Corégone sumo, a dit en son temps le grand philosophe et mathématicien du Marais, L’Ainé des Quatre. D’un saut de puce au lagon, j’ai remis ma pensée sur le métier. Et j’ai glané, ça et là, des idées bien curieuses, des moments très intenses.

Quand j’observe mon marais qui tourne en rond autour de ses crados trop gâtés, et de ses ados déboussolés, il me vient une moue molle. Perplexe, la moue molle. Il me vient, largement susurrée lors d’une conversation tranquille, un soir, la sensation que ce qui est universellement partagé, c’est l’ennui. Non pas un ennui abyssal, mais ces petits moments d’oisiveté, ou encore ces instants de solitude où l’on se retrouve entre soi et son ego. Et nous, marais nanti, trop riche, enrichi d’ailleurs des ressources d’autres flots, nous conjuguons cet incroyable concept qu’est « La Consommation ». L’oie si votée est mer des poux les vifs.

Une heure à perdre, je consomme. Un trou dans l’agenda, tu consommes. Un samedi esseulé, il ou elle consomme. Une pause vide, nous consommons. Des congés dépeuplés, vous consommez. Un célibat tenace, ils ou elles consomment… A découvert la plupart du temps, agios garantis. Le grand requin de la lessive Kidécap, nous manipule pour nous fourguer, dans une circonstance désœuvrée, sa nouvelle création, en pâte, en cube ou en seringue.

Et du coup, quand je mets ces réflexes compensatoires face à d’autres formes de gestion du temps libre et non encombré, je me rends compte qu’il y a bien des façons de se remplir. Que se remplir d’objets expose à l’encombrement des étagères et à l’indigestion des cintres. Un cintre qui fait une crise de foie, ça s’appelle un sac poubelle. Pitoyable !

Ici, au lagon, par exemple, ils cultivent l’échange et la générosité, le partage du pain, le partage du mot lors d’interminables conversations tranquilles. Forcément, l’argent est rare. Ici, ils donnent. Et s’ils reçoivent en retour, c’est bien. S’ils ne reçoivent pas, ils auront passé un moment délicieux.

Pourtant, ce lagon tant aimé marche à grand pas vers nos modèles. Pourvu qu’il n’en perde pas son âme, ce qui fait son incomparable charme, et sa richesse, cette qualité humaine qui sourit à chaque remous, à chaque herbier !

Je panse donc je fuis.

La Tanche, le 15 septembre 2009


La petite phrase du jour

Je pense donc je suis.

René Descartes


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Comme un poisson lune, bouffi, piqué par un alevin taquin. Je frétille jusqu’à l’hystérie pour m’acquitter de mon emballage quotidien, et j’ai beau me hâter, le sort m’est contraire. Autant dire que je suis dans un état proche de la maxi-matosse, bien que n’étant pas un espadon rongeur. Je ronge mon frein, ça oui ! Et je sens les angoisses me titiller le neurone, me tripoter la synapse, me secréter l’adrénaline. Le zona me guette sournoisement.

Alors je calme cet état inconfortable de sourde inquiétude à coup de nourriture. J’avale, j’engloutis, je déguste, je me remplis. Je me remplis de peur qu’un courant ne m’emporte. Et comme je me remplis, je m’alourdis. Et comme je m’alourdis, je suis anxieuse. Ça s’appelle un cercle vicieux. Infernal !

Bon d’accord, trois kilos, c’est quand même pas trois cents. Mais trois cents, ça commence par trois. A ce rythme, ma garde robe de tanche coquette va finir en feu de joie dans la cour. Il faut que je me reprenne. D’ailleurs, hier j’ai commencé, j’ai briqué l’antre. J’ai traqué la poussière, rangé tout ce qui trainait. Tant et tant que j’ai bien dormi. Mais s’il faut, pour m’apaiser, frotter les sols, je vais changer de job. Je vais monter une petite entreprise de nettoyage d’antre. Je ferai du sport : je me tortillerai sur de la musique pop tout en astiquant le parquet. N’empêche qu’avant de me reconvertir, je vais peut être tenter de m’apaiser.

C’est comme ça, les tanches, ça lutte contre l’adversité jusqu’à plus faim, pour finir harassées. Ça passe de l’état joufflu, à l’état anguleux selon les soubresauts de la houle.

La Tanche, le 11 septembre 2009


La petite phrase du jour

Le fromage fait tout digérer, sauf lui-même.

James Joyce


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J’ai fini par atterrir à Marrakech, même si je n’ai pas encore raconté la route. Ville grouillante. Une place Jama El F’na, si célèbre et bien décevante. Des échoppes, quelques animations, beaucoup de femmes proposant des tatouages au henné.

Marrakech n’est pas ma ville préférée, et je crois que mes deuzelles n’ont pas particulièrement apprécié cet endroit là. Mais j’en parlerai une autre fois.

Non, ce qui me revient, ce qui fut sans doute le meilleur moment de cette étape, c’est la villa Majorelle, petit morceau de poésie au milieu de l’urbain.


Majorelle la belle, l’intemporelle, de bleu et de ciel. Un instant apaisé au cœur d’une ville agitée. Au plus torride, alors que l’été grille, une cathédrale de verdure ombrage des allées patinées. Patinées, par le temps, par les pas à peines posés des visiteurs. Ici, on retient son souffle, pour laisser la brise froisser les feuillages, pour ne pas troubler la quiétude du lieu.

Même la carpe Koï, blanche, blanche dans une eau sombre, lambine quand elle cherche sa pitance. Elle s’ébat blanche au milieu des poissons rouges.

Et la brune s’est recueillie, quelques secondes, là où un panneau « Silence » laisse la mémoire de celui qui, longtemps, veilla à ce que la magie du jardin ne se fane pas.

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Ils nous prennent pour des morues abêties, les ceusses qui mènent le marais. Le roi des tritons nous raconte des salicornes. Donc, nous allons avoir une taxe forbonne. Une taxe appliquée à notre consommation d’oxygène dans notre vie quotidienne. A-t-on déjà vu un poisson s’empêcher de respirer pour éviter de faire des bulles ? C’est sûr, nos bulles contribuent à l’effet de suaire, et ça aveugle, réchauffe le fond du marais. C’est sûr. Mais nous, les tanches, ablettes, sardines, rascasses d’ici, nous ne sommes qu’une infime poignée dans ce vaste lac qu’est notre monde. Alors notre impact bulle ne va pas décroître de façon significative, surtout si les carpes koï, les gavials (je ne crois pas qu’on dise « gaviaux ») du Gange, les poissons rouges et jaunes et autres fugus en profitent pour bouillonner encore plus. Sans compter que les black-bass d’Homerdique ne vont pas arrêter de s’agiter.

Total, nous autres, cyprinidés du marais, de concert avec quelques harengs de la baltique, nous allons cracher et recracher au bassinet. Mais, et j’en ai l’intime conviction, c’est juste histoire de nous sucer un peu plus la nageoire. D’extraire de notre pauvre corps fourbu de travail et harassé d’impôts, le peu de nuoc man qu’il nous reste. On va tous finir en sushi. Même qu’en plus il faudra régler la facture des algues et du riz gluant, ce sera la taxe d’éco-emballage. Ah ! Ça existe déjà. Pas grave, il trouvera un autre le nom, le grand Triton. Il a de l’imagination.

En tout cas, cette nouvelle dîme va donner du boulot à quelques congres. Va falloir potasser avec ardeur pour définir les exonérations de taxe forbonne. Et ceux qui seront les heureux bénéficiaires de ce passe-droit, devinez leurs noms… Pas les tanches anonymes, en tout cas.

La Tanche, le 3 septembre 2009

 


La petite phrase du jour

L’idéal, ce serait de pouvoir déduire ses impôts de ses impôts

Jean Yanne


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… le bigorneauphone. Cet espèce d’ustensile laid, qui tient plus de la boîte à savon que de la boîte à musique, pollue, s’incruste, C’est devenu le tueur de lettres, le massacreur de cartes postales, l’empêcheur d’écrire en rond. Alors que la chose ne devrait servir qu’à informer, caler, organiser, il envahit tout l’espace. Il dort à côté de l’oreiller, parce qu’il s’est improvisé réveil…

Autant dire que la dictature du bigorneauphone frise l’insupportable, quand l’éteindre devient un crève-cœur, que la peur de rater un appel l’emporte sur le raisonnable.

Comment faisaient les grands-mères tanches autrefois ? Ben l’information attendait le soir ou la tournée du facteur.

Mais le pire, le summum de l’incongru, du décalé, de l’improbable, c’est ma copine poissonne panée qui l’a vécu, en mai dernier, au lagon…

Pour tout dire, nous avions, passé une merveilleuse journée loin de tout, au fin fond d’un vallon enchanté, immergées dans cette autre culture. Nous butinions des miels délicieux, nous goûtions des huiles parfumées. Nous voguions de plateau arboré, en vallée foisonnante. Et puis…

Et puis, la sonnerie stridente de son bigorneauphone, alors que nous étions à quelque seize cent mètres d’altitude, et à trois heures de piste du moindre village, retentit comme un trublion.

-« Allo… Madame Poissonne Panée… C’est Monsieur Carrelet – Société Sécuritartas- Nous souhaitons vous entretenir de notre nouveau système électronique de protection de vos algues d’entrées… »-.

Deux choses ont failli me faire mourir de rire. La première, c’est que, perdues dans les genévriers, à humer le parfum des fleurs de printemps, la préoccupation sécuritaire d’un marais paranoïaque avait quelque chose de décalé. La seconde, ce fut l’expression ahurie de la poissonne.

Surréaliste !

La Tanche, le 1er septembre 2009


La petite phrase du jour

Où se posaient les hirondelles avant l’invention du téléphone ?

Grégoire Lacroix


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Petite leçon pour harponner une tanche ordinaire. O vous ! Les poissons célibataires, les assoiffés de gratins, les malheureux du drap froissé, les frustrés de la tartine beurrée, veuillez lire attentivement les quelques conseils d’une pauv’tanche célibataire qui ne rechignerait pas à être séduite, voire conquise. N’imaginez pas qu’il suffit d’afficher une superbe moustache bleu nuit bien lustrée, ou encore un roulement de « rrrr » digne d’un chanteur de Mexico ! Nan ! ça marche juste le temps d’une soirée, ce genre d’artifices. Faites plutôt dans le subtil, le raffiné, voire le bizarre.

Bien évidemment, vous vous demandez ce que peut être le subtil, le raffiné ou le bizarre. Moi aussi, pour être honnête. Je vais donc tenter de défricher, débroussailler, déblayer ce terrain un tantinet cabossé.

Le subtil… Ne dites jamais à une tanche ordinaire : « Tu sais, ce n’est pas une question de physique, j’ai déjà été amoureux de boudins ». Dites plutôt : « Chère Tanche, une physique un peu difficile, voire ingrat, recèle de très belles qualités cachées. Je dis cela d’une façon générale... ».

Ne suggérez pas plus : « J’aime les nanas qui se démènent, j’apprécie modérément les planches à découper le thon, les inertes ». Suggérez plutôt : « Chère Madame, je ne daigne pas m’en remettre aux nageoires expertes et coquines de mon namoureuse. Etant féministe convaincu, je suis pour le partage des tâches ».

Le raffiné… L’erreur la plus courante, c’est l’eau de toilette. Evitez le musc, ou tout autre parfum de synthèse vaguement animal, qui renifle plus le produit désinfectant que le philtre d’amour. De même, l’élégance à l’italienne est dépassée depuis la mort du grand Mardeleau Mastroravi. Point de veste carrelée sur braie rayée, pigmentée de cravate fleurie. Du sobre, du sobre, du sobre.

Et le bizarre ? me direz vous. C’est avec délicatesse, et mystère, que vous saurez entrainer votre future conquête dans quelque cimetière marin pour lui raconter une épopée du Hollandais volant, ou encore une bataille du regretté Barbe Noire. La Tanche apprécie l’imagination. Lui commenter la politique du jour, l’augmentation de la balle de ping pong ou encore les dernières frasques des princesses du marais l’ennuieront terriblement. Alors, les Hedge Fonds, surtout n’y pensez pas. Un zeste d’inquiétude, une pincée d’extravagance, une pointe d’humour, le tout assaisonné de farfelu, voilà ce qui fait vibrer une tanche.

Maintenant, ce que j’en dis…

La Tanche, le 30 août 2009

 


La petite phrase du jour

Les séductions de la chair sont moins distrayantes que celles du cœur et de l'esprit.

André Gide


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C’est un bivouac hors du temps, dans un village hors du présent. Ici, au bout de la route, je suis arrivé au bout du monde. Là où le goudron n’existe plus et que la piste reprend son empire. Là où les respirations sont de sable et de ciel.


Deux nuits pour reposer, là, sous les étoiles, ma carcasse qui a déjà roulé. De l’Atlantique au Désert. Mes deuzelles, cette première nuit, dormiront le nez sous la lune, protégées par le carré des tentes en terre.


Quand le soleil plonge derrière les dunes, qu’il ne reste plus qu’un halo de lumière, alors de toutes petites vies se mettent à grouiller. Insectes et rongeurs. Et des poignées d’un sable orangé volent dans le vent qui se lève.


La Brune, cette nuit là, a longtemps rêvé avant qu’un sommeil apaisé ne la surprenne. Soirée magique où les goûts du tagine se sont acoquinés du chant de Salah et de ses potes. Quand, juste couverte d’un drap presque trop lourd, elle a enfin laissé son imaginaire parcourir la Voie Lactée, cette galaxie où la terre est grain de poussière, de drôles de mots, des bribes de poésies l’ont envahie.

-« Au désert j’irai user les cailloux des amours anciennes, de ces tristesses imprimées dans ma chair. Monde serein qui chauffe au rouge le jour et qui s’enivre de silence dans la nuit. J’effacerai le sourire d’un chanteur ou le rire d’un rodeur, d’un voleur de cœur. Pour qu’un matin je me sente vivante et qu’enfin j’ouvre mon univers à quelque baladin tranquille. Je ne suis pas Marie d’Egypte. »-

L’histoire ne dit pas si ma brune a trouvé l’apaisement au-delà de cette nuit magique. Mais je le saurai.


Et j’ai remis mes roues sur la piste, pour aller me perdre au pied de l’Erg Chegaga. Sans Salah, je n’aurais jamais trouvé ces petites cahutes, toutes de laine tissées, qui se cachaient entre deux rondeurs du Sahara.


Longue est la minute dans le désert.

 



Visiter le site de « Bivouac sous les étoiles » qui a organisé notre étape.

 

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J’ai ramené mes deuzelles à Tafoghalt, au château de la Chiure. Elle a poussé, la bestiole. Elle ressemble à tous les chiens du coin. A se demander qui est son géniteur. Elle a drôlement changé quand même. Elle a perdu son côté « boule de poil ». On dirait une saucisse montée sur quatre grosses carottes, avec une petite tête en forme d’aubergine. Mais, même si elle ressemble à un puzzle fabriqué de plusieurs anatomies, elle a gardé son côté mi-trouillard mi-séductrice. Elle sait à merveille présenter le ventre quand elle veut des câlins. Elle sait folâtrer et tenter d’apprivoiser des chatons sauvages. Elle sait couiner quand elle a fait une bêtise, par anticipation, et aussi pour attendrir un regard humain réprobateur.


Le nom de chiure lui va encore mieux maintenant qu’elle a pris de l’âge. Elle cavale, elle se promène, elle explore, elle joue, elle découvre. Elle est vivante et elle a l’air d’aimer ça. Elle passe son temps à tenter de squatter des endroits confortables, en douce. Et quand on la prend à s’être vautrer sur un lit, son bon regard de chien qui ne veut pas être battu, désarme l’éducateur.


Bref, la bestiole a environ six mois, et elle promet. Les deuzelles en sont toujours aussi gaga. Elles se sont promis de revenir la voir.

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C’est un pays bordé de vagues comme un fin mouchoir est bordé de dentelle. Un pays qui se réveille dans la brume et les embruns. Même si, au loin, l’Atlas, géant rocheux, contemple l’horizon.


Des vagues et des vagues…

Celles de la Méditerranée, en mai, où les deuzelles et la Môman ont trempé les petons. La brune a rêvé au rythme lent de l’écume qui s’écrase sur le sable. Elle a médité un peu, sur l’illusion, sur l’inanité des vanités humaines, sur le temps qui passe et qui rattrape, qui attrape. En contemplant sa jolie maman. De souvenir en souvenir.

Et je la regardais regarder l’infinie ligne azurée où l’Europe, juste en face, s’agite, de crise en consommation.

Et puis, cet été, le rythme bien plus calme de l’Atlantique a bercé mon errance. Du moins la première semaine. La fraîcheur accueillante d’Essaouira, juste avant de me blesser dans le désert, restera l’un de mes meilleurs moments. Les deuzelles ont aimé cette ville, petite, tranquille. Ici, un intermède bucolique le long d’une frange blanche, offre un soleil qui plonge et qui barbouille d’orangé le bleu profond de l’océan.


Atlantique… de Tanger jusqu’à l’ancienne Mogador, en passant par Meknès l’Impériale et Casa la Blanche.

Quand ma Brune se pose dans le sable, elle pourrait rester là durant des heures à se laisser bercer par le souffle de la houle qui s’écrase. Et lui reviennent toutes ces chansons qu’elle écoute. Alors elle règle son petit caméscope et bombarde le paysage du clic de la boîte à images.

Juste pour fabriquer de minuscules rêves musicaux.

 

 

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Ce fut un long voyage. J’ai fait le tour du Maroc du nord. Bien-sûr, j’ai remis mes roues dans les roues d’autres de mes semblables. Je suis retourné à Tafoghalt. J’ai été zoner du côté de Saidia, la perle bleue. Bien sûr !

J’ai trimballé mes deuzelles et le gentil Chris qui les avait rejointes avec enthousiasme et bonheur. Je suis un petit soldat, toujours d’attaque et j’ai le cœur vaillant.

Cette année, je me suis attardé au long de l’Atlantique, découvrant, en même temps que mes deuzelles, ces ports mythiques, ces villes nichées dans une baie, une crique, ou encore épanouies sur une plage.

La brune, qui jamais ne désarme, l’appareil photo greffé à un œil, l’autre étant occupé par le caméscope, aura bien du travail pour trier les gigas ramenés.

N’empêche, entre la Méditerranée et l’Atlantique, je n’ai même pas eu le temps d’aller me rafraîchir les bas de caisse. Si c’est pas un comble !



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