Ah l’ami ! Toi qui passes par-là, sache que du temps que tu me lis je suis en route vers Milan, où l’avion m’attend. Les vacances, c’est sacré. Moment de retrouver son sourire et ses forces, de réapprendre à rire, à manger, à nager…

Et je vais à Santorin, pour une semaine. Ensuite, je reviendrai dans mon Ardèche, pour prendre le calme et la paix.

 

santorin1

Au pays du Roi Minos, des Phéniciens et, la légende en parle parfois, des ruines d’une hypothétique Atlantide. De quoi alimenter mon imagination, mes rêves. Entre cendres volcaniques et pierre ponce. Dans un pays bleu et blanc.

 

santorin2

Évidemment, parce que je ne sais plus faire autrement, je me gaverai d’images et de mots. Que j’espère partager ici, à mon retour.

Ami de passage, je te souhaite un été qui ne soit pas trop pluvieux, qui soit heureux, tant les instants de bonheur sont devenus rares.


Je t’aime, Lecteur. À bientôt. Penny

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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 19:30

C’est le titre d’un ouvrage de recherche que m’a donné Nacer. Je l’ai dévoré lors de mes soirées à l’hôtel, sans télé. Le « sans télé » est important, moi qui vis avec le ronron incessant du petit écran, parce que le silence m’est pénible.

Cette étude parle des processus de réconciliation lorsque la rage meurtrière d’un peuple, à s’automutiler, se noie dans le sang de ses enfants. Bien sûr, l’Algérie raconte sa réconciliation, mais le Rwanda et l’Afrique du Sud également. Humanisme et pardon… Continent des Origines qui a essaimé sur la terre, et qui se déchire.

Je pense à ce tableau de Dali « Prémonition de la guerre civile »… Je ne sais pas si c’est son titre exact. Pauvre Afrique, si bien sucée par l’occident, qu’elle en dévore ses propres entrailles, de faim et de soif.

 

dali

Le « vivre ensemble » peut, sans doute, sauver l’humanité, un de ces jours. C’est une histoire de pain. Et ce four, qui fonctionne encore dans la Casbah, en est comme le symbole, pour moi. Là où l’on cuit, dans un espace et un temps communs.

 

vieux four casbah

« Il fait chaud, si chaud… Je vais relire « L’Etranger », de Camus, et, peut-être, comprendre mieux ce roman que j’avais survolé, il y a longtemps. » me suis-je dis, à l’aéroport d’Alger, en attendant l’avion pour rentrer.

 

drapeau

C’est la fin de mon carnet de voyage. Je n’ai toujours pas entamé l’Étranger, que je n’ai pas retrouvé dans ma bibliothèque. Faut dire que c’est le foutoir, des piles et des rangées. J’ai des rushs à monter pour un clip hommage. Et surtout, d’avoir raconté m’a permis de revivre cette jolie semaine, de la déguster, comme un met délicieux. C’était du 12 au 19 juin dernier. Il y a, déjà, plus d’un mois.

 


 

Clin d'oeil... Un "morceau" de ma jeunesse. Et pour relire tout le carnet de voyage, c'est ICI.

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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 19:24

armes

 

Faire débat, c’est déjà exercer son pouvoir de démocratie. Et le décret, dont je mets un extrait ci-dessus pose question. En substance, il rajoute, dans la panoplie des armes anti-émeutes, ou utilisées dans le cadre du trouble à l’ordre public, ce fusil à répétition. Autant dire que flanquer une balle dans la tête d’un manifestant devient en théorie possible. Même si j’ai suffisamment confiance en notre police et notre armée, pour espérer que cela n’arrivera pas. Pour un point de vue plus large, j’ai trouvé l’information ici.

Cependant, il me vient des inquiétudes… Et par exemple, la légitime défense. J’entends bien qu’un citoyen, lorsqu’il se sent en danger, puisse se défendre. Mais s’armer, c’est prendre le risque d’entrer dans une spirale exponentielle : quand les services de l’état s’équipent, la délinquance aussi. À ce sujet, voir ou revoir Bowling for Columbine, de Mickael Moore. Un chef-d’œuvre.

Compte tenu de l'ambiance délétère qui pue dans notre beau pays, je développe des tendances paranoïaques. Une angoisse me titille. On sait que si la France rentre en récession de plus de 5 %, ce sera la panique, limite révolution. Est-ce que notre cher gouvernement ne serait pas en train de se prémunir contre de futurs saccages et autres joyeusetés qui ne manqueront pas de survenir en l’état actuel de nos économies… Histoire de calmer les pauvres. Ah ! Voilà une question à débattre !

 

m6

En ce moment, c’est la Grèce qui ploie sous le poids de sa dette, qui souffre et hurle dans la rue. Et nous devrions suivre attentivement ce qu’il se passe, parce que cela préfigure ce qui nous attend. Sauf que, comme d’habitude, ceux qui paieront ne sont pas ceux qui ont ouvert le gouffre abyssal dans lequel nous allons tous sombrer. Jamais, dans l’analyse de la situation de nos amis grecs, je n’entends parler de la banque  Goldman Sachs, qui a pourtant bien contribué à la catastrophe, en aidant l’état à bidonner ses comptes, histoire de prêter de l’argent, ou pour d’autres raisons que j’ignore… Je ne suis pas spécialiste de la question. Et personne n’a protesté quand  M. Draghi a été nommé Président de la Banque Centrale Européenne. Un ancien de Goldman Sachs, comme par hasard.


Conclusion : la finance s’enrichit, le peuple banque.


m7

 

 


 

 


 

papier

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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 12:31

Est arrivé le dernier jour. J’ai comme un goût amer. Je ne sais pas QUAND je reviendrai. Ce que je sais, c’est que j’ai ENVIE de revenir. Et pas dans dix ans. Revenir en vagabonde attentive. Partir sur les routes jusque dans le désert du Hoggar. Ou escalader le Djebel Amour. Rien qu’à cause de son nom.

Il me reste quelques images, qui auraient pu se trouver dans d’autres pages du carnet, mais que j’avais envie de savourer, pour la presque fin de mon récit…

 

la nuit1

Garder les promenades à pied, dans les rues et dans la tiédeur des nuits algéroises. La nuit, tout change. La chaussée renvoie la lumière. Je croyais que la mer venait rafraichir, à la tombée du jour, dans une humidité bienfaisante, les rues et les avenues. Que nenni, c’est juste le matériau.

 

la nuit2

Et puis, comme une larme de nostalgie, cette fontaine qui porte la trace de la révolution. Une inscription parle de trois condamnés à mort, guillotinés, du temps que l’Algérie était un département. C’est une histoire de symbole. La pensée magique et symbolique est source de « vivance », pour moi. Qu’une fontaine étanche la soif en évoquant le sang des martyrs a quelque chose d’une incantation protectrice… Que jamais ne revienne le temps des sanglots.

 

fontaine3

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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 07:19

Il y a, dans les vieilles photos, un charme désuet. Le souvenir d’Alger d’avant. Je ne sais pas si quelque lecteur reconnaîtra une carte postale qu’il aurait envoyée, il y a longtemps…

Ces vues d’antan racontent aussi l’histoire de ceux qui ont construit un pays. Et ce pays-là s’est mélangé. Il est né d’un mariage forcé. Mais les plus beaux fruits sont hybrides. Il ne reste qu’à mûrir…

 

vieilles photos3

Des trois horloges aux rails du tramway. En France, certains en parlent encore avec nostalgie, comme s’ils avaient été dépossédés. Ils ont tout simplement dû rendre une terre qui ne leur appartenait pas. J’espère qu’un jour, ceux qui ont traversé ce moment de notre histoire commune, lâcheront la hargne et l’amertume qui les habitent parfois. Ce pays qui fut département, il s’est réapproprié ses racines. Et c’est bien.

 

vieilles photos2

On ne devrait jamais garder les moments de sang et de larmes. Ils rongent. Les généraux pourrissent et tombent en poussière. Se souvenir des belles choses… De Camus défendant une Algérie libre et libérée, fédérée. De Camus l’Algérien, déchiré. Qui écrira ses plus belles pages sur les plages d’Oran. Et de Pépé le Moko.

 

pepe le moko

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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 19:03

pieces

 

Elle, c’est très particulier, elle ne parle pas, elle ne casse pas mon horizon d’une silhouette rassurante. Elle est cachée dans un coin où je peux m’en saisir, lorsque j’ai le besoin de la toucher. C’est une pièce de dix dinars. Ça vaut 0.09773 Euro très exactement à l’heure où je cause. Comme quoi ! D’abord, c’est l’une des plus jolie monnaie que j’ai pu voir. 10 côtés, une face calligraphiée. Une pièce déjà ancienne. Elle ne s’est pas mise à ressembler à notre quincaille, alors que la mode est à « s’eurodesigner ». Elle a conservé son identité. La monnaie, c’est comme l’homme, elle court vers l’uniformisation, et c’est dommage. Même cet objet du quotidien, auquel on ne prête plus vraiment attention, passe à la moulinette du contrôle des coûts et de la chasse au gaspillage.

En principe l’argent doit servir à assurer le quotidien, il doit être dépensé. Et pourtant, il est devenu une fin en soi. Comme si sa destinée était de finir dans un coffre, un bas ou une tirelire. Cette pièce devrait pouvoir nourrir. Elle affame. Par le biais de ceux qui ne pensent qu’à accumuler, plonger les mains dans un inestimable trésor. Ruée peu glorieuse qui dit à quel point l’homme est rapace et indifférent.

Près d’un milliard de personnes souffrent de la faim pendant que d’autres thésaurisent. Et le G20 préserve les intérêts des grands groupes de l’agro-alimentaire plutôt que de soutenir l’agriculture vivrière de ceux qui en ont besoin. On ne constituera pas de réserves pour aider les pays pauvres, cela risque de déstabiliser les marchés…

C’est juste insupportable. Et cette jolie petite pièce, ramenée d’Algérie, est là pour que je n’oublie pas. Pour que je conserve ma capacité à m’indigner, même si ça ne sert à rien, même si je ne peux rien faire de cette révolte.

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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 07:37

saman

 

Et voilà le dernier arrivé, d’une île du bout du monde, dont j’aime bien l’ancien nom, Ceylan. Comme le thé. Une vie à contempler le courant ou la vague, à la surface de l’eau, à traquer l’onde qui annonce le poisson. Prendre le temps, c’est ce qui manque le plus. Autrefois, j’ai aimé taquiner le vairon dans les torrents de montagne. J’avais oublié. Et rien n’apaise plus qu’une journée au bord d’une rivière, ou sur une plage, à attendre la touche, ce moment où le bouchon plonge franchement dans le flot. Parfois, dans une journée entière à guetter, pas un petit poisson ne daigne manger l’appât. Parfois, à toutes les minutes sa prise. Un enseignement de l’acceptation et de la patience.

Lui, Saman, vient d’un pays où sa tâche est nourricière quand elle est devenue ludique ici. Lui doit, chaque soir, revenir avec un panier plein. Ici, être bredouille ne titille que l’orgueil, pas l’estomac. Et, parfois, à la fin d’un labeur harassant, je l’entends qui soupire et qui évoque les rives de son lointain pays. Tout de douceur et de persévérance.

« À chaque jour son poisson. Poisson lune ou poisson d’amour… Je suis ce que disent les objets, quand on les regarde avec une affectueuse attention. Chaque fois que je lance la ligne dans la mer de tes songes, j’attrape un souvenir, un regret, une larme. Il te faudra laisser ce flot partir jusqu’à l’océan, qui l’engloutira. Il y a des perles qui dorment, cachées sous le trop-plein de l’inacceptable. Ta civilisation est tortionnaire. Elle ne sait plus que contraindre et laminer. Elle ne sait plus que faire vaciller, au-dessus des têtes, cette épée qui tranchera la gorge. Si tu n’en veux plus, c’est que tu es juste redevenue « normale ». Pas un salaire ne justifie les crasses. La menace de la précarité ne permet pas non plus aux puissants d’anéantir l’être. Un jour, Dieu m’est témoin, ils paieront du prix fort. Qui mourra d’un cancer, qui devra supporter le suicide lent de sa fille ou de son fils. Ce qu’ils sont porte la mort. Oh ! Penny, ton reste de vie est ailleurs, dans un univers où l’argent claque moins, où le doute est une culture, où la patience n’est pas une faiblesse, où l’instrumentalisation à des fins égoïstes n’est pas l’usage. »

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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 19:48

Que c’est triste le pré quand la pluie qui dégouline ne cesse pas. Le sabot se mouille, et l’œil larmoie. Vouloir gambader revient à s’empêtrer dans un bourbier. Sale planète ! Du coup, ça me rappelle le paradoxe de la grenouille cher à Joël de Rosnay.

Il était une fois deux batraciens, Mimi « grenouille-fille » et Momo « grenouille-garçon ». Et un savant imaginatif qui passait son temps à triturer les bestioles pour en tirer des leçons. Un jour, il eût une idée, comme toutes ses idées, assez saugrenue. Il se munit de deux casseroles, les remplit d’eau, et les mit à chauffer. Dans le premier récipient, et dans l’eau froide, il plongea Momo. Et attendit. Quand l’eau fut bouillante, il jeta Mimi dans le liquide… Et il fit cette constatation surprenante.

Momo, ne se rendant pas compte du changement de l’état de son milieu, s’était laissé cuire. Ce n’était plus qu’une petite chose recroquevillée, aussi morte qu’une momie (encore que…). Mimi, qui avait été mise en état de choc, avait sauté hors de la casserole. Elle s’en tirait avec une grosse frayeur et quelques rougeurs.

Le savant en tira la conclusion suivante :

  • Quand le milieu change imperceptiblement, tout animal plongé dans ce milieu en crèvera.
  • Quand le milieu change brutalement, tout animal plongé dans ce milieu en réchappera.

 


Pour moi, salers à la dérive, j’en ai tiré une morale. Mon accident de début d’année, cette foutue cheville massacrée qui m’a tenue à l’étable un paquet de mois, a été mon eau bouillante. Alors que j’étais en train de me laisser cuire. Depuis, j’ai des comètes plein la tête… Et, de tête de comète, je vais aller essaimer des poussières sous d’autres horizons. Je ne sais ni comment ni quand, mais il viendra un temps où je pourrai aller paître dans d’autres champs, sous un autre soleil. Herbe grasse ou herbe sèche, je m’en fous, je ne suis pas vénale. J’ai juste envie d’une clôture qui ne soit pas faite en barreaux de prison.

 

grenouille

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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 12:45

samarcande

 

Décidément, les dimanches matins deviennent le moment où je plonge dans mes souvenirs… ça doit être le début de la sénilité. Depuis un certain temps, il me revient le nom de Samarkand, ville du bout du monde, qui parle de la route de la soie, de Gengis Khan et ses mongols, et, surtout, de Tamerlan. Il faut aimer l’histoire…

Un jour, j’irai à Samarkand, un jour…

J’ai fini par m’interroger. Pourquoi Samarkand ? Sans doute parce que cette attirance que j’éprouve pour un orient des mille et une nuits, passe par là. Et puis, en réfléchissant, ce désir me renvoie à mes années de jeunesse où j’ai rencontré un album de Danyel Gérard : « Toute une vie ». Ah ! Cet album ! Aux textes poétiques et curieux, qui parle d’ailleurs et de sagesse. À la frontière entre le mystique et la nostalgie. L’artiste est bien plus connu pour son petit Gonzales ou sa Butterfly. N’empêche que ce ne sont pas les titres qui me séduisent le plus.

Je me suis fendue d’une recherche sur la toile, on y trouve tout. Et j’ai dégoté ce qui suit, mes morceaux préférés. Mais je n’ai pas vu cet album en réédition, dommage.

 

 


Danyel Gérard Ils viendront tous par aandre_danyel  


Danyel Gérard Toute une Vie par aandre_danyel


Danyel Gérard Le Vieux de la montagne par aandre_danyel

 

Un jour, j’irai à Samarkand, un jour…

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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 14:30

chaminitos

 

Ceux-là ont fait un long voyage, en soute, depuis Le Caire. Ils ont souffert. Des éclats de terre ont pris la poudre d’escampette. Et Chaminitos père a eu la tête tranchée. Il a fallu la recoller. Ils avaient envie de liberté et l’histoire leur a donné raison. Désormais, famille tranquille, ils regardent ce pays de France avec, souvent, un œil amusé. Ils sont les gardiens de mon imagination, mais aussi ils parlent souvent avec une lucidité cruelle de nos vies bien trop occupées du matériel.

-Papa Chaminitos : « Drôle de pays que celui-là. On dirait que tout le monde court après une éphémère richesse. Que ce qui préoccupe l’immense majorité des occupants tient en quelques mots : bagnole, baraque, blackberry. La règle des trois B. »

-Fiston Chaminitos : « Comme dirait une amie, il s’agit d’être le plus riche du cimetière. En voilà un challenge qu’il est motivant ! Je ne suis pas sûr d’avoir envie de grandir ici. J’aimerais retrouver les immensités sableuses du désert. Reprendre une navigation éternelle, un ballot sur le dos. »

-Môman Chaminitos : « La règle des trois B… Avant, je croyais que ça voulait dire : bonté, bienveillance et bonheur. Il paraît qu’on est au pays des droits de l’homme, que le peuple s’enorgueillit de sa révolution. Je crois qu’ils ont oublié le siècle des lumières, la pensée et la philosophie. Qu’ils bafouent la fraternité. Elle sombre dans l’année de la grande dette… »

-Bébé Chaminitos, collé à sa môman : « M’man, je veux rentrer à la maison. Ouinnnn ! Je m’ennuie ici. Il n’y a que du béton et du bitume à voir. Et la campagne, elle n’est presque plus sauvage. Ils saccagent et salissent. Ils domestiquent tout. Je veux rester libre et indompté. »

Pfiou !!! Quelle troupe ! Pas exaltant, tout ça.

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Dialogues et monologues
Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 09:45

C’est un combat qui sert les droits de l’homme, et de la femme. Et l’arme, c’est la culture, le soutien scolaire, la musique, l’animation d’ateliers pour les enfants, aussi. Cette association est née durant les années de guerre civile, dans la clandestinité. Au cœur d’un quartier alors tenu par le FIS, désormais interdit.

Au-delà des principes qui ont prévalu à la fondation de cette association, ce qu’elle a de remarquable, c’est son fonctionnement, autant que les valeurs qu’elle véhicule : démocratie, solidarité, autonomie.

 

sos culture1

Les jeunes gens vont et viennent, présents et attentifs. Ils portent, sous l’œil bienveillant de quelques « figures historiques », Fatiha, Djamilla, Nacer, leurs projets, essentiellement de musique et de fraternité. Ils apprennent le prix du vivre ensemble. Et le Maghreb, dans ce que j’en connais, pourrait nous donner d’admirables leçons en la matière, à nous autres, enfants gâtés de la civilisation.

 

sos culture2

Peu de moyens, des instruments de musique souvent en mauvais état, mais une énergie débordante. Il faut écouter l’amour de la musique. Telle jeune fille porte le hijab en s’épuisant à la batterie. Tel jeune homme trifouille sa guitare jusqu’à en tirer un son le plus correct possible.

Cette jeunesse si vivante se lance à corps perdu dans la créativité. Et, au-delà, elle s’organise, s’entraide, se coordonne… L’air de rien, elle construit et apprend à construire.

Lorsque j’étais à Bab El Oued, la joyeuse troupe travaillait à la fête de la musique : un concert en plein air. Ils attendaient six cents personnes, je crois qu’ils ont eu plus de mille spectateurs. Une belle réussite. Mais j’étais déjà rentrée chez moi. Je le regrette.

SOS Culture Bal El Oued, une tache de couleur dans un quartier populaire et marqué, avec, en vitrine, le portrait du Ché.

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Vendredi 15 juillet 2011 5 15 /07 /Juil /2011 21:06

daktari

 

Lui, il arrive d’Afrique noire. Je l’ai croisé un matin que je travaillais, sur un quelconque salon. Il est en cuir. Rude, tanné, peint, le cuir. Il est rassurant, amical aussi. Il représente tout ce que les vieilles demoiselles, qui ont trop vécu, attendent d’un amour et qu’elles n’ont pas trouvé, qu’elles ne trouveront sans doute jamais : solidité et douceur mélangées. Le loup et l’agneau. C’est beaucoup demander ! C’est lui qui me raconte le fondamental, l’essentiel. Il est étrange parce que les propos qu’il tient, on pourrait les attendre d’une grand-mère, mais c’est lui, qui sait, Daktari, le zèbre hasardeux…

« Ce que le temps apprend, c’est la valeur des choses modestes, de celles qu’on croit insignifiantes. Ce que le temps apprend, ce sont les valeurs qui nous animent et qui nous remplissent. Ne cherche pas à être autre que tu es. Accepte les autres tels qu’ils sont. C’est sans doute l’apprentissage le plus difficile, sortir de l’illusion du changement. Pierre après cailloux tes jours fuient. Et tu engranges du souvenir, des rencontres, des chants et des cris. Fais en bon usage, ne les laisse pas t’échapper, ils sont ton terreau, ce substrat où poussent les herbes. Et surtout, arrose d’amour et de vie tout ce que ton passage t’offre. Lâcher prise et pardon. Jusqu’à la fin de ton temps. »

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Vendredi 15 juillet 2011 5 15 /07 /Juil /2011 07:43

It's me

Riyad Clarence

Murmures musicaux

 

Les morceaux de musique qui rythment ma vie...


 

 

Et la musique classique...


 

 

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