Quotidien d'une Salers

...Urinaires… Et alors, comme des milliers de vaches, je fais confiance à Mena-Bovine. On y a droit au moins plusieurs fois par jour. C’est d’un rassurant ! Surtout que la jolie Marguerite qui raconte ça, les yeux dans les yeux, elle a pas l’air d’avoir un âge canonique.


Euh ! L’âge canonique, ça commence aux environs de 40 ans, c’est biblique. Et la pub à la télé est l’étalon-âge le plus cruel qui soit :

  • 50 ans : âge quinquacanonique
  • 60 ans : âge sexacanonique
  • 70 ans : âge septuacanonique
  • 80 ans : âge octocanonique
  • 90 ans : âge nonacanonique
  • 100 ans : âge de la crémation.


C’est pas drôle…


Bon, je reviens à mes fuites. Si je me disperse, ce sont les idées, qui vont fuir. Quand on regarde l’histoire, on a l’impression que la femelle est une chose uniquement liée à ce qui dégouline d’elle. C’est pas ragoutant. Pour avoir eu des bouquins de médecine datant du début du 20ème siècle entre les papattes, j’ai eu longtemps la certitude que le corps féminin était réduit à ses pertes et surtout, à toutes les cochonneries qui occasionnent lesdites pertes.


De nos jours, on nous fait croire que nous sommes égales, que nous sommes libérées, mais la pub, elle, nous raconte autre chose. C’est peut-être pour ça que je déteste la pub.

En trois spots, je me sens comme une grosse chose pleine de fuites de toutes les couleurs et malodorantes. Et qu’il me faut combattre ma propension à la fuite mesquine, insidieuse et puante en me garnissant l’arrière train avec des couches plus élégantes les unes que les autres.


Ya que les vaches qui fuient ? Parce que les taureaux, ça n’a pas ce genre de problème ? C’est tout propre ? Ça sent jamais mauvais ? Je me pose des questions. Meuh !


 

provache


Vous fûtes plusieurs... 2 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Quotidien d'une Salers - Communauté : C'est une histoire de filles...;)

J’y retourne, aujourd’hui. C’est fou ça ! Il y a des bovins qui paieraient pour être à ma place, et moi je suis morte d’angoisse. Pas zen pour un crottin. Je sais que la course infernale, genre trophée Andros, le « sur la glace » va reprendre, que je ne vais pas réussir à rester calme. Ya trop de douleur accumulée.

Mais faire quoi ? Besoin de mon salaire, comme tout le monde. J’ai le moral dans les sabots, la panse qui fait la caillette, le boyau qui se tortille, la langue qui pend.

J’ai remis ma Main de Fatima, pour avoir un peu de chance. Mais la façon dont ces émotions d’anxiété me débordent n’augure rien de très positif. Les émotions, ça se capte, ça se transmet, ça s’éponge, et c’est pas bon que les miennes soient si tendues.

C’est pas de ma faute, je suis comme ça. Des fois c’est bien, et des fois, c’est dramatique.


 

khomsa

 



Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Quotidien d'une Salers - Communauté : C'est une histoire de filles...;)

J’aime assez regarder, quand j’ai le temps, et j’ai encore un peu le temps, le journal du midi, enfin, à treize heures. Pas sur Tifin, j’aime pas cette chaîne.


Et keskejevoa ? Le Prési-dents-qui-rayent va se balader dans les Ardennes. C’est la reconquête. Tout avait commencé là-bas : les grands projets, les grandes idées, les phrases fortes. A la France qui se lève au petit matin. Mais, dans ce qui m’occupe aujourd’hui, ce serait plus « la retraite de Russie », pour le Prési-dents-qui-rayent.

Comme d’hab’, je sens la colère qui m’escalade. J’en suis au stade « Mont-Blanc », je rouspète devant mon écran, j’engueule le bonhomme… et pis j’écoute. Faut pas exagérer, faut écouter, aussi.

Le monsieur évoque la prime que doivent toucher les salariés si des dividendes sont attribués aux actionnaires. Jusque-là, ça me semble normal.

C’est quand il a déclaré : « Sur ce point, je ne cèderai pas »… ou un truc dans ce genre, que j’ai éclaté de rire. Combien de fois il a affirmé qu’il « ne cèdera pas ». Il a tout lâché, le bougre. Les français surtout, il a lâché les français, la France d’en bas, celle qui en bave… On s’en fout ! « Il ne cèdera jamais ». Du coup, j’ai même plus envie de râler, j’ai juste envie de rigoler.


Et quand ceux qui l’ont choisi en 2007, disent qu’ils vont se tourner vers la Marine-qui-rit… moi, j’ai envie de pleurer.

 

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Je ne sais pas comment fonctionne cette entité étrange qu’est un cerveau. Il est latéralisé, ça je le sais. Il possède différentes zones qui régissent tout un tas de choses, genre la vue, l’ouïe, ou encore la gestion du cœur et du reste du corps.

Mais même si je ne connais rien, ou presque, au labyrinthe ondoyant des neurones et des synapses, je sens bien que le tempête gronde. Je dois reprendre le travail cette semaine, tranquillement. Un mi-temps dit « thérapeutique », avec un quinzaine de jours d’avance.

J’ai hésité, tergiversé, évalué, entre la vache kiaenvie et la kièparavie. L’angoisse est telle, de m’engluer à nouveau dans cette course qui m’a value un chute, que je me réveille chaque nuit. Et que, chaque nuit, je m’agite au point que mon lit est un champ de bataille.

Je n’ai plus la moindre ressource pour encaisser la pression. Travailler entre 50 et 60 heures par semaine, ne jamais récupérer les week-ends quand je fais des permanences, perdre en dix ans l’équivalent d’un mois de salaire de pouvoir d’achat, payer en partie mes déplacements au vu de la hausse du carburant et des sommes ridiculement basses de mes indemnités kilométriques, exploser mon forfait perso de téléphone pour entretenir mon réseau… tout ça, je finis par le vivre comme une injustice. C’est pas tant que je veuille à tout prix avoir une rente de situation. Non. Si j’ai choisi de travailler dans une assoce, et de rejoindre une cause qui me tient à cœur, c’est parce la « rentabilité » personnelle n’est pas ma motivation première. Mais là, j’ai atteint mes limites.

Parce qu’en plus, il faut porter les ambitions des uns et des autres, supporter les stratégies qui souvent changent d’un jour à l’autre, tenir en équilibre des rêves qui sont parfois si éloignés les uns des autres que j’absorbe les secousses. Trouver des solutions à des situations insolubles. Monter des projets qui seront impossibles à réaliser, le savoir, le démontrer, et ne pas arriver à convaincre de cet irréalisme. Avaler les remarques si les choses n’avancent pas assez vite. Prendre de plus en plus de responsabilités sans jamais le moindre compliment, la moindre reconnaissance. Et parfois, se sentir méprisée, voire fortement décriée.

Je n’ai pas d’illusion, ma situation n’est ni pire ni meilleure qu’ailleurs. C’est devenu le lot du travailleur que d’être de plus en plus pressurisé et d’avoir à dire « merci » pour la chance qu’il a d’avoir un boulot.


C’est simplement que cette situation m’est devenue juste intolérable. 


 

cerveau


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…Ouvrir une rubrique « médicale », durant le temps de mon immobilisation. Parce que dans ma saillie précédente, concernant la vie des mamelles, je n’ai pas tout dit. Normal, il faut bien que j’en garde sous la plume, sinon, je m’ennuie…


Donc, ce matin, je passe à la radio… Je papote, et voui, je suis une pipelette, avec la dame qui me martyrise les lolos. Elle voit bien que je boîte, alors elle vient aux nouvelles.

J’explique… courir, travail, verglas, hôpital, plâtre, 50 jours allongée. Enfin, tout le truc. Elle me regarde, et me déclare, le plus sérieusement du monde :

« Bah ! Dans quelques années, du coup, vous aurez l’arthrose kivacicolé ».

 

Avenir ô combien palpitant !!!


Plus tard dans la matinée, je vais voir gentille-kiné, et je lui raconte ma rencontre avec la dame qui martyrise les lolos. Ça la fait marrer. Et puis :

« Et encore, vous avez eu de la chance, vous n’avez pas fait de Neuro-algo-dystrophie (je ne sais pas si ça s’écrit comme ça) ».

 

C’est un truc pas possible, qui peut durer très longtemps, genre deux ans, et qui arrive si l’œdème n’a pas été assez comprimé. Les muscles et les tendons se calcifient et les os se déminéralisent… c’est ce que j’ai cru comprendre.


Pfiou ! J’ai eu chaud. J’ai fait enlever mon premier plâtre trop serré, vu que mes doigts de pieds allaient tomber à force de bleuir. Comme ma cheville était moins comprimée, j’aurais pu faire de la neuro-machin-chose. J’ai risqué la phlébite. Et un superbe destin d’arthritique m’attend, à moyen terme.

Bon, il me manque l’ostéoporose et le rhumatisme. Ça ne devrait pas tarder. Au moins, je pourrai prévoir la pluie…

 

provache


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« Pâturage et labourage sont les deux mamelles de la France »… Ces paroles du grand Sully… Euh ! Enfin… « Grand », j’en sais rien, mais ministre de Henri IV, sûrement… étaient enseignées à l’école quand j’étais petite. Depuis, le monde a bien changé. Retourner la terre et garder les troupeaux n’est plus l’essentiel de notre économie… Par contre, la mamelle, qu’est-ce que c’est à la mode ! Entre les jolis colifichets et les aides à l’amplification, ya de quoi l’habiller avec élégance. Voire de lui fabriquer un destin à la Lolo Ferrari (Paix à son âme). La chirurgie s’en est mêlée, du coup ça nous laisse, nous autres vaches désargentées, avec l’impression qu’on ne porte pas de seins. Comme si on n’allait pas chez le dentiste.


Mais c’est bien Madame Sécu qui est la plus attentive au sort de la mamelle dans ce beau pays de France. Entre les spots télés, les témoignages dans les journaux, et les lettres compatissantes dans la boîte idoine, ya de quoi s’inquiéter pour la santé de ses mamelles… Au point que, harcelée depuis trois ans par mon futur cancer (forcément), paniquée par la composition de mon déodorant (bourré de trucs pas nets), terrorisée par mon alimentation (gourmande), ma consommation de tabac (qui continue… snif ! pas réussi à stopper), mon petit verre de vin pendant le repas, j’ai fini par céder à l’angoisse ambiante. Je me voyais, dans mes pires cauchemars, avec un torse d’éphèbe et un duvet naissant.


J’ai donc sacrifié, puisque que j’ai le temps en ce moment, au rite désormais incontournable de la mammographie. Ce matin.

Outre le fait que c’est désagréable, la dame qui fait les photos me déclare : « Veuillez vous rhabiller et atteindre le médecin ». Gloups ! Pourquoi faut voir le médecin ? Yakekchoz ? Bref, me voilà à attendre dans une cabine où je caille. Le docteur arrive, me demande d’ôter à nouveau mon haut, pratique un examen de routine. Et déclare que j’ai des mamelles impeccables.

Passé le moment d’angoisse, j’ai été très vexée. Parce qu’il parlait de la santé de mes mamelles, et pas de leur esthétique. Ça encourage pas en prendre soin, ça… Nous vivons dans un monde d’image, n’est-ce pas ? Je dois être très décalée, j’aurais préféré…

 

Oh ! Ma vache, comme vous avez de jolis seins !

Il vous faudra bien en prendre soin.

Car si leur santé ressemble à leur beauté,

Vous êtes l’exemple des Salers de ce pré…

 

Raté !

 

provache


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Je viens de regarder « Mort d’un Président », sur la 3. D’habitude, ce genre de téléfilm gonfle la vache gaucho que je suis. Mais là, j’ai les émotions qui se bousculent. Pour tout plein de raisons qui ne sont pas forcément politiques d’ailleurs.


 

jfb

 


D’abord, c’est formidablement joué. Jean-François Balmer est extraordinaire. Et puis, je me souviens parfaitement de cette époque-là. C’était l’année de mes 16 ans. Je militais à « Choisir », et c’était illégal, vu que j’étais mineure. Pour sûr, mes parents n’en savaient rien.

«Choisir », c’était l’association qui pratiquait des avortements clandestins avant la huitième semaine de grossesse. Au-delà, des convois étaient organisés vers des pays plus « équipés », ou moins réactionnaires. Mais les virées de trois jours n’étaient accessibles qu’aux femmes, disons, un peu nanties. Et ça me foutait les mamelles.

Mais surtout, ce jour d’avril où le Président est décédé, c’est con à dire, mais c’était le jour de ma première (très grosse) cuite. J’avais fait la fête pour l’anniversaire d’une copine. Et le soir, pendant les dossiers de l’écran, je me souviens de deux choses : une énorme vague, un film où la mer était présente, et le moment où l’image s’interrompt parce qu’il faut annoncer le départ, définitif, de Pompidou. J’avais envie de gerber et il ne fallait pas que mes parents s’en aperçoivent…

 

C’est bien des années plus tard que j’ai découvert que le bonhomme avait écrit une formidable anthologie de la poésie française. Et c’est bien des années plus tard que j’ai compris à quel point un président cultivé est important, fondateur et formateur, quand il faut manier les  manettes de notre pays. Je pense que l’agité qui nous gouverne devrait se poser des questions. Bon, ça c’est un aparté partisan.

 

En ce moment, c’est le débat… comme au bon vieux temps des « Dossiers de l’Ecran ». Bah ! Ça vaut pas mieux que la parodie de débat à la fin de « Papi fait de la résistance ».

 

Et, décidément, la machiavélique Mme Garaud n’est pas très contente de l’image que le réalisateur a donnée d’elle. Ça ne m’étonne pas tellement, elle aurait sans doute voulu être la première femme « Président de la République ». Elle n’a vraiment rien compris. On s’en fout de la vérité historique, notamment quand on écrase les mouches avec un marteau-python. L’ambiance, elle, est très juste. Et de cela, je suis sûre. Je m’en souviens.


Et je me souviens même que, au moment de l’élection, le résultat entre Giscard et Mitterrand était donné si serré, que dans certaines d’entreprises, notamment américaines, des panneaux avaient été collés aux machines : « Propriété de… machin ». Z’avaient peur des nationalisations massives.

Les cons !

 

gp


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Et j’enrage, comme taureau ayant aperçu un chiffon rouge. Commençons par le commencement… il y a un peu plus d’un an, je me suis offert une petite étable toute neuve, genre nid douillet. Gros travaux pour la mettre à mon goût. Faisant confiance à mon sixième sens (pour une fois), je vire le gaz et je passe au toutélec. Donc, ballon d’eau chaude fixé au mur. Et j’emménage en mai 2010. Fin du préambule.

 

Il y a environ trois mois, papi-voisin vient me voir timidement. La fixation de mon chauffe-eau avait traversé. Dans son entrée, le plâtre avait éclaté et abîmé son revêtement, une espèce de toile de jute marronnasse gaie à se défenestrer au bout de dix minutes. Il venait juste de s’en rendre compte, ce n’était donc pas flagrant. Evidemment, je prends mes responsabilités : déclaration à Mme Nassurance, contact avec les entreprises et tout et tout.

 

Ce matin : visite de l’expert, en présence de l’électricien, du papi-voisin et de sa grosse vache de fille. Je vais être très claire. Je ne me moque jamais du physique de qui que ce soit, je trouve cela méprisant et méprisable. Mais cette grosse vache là respire la bêtise, l’arrogance, la suffisance et la mesquinerie. Ya pas besoin d’être la génisse Irma pour le deviner. Ya des bovins qui portent sur eux leurs tares. Je suis très triste pour gentil papi-voisin.

 

M. L’expert pose ses questions et tutti quanti. Kikapozélechofo ? Je ne sais pas, et l’électricien non plus, vu que c’’était son ouvrier qui était sur le chantier, avec le maçon et le plombier. Bref, pas moyen de déterminer la responsabilité. Je commence donc à me renseigner sur les aspects d’usage et d’ordre juridique. M. L’expert m’explique, je finis par comprendre.

 

Et voilà que grosse vache, de sa voix de crécelle, outragée parce que je me m’informe, pérore et vitupère.

-« Oui, l’année dernière, j’ai eu un dégât des eaux, et les voisins du dessous qui sont très antipathiques, en ont profité pour faire retaper tout leur appartement à mes frais. Ya pas de raison, il faut refaire toute l’entrée à vos frais… ».

J’en suis restée comme deux ronds de gîte ! Même L’expert a eu un instant d’absence, genre grand vide dans les yeux. Et là-dessus, grosse vache enchaîne…

-« Et pis vos travaux, y z’ont fait du bruit et Maman était malade. Et pis l’ascenseur était tout le temps sale ».

Là, c’est M. L’expert qui lui a fait remarquer que des travaux, c’est rarement silencieux et propre, et qu’il ne faut pas exagérer, quand même !

 

Emotive comme je suis, j’étais prête à exploser. Ça aurait cochonné les murs, alors je me suis retenue. Et j’ai capté la petite flamme avide qui brillait dans les yeux de grosse vache… Je crois que j’ai tout comprite ! Vieux parents, grand appartement qui va valoir beaucoup de sous… Et si on s’offrait un petit lifting au frais de la princesse. Passe que le dégât, il est réparable par un bricoleur averti. Et la toile de jute, une fois recollée, surtout rugueuse et sale comme elle est, ça ne se verrait pas. Je crois que M. L’expert a eu la même fulgurance que moi. Il me fait un sourire, sort son tarif, prend le coût du papier peint le moins cher, le tarif de main-d’œuvre… et évalue le dommage à 690 euros. Déçue, la grosse vache. Elle ne pourra pas faire poser du marbre au mur sur le compte de Mmes les Nassurances, ni sur le mien.


Une autre chose dont je suis sûre : c’est que, quand elle reçoit ses factures annuelles d’assurance, et ben, elle râle parce que ça augmente. Cette bovine là, c'est une vacho.


 

vacho


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schrek

 

L'épuisement m'a assaillie en milieu d'après midi... Je ne sais pas pourquoi, mais il y a des moments où je m'effondre. Tout se passe comme si, quand j'ai beaucoup parlé, écouté, alors je passe en mode "neurones brûlés"... C'est l'impitoyable loi du burned out, du nervous breakdown. Je suis  perclue de craintes autant que les rhumatismes qui me guettent à échéance. Il va falloir me replonger très prochainement, dans le tourbillon  professionnel, et j'ai peur de me laisser embarquer, à nouveau, dans la vampirisation de ma vie personnelle... Me protéger... Me le répéter chaque  matin, comme un mantra. Jusqu'à ce que ça rentre. Pfiou !


... Donc, dormir, dormir. Siouplait, Madame Morphée, vous ne voulez pas me bercer ? m'étourdir ? m'assommer ? me lobotomiser ? Que je puisse recharger les caillettes. Que nenni, ya pas moyen de fermer l'oeil. Bon, je vais me téléphager alors. Je passe en revue mes chaînes préférées, ya de quoi se suicider, s'asphyxier en se bouchant tous les orifices de la respiration avec des knakizes. Tin ! J'ai Schrek le quatrième et je l'ai pas encore maté. En général, me concentrer sur un film a un effet somnifère immédiat. Sauf que je me suis prise au jeu, et j'ai regardé jusqu'au bout. Bon, c'est pas le meilleur, mais c'est pas mal quand même. J'ai bien aimé le chat, enflé, boursoufflé, qui fait sa petite bouille attendrissante...


Alors j'ai repris ma course folle au gré de mes 450 chaînes et je suis tombée sur Mezzo. C'était juste ce qu'il me fallait, après Schrek, de la musique classique. Même que c'était Don Giovanni de Mozart, et que j'adoooooooooore la musique de Mozart. J'avais raté la représentation, mais, pas grave. Je suis arrivée au moment du festin avec le Commandeur, quand le vilain séducteur refuse de se repentir et est entraïné dans les enfers, voué à la géhenne...


De Schrek à Don Giovanni, ça fait un sacré grand écart... mais j'arrive toujours pas à pioncer.

 

Pour sûr, ce soir, à dix heures, je me shoote au fromage blanc, et je me mets au lit. Surtout que demain, je commence la révision des cent mille kilomètres... euh ! des presque 53 ans. Je crois que vais pas aimer me faire piquer, aplatir, trifouiller.

 

dongiovanni

 



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Comme je m'ennuie... enfin par moments. Comme mon Office me boude, je me suis amusée, vache avachie, à me tester sur des applications offertes gracieusement par M. Facelivre... Sur des thèmes qui m'intéressent... Qui suis-je ? Dans quel pré j'erre ? Bizarre... je ne suis pas vraiment étonnée  de ce que j'ai découvert. Entre moi et moi.

 

D'abord, je voulais savoir quel morceau de mon cerveau je sollicite en priorité. Même si tous mes potes aguerris au repérage de la zone de  prédilection m'avaient informée sur la question... Et bien j'ai une préférence pour ma cervelle droite. La Gaucho qui pense avec sa droite ! Meuh ! Je suis intuitive... ben alors faut que j'apprenne à m'écouter, plutôt qu'à balayer d'un revers de queue mes impressions, comme si je chassais une  mouche, ça oui ! Je crois aux phénomènes irrationnels... Je crois aux signes. J'ai une vision globale des choses et ne m'attache pas trop aux détails, c'est pas faux, mais c'est pas vrai non plus. J'ai le sens de l’esthétique et du beau, ça c'est vrai... Fin du premier test.

 

On finit toujours par se prendre au jeu, j'ai donc mis mon ego en danger en allant chercher des réponses à mes questions existentielles majeures et  irrésolues. Qui est mon taureau et comment je partagerai l'étable avec lui ? Ah ! voilà une préoccupation qu'elle est importante... Comme qui dirait, l'analyse ne m'a pas surprise.


Alors, mon taureau est créatif et imaginatif. Peu importe qu’il réussisse ou non, qu’il soit riche ou pauvre, l’important est qu’il me séduise par son talent  et qu'il me fasse vibrer... comme un violon, je le confirme. Il doit avoir plusieurs facettes, et surtout sortir de l’ordinaire... c'est la moindre des choses. Un artiste quoi. Ben je le sais que je craque sur les artistes, surtout les déjantés. Nan mèèèèèèè !


Quant au partage de l'étable... Je n'ai pas envie de faire des efforts. J'ai mes petites habitudes, mes petites manies et n’aime pas qu’un intrus vienne  foutre le bordel dans ma vie... kikaimeça ? Indépendante, j'ai besoin de faire ce qui me plaît sans rendre de compte à personne... kikaimeça ?  Toutefois, je peux tomber amoureuse et accepter qu’on me passe la corde au cou ...mais mon chéri devra avoir une patience d’ange pour supporter  mon foutu caractère ! Ouinnnnnnnnnnnnn !!! C'est pas vrai. Je suis sage comme un orage !

 

De l'art et la manière de tuer le temps... Et toi lecteur, as-tu fais ce genre de test ?


 

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