bateau9

 

Une île sans bateau serait comme un sommet sans neige. Partout où porte l’œil, il y a la mer, il y a ces coques qui se balancent au gré du vent. Posées comme autant de taches de couleur. On dirait la palette d’un peintre.

 

bateau4

Des bateaux qui baladent le touriste jusqu’au volcan somnolant au cœur de la caldeira. La pierre est noire. Les bateaux égaient les rives dont l’eau prend la couleur de l’oxyde de fer. Il y a, au pied de l’île au volcan, des sources d’eau chaude, qui mélangent leur ocre rouge au bleu de la mer. Pour avoir le bonheur de barboter dans ces sources, il faut se jeter du bateau, nager une centaine de mètres.

Faire le tour de la caldeira en voilier, motorisé quand même, est l’une des attractions de Santorin. Deux heures, pour une vingtaine d’euros. Et le droit de plonger du pont sous le regard las du capitaine et de l’accompagnatrice.

Promène couillon ? Peut-être. En tout cas, ça fait vivre du monde. Et c’est un moment agréable.

 

bateau1

Des bateaux, il y en a des gros et des petits. Sans doute que ceux qui cabotent abritent des familles émerveillées par la transparence de l’eau et la sauvagerie des côtes découpées.

Et puis, il y a les marins qui ont de l’humour…

 

bateau7

 


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bob l'éponge

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Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 23:15

petit port

 

D’un côté des plages, de l’autre la falaise dont les criques accueillent de tous petits ports. Chacune des deux « grandes » villes a le sien. Celui de Fira n’est accessible que par des œufs, comme ceux qui mènent les skieurs vers les pistes. Ou encore par un chemin des ânes aux 550 marches, une chaussée à pas de géants. Bien rude à descendre et que je n’ai pas essayé de la gravir.


chemin des anes

Oia… Au soir, traîner sur la jetée pour regarder les bateaux apaise l’âme. Les restaurants de poissons offrent aux gourmandes comme moi, de jolis rougets, des bars aux saveurs délicieuses. À un prix ma foi très correct. Moins de 20 euros par personne, boissons comprises.

Et toujours la lumière qui dore les formes et les coques.

Il y a de la douceur et de la quiétude dans ces petits ports qui se nichent dans les rochers.

 

petit port1


 

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Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 12:17

vue1

 

Les deux « grandes » villes de Santorin. Époustouflantes ! Quand on arrive dans les zones où les véhicules peuvent se parquer, on n’imagine pas les ruelles piétonnières et les points de vue qui nous attendent, nous autres, promeneurs curieux.

 

vue5

Des petites maisons en terrasse, et un dédale de chemins empierrés, ou recouverts de marbre. Il me semble lambiner dans l’histoire. Une histoire bleue et blanche (décidément, je suis marquée de bleu). Et le rose soutenu des bougainvilliers. Parfois, une façade rompt, d’un ocre rouge, d’un ocre jaune, l’uniformité céruléenne.

 

vue9

Au soir, alors que le soleil embrase d’ors et de mauves l’horizon, un halo doré maquille la chaux immaculée des murs. Et si l’orichalque n’était que le reflet de ce moment unique d’une lumière déclinant ?

 

vue6

Il faut déambuler paisiblement. S’asseoir pour contempler l’architecture. Se laisser émouvoir par une icône à l’allure byzantine. Ou savourer un souvlaki à la terrasse d’une taverne, en buvant une Mythos, bière locale, fraiche, blonde et légère.

 

une tite mousse

 


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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 21:14

eau

 

Une île en forme de croissant. Il faudrait sans doute se terrer dans une grotte pour échapper aux flots. Et encore.

La mer Égée, morceau de Méditerranée piégé par la Grèce et ses Cyclades…

 

la plage2

Ici, le sable est noir, poussière de volcan effritée par les années. Le vent, Éole, souffle, gonfle ses joues de poupon, pour dispenser un zéphyr bienvenu. Et la vague sans cesse s’écrase. Elle blanchit de son écume mousseuse la plage sombre.

 

vue12

C’est au plus haut, sur les crêtes, que l’on prend conscience d’être loin. L’œil ne perçoit que des cailloux entre ciel et mer, pelés, perdus, abandonnés du continent.

 

vue13



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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 17:48

chapelle3

 

On se croirait plongé dans des images de cartes postales ou dans celles d’un catalogue de voyages. Santorin, de ce qu’on en dit, la plus belle île des Cyclades… Une île aux chapelles.

 

chapelle11

Des dômes bleus résonnent avec la couleur du ciel et celle de la mer. Bleu turquoise ou bleu roi… Rouge comme cette poudre calcaire que l’on broie… Noire comme le basalte. Quand une touche d’ocre troue la terre de blondeur, c’est, presque, incongru.

 

chapelle9

Pas plus de 75 km2 de roche volcanique… Une caldeira, l’une des rares à être habitée. Pas un simple cratère, un effondrement. C’est ici que certains situent l’Atlantide et l’éruption de -1550 av. JC serait ce cataclysme qui a détruit la florissante et prospère citée, détruit une civilisation flamboyante.

J’ai vu du bleu, encore et toujours… des clochers dentelés, mais pas l’orichalque, cet alliage précieux qui recouvrait les palais.

 

clocher7

À tel point que l’horizon semble se briser à l’arc des coupoles et tintinnabuler au son de petites cloches verdies par le temps.

Même les vignes, basses et chétives, dont la grappe roule dans les sillons grattés, sont protégées par de minuscules chapelles qui veillent, sans doute bienveillantes, sur la récolte à venir.

 

clocher9



 

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Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 21:21

antinea

 

Le premier jour des vacances grecques, Antinéa, la pensive Atlante, d’une œillade, s’est invitée dans ma vie. Durant mes nuits, alors qu’une chaleur torride berçait mon sommeil agité, elle capturait mes rêves. Les emprisonnant comme autant de morceaux d’un quotidien à décortiquer. C’est au dernier jour qu’elle a daigné sortir d’un songe de pierre noire et volcanique, pour me souffler une histoire digérée…

-« Penny l’oblative, te voici à regarder ceux qui détruisent ce que tu tentes de construire. Mais tu n’as pas bâti seule. Déjà l’avenir ne t’appartient plus. Il s’étiole entre les mains maladroites de quelques-uns qui se croient infaillibles et diseurs de vérité. Quelle vérité ? La leur. Laisse filer, tu sais que tu as perdu la bataille et que ton énigmatique avenir s’écrit autrement, désormais.

Ne t’écorche plus à vouloir porter une cause perdue. Toutes les causes sont toujours perdues d’avance. Perdue parce que ceux qui devaient l’aimer, la choyer, ne sont que des vermisseaux qui ne comprennent plus le monde. Tout comme toi. Le temps est passé.

Penny l’oblative, tu n’as pas à souffrir de la mesquinerie, de la petitesse, des ronchonneries, des bougonneries, des humeurs ou des douleurs de quiconque. Tout ça, c’est la mélasse dans laquelle se complait la plupart des humains, elle ne doit pas t’être déversée sur les pieds.

Penny l’oblative, il ne te restait qu’une insulte à solder : Golgotha. Qui t’a blessée au-delà du raisonnable. Comme te blessent les propos xénophobes, méprisants, injustement méchants qui sont la facilité de l’âme. Penny, tu ne joues pas Golgotha, crois-moi. Tu endosses un rôle dans une amère comédie, bien plus vaste que l’étroitesse de ton univers. Dans cette pièce là, dans ce temps-là, tu prends pour toi le sacrifice. Mais as-tu considéré un autre aspect du drame ? Sans Caïphe, l’ignoble qui veut la peau de l’agneau, juste par goût du pouvoir, par peur de le perdre… Sans Judas le traitre circonvenu de quelques pièces… Sans Ponce Pilate l’indifférent, qui s’en lave les mains et qui, à la décision, préfère la lâcheté… Y’aurait-il Golgotha ?

Chacun à son tour se faufile dans la peau du personnage que lui dictent les circonstances. Tantôt l’agneau, tantôt Judas, et parfois Ponce Pilate… C’est la valse du monde. C’est le destin d’une humanité faible et fragile.

Seuls les Caïphe, immuables, sont de vice et de méchanceté pétris. Ils ne changent jamais de costume. Mais, comme la tunique de Nessus, ce costume là les brûle et les empoisonne, à la fin. Et c’est bien. »

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Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 16:19

Ah l’ami ! Toi qui passes par-là, sache que du temps que tu me lis je suis en route vers Milan, où l’avion m’attend. Les vacances, c’est sacré. Moment de retrouver son sourire et ses forces, de réapprendre à rire, à manger, à nager…

Et je vais à Santorin, pour une semaine. Ensuite, je reviendrai dans mon Ardèche, pour prendre le calme et la paix.

 

santorin1

Au pays du Roi Minos, des Phéniciens et, la légende en parle parfois, des ruines d’une hypothétique Atlantide. De quoi alimenter mon imagination, mes rêves. Entre cendres volcaniques et pierre ponce. Dans un pays bleu et blanc.

 

santorin2

Évidemment, parce que je ne sais plus faire autrement, je me gaverai d’images et de mots. Que j’espère partager ici, à mon retour.

Ami de passage, je te souhaite un été qui ne soit pas trop pluvieux, qui soit heureux, tant les instants de bonheur sont devenus rares.


Je t’aime, Lecteur. À bientôt. Penny

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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 19:30

C’est le titre d’un ouvrage de recherche que m’a donné Nacer. Je l’ai dévoré lors de mes soirées à l’hôtel, sans télé. Le « sans télé » est important, moi qui vis avec le ronron incessant du petit écran, parce que le silence m’est pénible.

Cette étude parle des processus de réconciliation lorsque la rage meurtrière d’un peuple, à s’automutiler, se noie dans le sang de ses enfants. Bien sûr, l’Algérie raconte sa réconciliation, mais le Rwanda et l’Afrique du Sud également. Humanisme et pardon… Continent des Origines qui a essaimé sur la terre, et qui se déchire.

Je pense à ce tableau de Dali « Prémonition de la guerre civile »… Je ne sais pas si c’est son titre exact. Pauvre Afrique, si bien sucée par l’occident, qu’elle en dévore ses propres entrailles, de faim et de soif.

 

dali

Le « vivre ensemble » peut, sans doute, sauver l’humanité, un de ces jours. C’est une histoire de pain. Et ce four, qui fonctionne encore dans la Casbah, en est comme le symbole, pour moi. Là où l’on cuit, dans un espace et un temps communs.

 

vieux four casbah

« Il fait chaud, si chaud… Je vais relire « L’Etranger », de Camus, et, peut-être, comprendre mieux ce roman que j’avais survolé, il y a longtemps. » me suis-je dis, à l’aéroport d’Alger, en attendant l’avion pour rentrer.

 

drapeau

C’est la fin de mon carnet de voyage. Je n’ai toujours pas entamé l’Étranger, que je n’ai pas retrouvé dans ma bibliothèque. Faut dire que c’est le foutoir, des piles et des rangées. J’ai des rushs à monter pour un clip hommage. Et surtout, d’avoir raconté m’a permis de revivre cette jolie semaine, de la déguster, comme un met délicieux. C’était du 12 au 19 juin dernier. Il y a, déjà, plus d’un mois.

 


 

Clin d'oeil... Un "morceau" de ma jeunesse. Et pour relire tout le carnet de voyage, c'est ICI.

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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 19:24

armes

 

Faire débat, c’est déjà exercer son pouvoir de démocratie. Et le décret, dont je mets un extrait ci-dessus pose question. En substance, il rajoute, dans la panoplie des armes anti-émeutes, ou utilisées dans le cadre du trouble à l’ordre public, ce fusil à répétition. Autant dire que flanquer une balle dans la tête d’un manifestant devient en théorie possible. Même si j’ai suffisamment confiance en notre police et notre armée, pour espérer que cela n’arrivera pas. Pour un point de vue plus large, j’ai trouvé l’information ici.

Cependant, il me vient des inquiétudes… Et par exemple, la légitime défense. J’entends bien qu’un citoyen, lorsqu’il se sent en danger, puisse se défendre. Mais s’armer, c’est prendre le risque d’entrer dans une spirale exponentielle : quand les services de l’état s’équipent, la délinquance aussi. À ce sujet, voir ou revoir Bowling for Columbine, de Mickael Moore. Un chef-d’œuvre.

Compte tenu de l'ambiance délétère qui pue dans notre beau pays, je développe des tendances paranoïaques. Une angoisse me titille. On sait que si la France rentre en récession de plus de 5 %, ce sera la panique, limite révolution. Est-ce que notre cher gouvernement ne serait pas en train de se prémunir contre de futurs saccages et autres joyeusetés qui ne manqueront pas de survenir en l’état actuel de nos économies… Histoire de calmer les pauvres. Ah ! Voilà une question à débattre !

 

m6

En ce moment, c’est la Grèce qui ploie sous le poids de sa dette, qui souffre et hurle dans la rue. Et nous devrions suivre attentivement ce qu’il se passe, parce que cela préfigure ce qui nous attend. Sauf que, comme d’habitude, ceux qui paieront ne sont pas ceux qui ont ouvert le gouffre abyssal dans lequel nous allons tous sombrer. Jamais, dans l’analyse de la situation de nos amis grecs, je n’entends parler de la banque  Goldman Sachs, qui a pourtant bien contribué à la catastrophe, en aidant l’état à bidonner ses comptes, histoire de prêter de l’argent, ou pour d’autres raisons que j’ignore… Je ne suis pas spécialiste de la question. Et personne n’a protesté quand  M. Draghi a été nommé Président de la Banque Centrale Européenne. Un ancien de Goldman Sachs, comme par hasard.


Conclusion : la finance s’enrichit, le peuple banque.


m7

 

 


 

 


 

papier

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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 12:31

Est arrivé le dernier jour. J’ai comme un goût amer. Je ne sais pas QUAND je reviendrai. Ce que je sais, c’est que j’ai ENVIE de revenir. Et pas dans dix ans. Revenir en vagabonde attentive. Partir sur les routes jusque dans le désert du Hoggar. Ou escalader le Djebel Amour. Rien qu’à cause de son nom.

Il me reste quelques images, qui auraient pu se trouver dans d’autres pages du carnet, mais que j’avais envie de savourer, pour la presque fin de mon récit…

 

la nuit1

Garder les promenades à pied, dans les rues et dans la tiédeur des nuits algéroises. La nuit, tout change. La chaussée renvoie la lumière. Je croyais que la mer venait rafraichir, à la tombée du jour, dans une humidité bienfaisante, les rues et les avenues. Que nenni, c’est juste le matériau.

 

la nuit2

Et puis, comme une larme de nostalgie, cette fontaine qui porte la trace de la révolution. Une inscription parle de trois condamnés à mort, guillotinés, du temps que l’Algérie était un département. C’est une histoire de symbole. La pensée magique et symbolique est source de « vivance », pour moi. Qu’une fontaine étanche la soif en évoquant le sang des martyrs a quelque chose d’une incantation protectrice… Que jamais ne revienne le temps des sanglots.

 

fontaine3

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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 07:19

Il y a, dans les vieilles photos, un charme désuet. Le souvenir d’Alger d’avant. Je ne sais pas si quelque lecteur reconnaîtra une carte postale qu’il aurait envoyée, il y a longtemps…

Ces vues d’antan racontent aussi l’histoire de ceux qui ont construit un pays. Et ce pays-là s’est mélangé. Il est né d’un mariage forcé. Mais les plus beaux fruits sont hybrides. Il ne reste qu’à mûrir…

 

vieilles photos3

Des trois horloges aux rails du tramway. En France, certains en parlent encore avec nostalgie, comme s’ils avaient été dépossédés. Ils ont tout simplement dû rendre une terre qui ne leur appartenait pas. J’espère qu’un jour, ceux qui ont traversé ce moment de notre histoire commune, lâcheront la hargne et l’amertume qui les habitent parfois. Ce pays qui fut département, il s’est réapproprié ses racines. Et c’est bien.

 

vieilles photos2

On ne devrait jamais garder les moments de sang et de larmes. Ils rongent. Les généraux pourrissent et tombent en poussière. Se souvenir des belles choses… De Camus défendant une Algérie libre et libérée, fédérée. De Camus l’Algérien, déchiré. Qui écrira ses plus belles pages sur les plages d’Oran. Et de Pépé le Moko.

 

pepe le moko

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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 19:03

pieces

 

Elle, c’est très particulier, elle ne parle pas, elle ne casse pas mon horizon d’une silhouette rassurante. Elle est cachée dans un coin où je peux m’en saisir, lorsque j’ai le besoin de la toucher. C’est une pièce de dix dinars. Ça vaut 0.09773 Euro très exactement à l’heure où je cause. Comme quoi ! D’abord, c’est l’une des plus jolie monnaie que j’ai pu voir. 10 côtés, une face calligraphiée. Une pièce déjà ancienne. Elle ne s’est pas mise à ressembler à notre quincaille, alors que la mode est à « s’eurodesigner ». Elle a conservé son identité. La monnaie, c’est comme l’homme, elle court vers l’uniformisation, et c’est dommage. Même cet objet du quotidien, auquel on ne prête plus vraiment attention, passe à la moulinette du contrôle des coûts et de la chasse au gaspillage.

En principe l’argent doit servir à assurer le quotidien, il doit être dépensé. Et pourtant, il est devenu une fin en soi. Comme si sa destinée était de finir dans un coffre, un bas ou une tirelire. Cette pièce devrait pouvoir nourrir. Elle affame. Par le biais de ceux qui ne pensent qu’à accumuler, plonger les mains dans un inestimable trésor. Ruée peu glorieuse qui dit à quel point l’homme est rapace et indifférent.

Près d’un milliard de personnes souffrent de la faim pendant que d’autres thésaurisent. Et le G20 préserve les intérêts des grands groupes de l’agro-alimentaire plutôt que de soutenir l’agriculture vivrière de ceux qui en ont besoin. On ne constituera pas de réserves pour aider les pays pauvres, cela risque de déstabiliser les marchés…

C’est juste insupportable. Et cette jolie petite pièce, ramenée d’Algérie, est là pour que je n’oublie pas. Pour que je conserve ma capacité à m’indigner, même si ça ne sert à rien, même si je ne peux rien faire de cette révolte.

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Dialogues et monologues
Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 07:37

It's me

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Murmures musicaux

 

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Et la musique classique...


 

 

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