d’avis ces amazones d’une ère nouvelle.

Je n’aime pas tous ceux qui considèrent que, puisque DSK est relaxé, alors la vérité n’est pas dite… Tous ceux-là ne sont pas des démocrates et ne respectent pas l’idée de justice. Si la loi est dite, alors la vérité aussi. En ne pensant pas de cette manière-là, on alimente les rumeurs de complots, l’envie de la vengeance.

 

Maintenant, le pire, c’est celui-là, qui se fout de sa cliente, qui ne cherche que la notoriété de son cabinet, et à remplir son porte-monnaie. Je n’oserai pas dire que c’est une merde, mais si je pouvais, je le dirais. Voilà qu’il va porter ses pénates sur notre sol. C’est pas joli ! C’est pas joli d’aller fouiner pour achever une entreprise de mise en charpie, d’aller chercher des témoins, qui seront, forcément peu crédibles puisqu’ils ne s’étaient jamais exprimés jusque-là. Il y a un mot… La curée. Mais c’est pour sa cliente que sonnera l’hallali.

 

kenneth-thompson

Et même si DSK est un séducteur, et même si Mme Sinclair s’en accommode, les compétences de cet homme sont utiles au monde. Qui sommes-nous, pour juger ? Avons-nous le droit de dire le privé de l’homme public ? Pour ma part, je ne crois pas. Une société puritaine et coincée à l’américaine ne me convient pas. Question de goût. J’aurais pu aimer un homme volage, la fidélité physique n’étant pas, à mes yeux, quelque chose de fondamental…

 

Nous avons le devoir de réfléchir au futur de l’humanité, d’élire les meilleurs d’entre nous. En accord avec notre âme et selon notre conscience. Et il y a du boulot.

Point.

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Murmures au jour le jour - Communauté : C'est une histoire de filles...;)
Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 20:46

coucher de soleil1

 

Le ciel, peu à peu, se farde de rouges et de roses, ou flamboie, c’est selon… À contempler le soleil qui s’amoindrit jusqu’à disparaître à l’horizon, je ressens cette émotion, piquée de peur, qu’un matin, il ne renaisse pas. Et qu’un crépuscule éternel affadisse les couleurs, nous plongeant dans le gris, nuancé, mais un gris à perpétuité. Comme une condamnation.

Je me rappelle, en contemplant l’incandescence solaire qui plonge dans la mer, toutes ces mythologies liées à l’astre…

Hélios, en majesté, qui chaque matin monte sur son char pour venir illuminer nos jours, et qui chaque nuit rejoint sa nymphe, dans les flots apaisants… pour un sommeil bien mérité, ou pour la tendresse des bras aimés…

Rê qui doit au crépuscule rejoindre sa barque, traverser le Nil du dessous, et vaincre tous les périls afin que revive le monde d’en haut, à l’aube…

Le soleil de l’Histoire, c’est le chaos vaincu. C’est pour ça qu’il arrivera un temps où l’étoile cessera de nous vouloir. À force de bêtises, à force de haine, à force d’avidité, de rapacité, de prédation, un matin, Hélios restera dans les bras de sa nymphe, ou Rê tombera de sa barque…


coucher de soleil2

 


L'album de cette semaine à Santorin

cliquer sur la photo...


bob l'éponge

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Grèce
Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 18:44

ruines1

 

Pas de temples, pas de colonnes… Akrotiri possède un site de fouilles, mais je ne l’ai pas visité. Alors j’ai saisi ces quelques ruines. Il n’y en a pas tant que ça. On dirait, du coup, que celles qui restent sont juste là pour témoigner d’un autre temps. Qu’elles n’ont de fonction qu’esthétique…

De jolies ruines proprettes à peine étreintes par du lierre, de la vigne vierge ou du chèvrefeuille. Parfois, un bougainvillier. Des silhouettes muettes qui s’effritent sous un soleil cruel.

Il y avait sans doute des vies et des peines, des cris et des rires, des tempêtes et des printemps paisibles. Est-ce que les ruines s’en souviennent ? La pierre s’imprègne de souvenirs. Le bois se charge d’émotions. Et, à la fin, il ne reste que ces fantômes immobiles.

 

ruines3

 

 


 

L'album de cette semaine à Santorin

cliquer sur la photo...


bob l'éponge

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Grèce - Communauté : C'est une histoire de filles...;)
Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 23:38

artisanat1

 

L’objet, l’œuvre. Ici comme ailleurs, les boutiques se serrent au fil des ruelles, étalent ce que la main peut imaginer pour séduire le passant. Du contemporain ou du traditionnel.

Surprenante Santorin qui sort de la chinoiserie, de la babiole infâme qui envahit toutes les étagères de tous les marchands du monde. Et qui offre, du coup, la possibilité d’un cadeau sympathique, à faire ou à se faire.

 

oeuvre d'artiste2

Des galeries d’art s’incrustent entre ces boutiques. Qui font la part belle à de grandes et somptueuses pièces. À croire que les artistes se sont donné rendez-vous dans ce tout petit bout de terre et qu’ils ont soif de partager leurs visions. Nombre de sculptures s’enchevêtrent de corps. Le corps en majesté, en nudité. J’ai beaucoup aimé…

 

oeuvre d'artiste3

Corps de femme qui s’élève dans un ciel si bleu… Comme un hymne à la vie, à la planète. Elle a l’air de vouloir embrasser une humanité qui ne le mérite pas vraiment…

 

fac similé

Et puis quelques poteries, des copies, juste pour se raconter que l’histoire est là, présente…

 

 


L'album de cette semaine à Santorin

cliquer sur la photo...


bob l'éponge

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Grèce
Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 17:46

ane... faux1

 

Ah ! Tout autour de la Méditerranée, l’âne trottine. Il va les sentiers escarpés, portant sur son dos le fardeau ou le badaud. Quand ce n’est pas le bedeau. Ici, à Santorin, il trimbale le flâneur à flanc de falaise, des ruelles jusqu’aux ports.

Il y en a des faux, où le gobe-mouches se photographie, sourire et dents étincelantes. Et il y a les vrais, dont la clochette tintinnabule au rythme des pas.

 

ane... vrai3



L'album de cette semaine à Santorin

cliquer sur la photo...


bob l'éponge

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Grèce
Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 07:41

bateau9

 

Une île sans bateau serait comme un sommet sans neige. Partout où porte l’œil, il y a la mer, il y a ces coques qui se balancent au gré du vent. Posées comme autant de taches de couleur. On dirait la palette d’un peintre.

 

bateau4

Des bateaux qui baladent le touriste jusqu’au volcan somnolant au cœur de la caldeira. La pierre est noire. Les bateaux égaient les rives dont l’eau prend la couleur de l’oxyde de fer. Il y a, au pied de l’île au volcan, des sources d’eau chaude, qui mélangent leur ocre rouge au bleu de la mer. Pour avoir le bonheur de barboter dans ces sources, il faut se jeter du bateau, nager une centaine de mètres.

Faire le tour de la caldeira en voilier, motorisé quand même, est l’une des attractions de Santorin. Deux heures, pour une vingtaine d’euros. Et le droit de plonger du pont sous le regard las du capitaine et de l’accompagnatrice.

Promène couillon ? Peut-être. En tout cas, ça fait vivre du monde. Et c’est un moment agréable.

 

bateau1

Des bateaux, il y en a des gros et des petits. Sans doute que ceux qui cabotent abritent des familles émerveillées par la transparence de l’eau et la sauvagerie des côtes découpées.

Et puis, il y a les marins qui ont de l’humour…

 

bateau7

 


L'album de cette semaine à Santorin

cliquer sur la photo...


bob l'éponge

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Grèce - Communauté : C'est une histoire de filles...;)
Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 23:15

petit port

 

D’un côté des plages, de l’autre la falaise dont les criques accueillent de tous petits ports. Chacune des deux « grandes » villes a le sien. Celui de Fira n’est accessible que par des œufs, comme ceux qui mènent les skieurs vers les pistes. Ou encore par un chemin des ânes aux 550 marches, une chaussée à pas de géants. Bien rude à descendre et que je n’ai pas essayé de la gravir.


chemin des anes

Oia… Au soir, traîner sur la jetée pour regarder les bateaux apaise l’âme. Les restaurants de poissons offrent aux gourmandes comme moi, de jolis rougets, des bars aux saveurs délicieuses. À un prix ma foi très correct. Moins de 20 euros par personne, boissons comprises.

Et toujours la lumière qui dore les formes et les coques.

Il y a de la douceur et de la quiétude dans ces petits ports qui se nichent dans les rochers.

 

petit port1


 

L'album de cette semaine à Santorin

cliquer sur la photo...


bob l'éponge


Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Grèce
Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 12:17

vue1

 

Les deux « grandes » villes de Santorin. Époustouflantes ! Quand on arrive dans les zones où les véhicules peuvent se parquer, on n’imagine pas les ruelles piétonnières et les points de vue qui nous attendent, nous autres, promeneurs curieux.

 

vue5

Des petites maisons en terrasse, et un dédale de chemins empierrés, ou recouverts de marbre. Il me semble lambiner dans l’histoire. Une histoire bleue et blanche (décidément, je suis marquée de bleu). Et le rose soutenu des bougainvilliers. Parfois, une façade rompt, d’un ocre rouge, d’un ocre jaune, l’uniformité céruléenne.

 

vue9

Au soir, alors que le soleil embrase d’ors et de mauves l’horizon, un halo doré maquille la chaux immaculée des murs. Et si l’orichalque n’était que le reflet de ce moment unique d’une lumière déclinant ?

 

vue6

Il faut déambuler paisiblement. S’asseoir pour contempler l’architecture. Se laisser émouvoir par une icône à l’allure byzantine. Ou savourer un souvlaki à la terrasse d’une taverne, en buvant une Mythos, bière locale, fraiche, blonde et légère.

 

une tite mousse

 


L'album de cette semaine à Santorin

cliquer sur la photo...


bob l'éponge

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Grèce - Communauté : La gazette des blogs
Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 21:14

eau

 

Une île en forme de croissant. Il faudrait sans doute se terrer dans une grotte pour échapper aux flots. Et encore.

La mer Égée, morceau de Méditerranée piégé par la Grèce et ses Cyclades…

 

la plage2

Ici, le sable est noir, poussière de volcan effritée par les années. Le vent, Éole, souffle, gonfle ses joues de poupon, pour dispenser un zéphyr bienvenu. Et la vague sans cesse s’écrase. Elle blanchit de son écume mousseuse la plage sombre.

 

vue12

C’est au plus haut, sur les crêtes, que l’on prend conscience d’être loin. L’œil ne perçoit que des cailloux entre ciel et mer, pelés, perdus, abandonnés du continent.

 

vue13



L'album de cette semaine à Santorin

cliquer sur la photo...


bob l'éponge

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Grèce
Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 17:48

chapelle3

 

On se croirait plongé dans des images de cartes postales ou dans celles d’un catalogue de voyages. Santorin, de ce qu’on en dit, la plus belle île des Cyclades… Une île aux chapelles.

 

chapelle11

Des dômes bleus résonnent avec la couleur du ciel et celle de la mer. Bleu turquoise ou bleu roi… Rouge comme cette poudre calcaire que l’on broie… Noire comme le basalte. Quand une touche d’ocre troue la terre de blondeur, c’est, presque, incongru.

 

chapelle9

Pas plus de 75 km2 de roche volcanique… Une caldeira, l’une des rares à être habitée. Pas un simple cratère, un effondrement. C’est ici que certains situent l’Atlantide et l’éruption de -1550 av. JC serait ce cataclysme qui a détruit la florissante et prospère citée, détruit une civilisation flamboyante.

J’ai vu du bleu, encore et toujours… des clochers dentelés, mais pas l’orichalque, cet alliage précieux qui recouvrait les palais.

 

clocher7

À tel point que l’horizon semble se briser à l’arc des coupoles et tintinnabuler au son de petites cloches verdies par le temps.

Même les vignes, basses et chétives, dont la grappe roule dans les sillons grattés, sont protégées par de minuscules chapelles qui veillent, sans doute bienveillantes, sur la récolte à venir.

 

clocher9



 

L'album de cette semaine à Santorin

cliquer sur la photo...


bob l'éponge

 


Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 2 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Grèce - Communauté : C'est une histoire de filles...;)
Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 21:21

antinea

 

Le premier jour des vacances grecques, Antinéa, la pensive Atlante, d’une œillade, s’est invitée dans ma vie. Durant mes nuits, alors qu’une chaleur torride berçait mon sommeil agité, elle capturait mes rêves. Les emprisonnant comme autant de morceaux d’un quotidien à décortiquer. C’est au dernier jour qu’elle a daigné sortir d’un songe de pierre noire et volcanique, pour me souffler une histoire digérée…

-« Penny l’oblative, te voici à regarder ceux qui détruisent ce que tu tentes de construire. Mais tu n’as pas bâti seule. Déjà l’avenir ne t’appartient plus. Il s’étiole entre les mains maladroites de quelques-uns qui se croient infaillibles et diseurs de vérité. Quelle vérité ? La leur. Laisse filer, tu sais que tu as perdu la bataille et que ton énigmatique avenir s’écrit autrement, désormais.

Ne t’écorche plus à vouloir porter une cause perdue. Toutes les causes sont toujours perdues d’avance. Perdue parce que ceux qui devaient l’aimer, la choyer, ne sont que des vermisseaux qui ne comprennent plus le monde. Tout comme toi. Le temps est passé.

Penny l’oblative, tu n’as pas à souffrir de la mesquinerie, de la petitesse, des ronchonneries, des bougonneries, des humeurs ou des douleurs de quiconque. Tout ça, c’est la mélasse dans laquelle se complait la plupart des humains, elle ne doit pas t’être déversée sur les pieds.

Penny l’oblative, il ne te restait qu’une insulte à solder : Golgotha. Qui t’a blessée au-delà du raisonnable. Comme te blessent les propos xénophobes, méprisants, injustement méchants qui sont la facilité de l’âme. Penny, tu ne joues pas Golgotha, crois-moi. Tu endosses un rôle dans une amère comédie, bien plus vaste que l’étroitesse de ton univers. Dans cette pièce là, dans ce temps-là, tu prends pour toi le sacrifice. Mais as-tu considéré un autre aspect du drame ? Sans Caïphe, l’ignoble qui veut la peau de l’agneau, juste par goût du pouvoir, par peur de le perdre… Sans Judas le traitre circonvenu de quelques pièces… Sans Ponce Pilate l’indifférent, qui s’en lave les mains et qui, à la décision, préfère la lâcheté… Y’aurait-il Golgotha ?

Chacun à son tour se faufile dans la peau du personnage que lui dictent les circonstances. Tantôt l’agneau, tantôt Judas, et parfois Ponce Pilate… C’est la valse du monde. C’est le destin d’une humanité faible et fragile.

Seuls les Caïphe, immuables, sont de vice et de méchanceté pétris. Ils ne changent jamais de costume. Mais, comme la tunique de Nessus, ce costume là les brûle et les empoisonne, à la fin. Et c’est bien. »

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Dialogues et monologues
Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 16:19

It's me

Riyad Clarence

Murmures musicaux

 

Les morceaux de musique qui rythment ma vie...


 

 

Et la musique classique...


 

 

La musique d'ailleurs...

Passer...

 

Hier soir, à minuit,
vous aviez été

238 978
 à visiter mon univers...

00041548  

 
Envie de voyager ?

Vous êtes 18 abonnés...
Merci à vous.
Vous êtes les meilleurs ! 

Pénélope Timiste

Créez votre badge

 

P'Tits papiers

Les derniers murmures

  • Retour vers le futur…
      Et voilà, ce qui devait arriver arriva… L’Hyper-Président, celui qui nous gouverne comme berger mène son troupeau depuis cinq ans souhaite en remettre une...
  • La semaine lorraine d’une z’endive
      Sans sabots. Et on aurait pu m’appeler « vilaine ». J'étais couverte comme pour une expédition au pôle nord, look bibendum. Nourrie midi et soir comme si je...
  • Tranche de vie…
    La tranche de vie d’une salers, c’est une plaquette de beurre. La plaquette descend du pis, c’est évident. J’ai des grosses tranches de vie qui se bousculent pour s’exprimer. Aux premiers...
  • Décidément, Nadine… Ah !
    Je suis poursuivie. Je le dis tout de go. Nadine n’aime pas les salers. Je bossais tranquilou pour mon master quand une copine me signale le texte de Sophia Aram… Cliquer sur la...
  • Ah ! Nadine !
      Je ne supporte plus Nadine. D’abord, Nadine, ça me fait penser à « sardine », à « bibine », mais pas à « divine ». Elle fait son chemin, la petite. Comme quoi...
  • Au pays des bonnes résolutions…
    C’est de saison. La bonne résolution arrive avec le dernier jour de l’année, comme les poux avec la rentrée scolaire. C’est dire ! On n’échappe pas à son dictat. Il faut s’en faire des...
  • Joyeux Noël l'Endive !
    En plus d’être une salers, j’appartiens à un club d’endives… Ya rien à comprendre, c’est le destin. Qu’est-ce qu’une endive ? Ça c’est une bonne question. Une endive, pour résumer, est une...
  • Le premier jour du reste de ma vie…
    C’est une sensation d’absolue plénitude qui me surprend, parfois… Le premier jour du reste de ma vie. Chaque matin depuis peu. Inventer le jour pour qu’il m’offre de tous petits cadeaux :...
  • Endive vs Université
    Immersion totale dans le dialecte des sciences de l’éduc. Chaque métier a son jargon, c’est bien connu. L’informaticien se délecte de bits et d’octets. L’ingénieur de formation s’abandonne...
  • One endive at the university…
    Today was the day to speak English… Ah ! Zehr gut ! But, Mister the teacher, my English is very bad. I speak english as well as a Spanish cow. C’est tout dire. We have to produce an écrit...
Liste complète

Murmures en images

  • masques 31
  • village
  • chemin de la plage4
  • p77.jpg

Murmures en scopitones

Annuaires

a

 

b

 

c

 

d

 

e

 

f

 

g

 

h

 

i

 

j

 

murm

 

 

Classement local

overblog

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés