Et voilà, on personnalise la collecte des ordures ménagères. On puce les poubelles, et on facture la levée ou la pesée,
voire les deux. Tout va bien. Ya bien un mot qui s’appelle solidarité ? Nan ? Autrefois, ce genre de service, ça faisait partie du service public ? Nan ? Bon d’accord, ya tout plein de gens qui
font n’importe quoi avec leurs déchets. Mais ce sont les ceusses qui jouent le jeu, qui vont perdre. Évidemment. Il y aura toujours un quidam pour se débarrasser de son stock de canettes aux
dépens des disciplinés. Il y aura toujours un fainéant qui laissera un sac vicieux comme un cercle devant leur porte. Et la vie dans les rues ressemblera à un sommet russo-américain au temps de
la guerre froide. D’ici qu’on se la joue « Baie des cochons » ! Yep ! Vu du pré d’une salers, il y a quelque chose qui se décompose en république de France. Nous sommes condamnés à payer plus
pour un service moindre. Et voui ! Je vois ça d’ici…
6 heures du mat', temps à frisson. Les deux voisins qui montent le son. Une rue vide et livide à l’heure où se
couchent les fêtards.
-Madame Trisélectif : « Je vais sortir ma poubelle en or juste à l’heure
où passent les poubelliers. Comme ça personne ne viendra squatter l’espace restant… Je ne paierai que ma pesée, que ma levée… »
-Monsieur Jtchenchose : « Je vais balancer les cadavres de mes agapes dans
la poubelle en or de la madame d’à côté. Comme ça j’allègerai ma facture de pesée et de levée… »
-Madame Trisélectif : « Ah ! J’aperçois ce porc de Jtchenchose !
»
-Monsieur Jtchenchose : « Oh ! J’aperçois cette truie de Trisélectif !
»
-Madame Trisélectif : « M’sieur Jtchen, passez votre chemin, ma poubelle
est pleine »
-Monsieur Jtchenchose : « M’dame Tri, je vous merde, je fais ce que je
veux »
-Madame Trisélectif : « M’sieur Jtchen, si vous insistez pour me faire
porter le poids de vos cadavres, j’appelle la maréchaussée »
-Monsieur Jtchenchose : « M’dame Tri, si vous m’ennuyez, je pisse sur
votre poubelle »
-Madame Trisélectif : « M’sieur Jtchen, vous êtes un malappris !
»
-Monsieur Jtchenchose : « M’dame Tri, vous êtes une malaimée
»
Pif ! Paf ! Pouf ! Coup de bouteille contre coup de gueule…
…
Ce genre de blague, c’est toujours l’été, pendant que le pèlerin se fait bronzer, et qu’il oublie les tracas quotidiens.
Bon, ben moi, je retourne brouter.
0
-
Publié dans : Quotidien d'une Salers
-
Jeudi 14 juillet 2011
4
14
/07
/Juil
/2011
12:38
Vos murmures