La preuve.

Ben, tout le monde sait que je suis emballeuse de perles de formation, et que j’ai fini par devenir Chef-Chef emballeuse de perles. A 50 ans bien tassés, c’est pas du luxe. Et c’est pas de tout repos. Il faut négocier les subventions pour créer de nouveaux emballages, former les demandeurs d’emplois en spécialisation : perles blanches, perles roses, perles noires, perles vertes, perles bleues, perles pourpres. Pire que dans un roman de poisson-fiction. Il faut faire des courbettes tout en disant son point de vue. Tenir compte de l’environnement, qu’il soit poissono-institutionnel ou poissono-politique. Mais surtout, il faut nager. Nager dans tous les sens, courir après le temps.

Et donc, l’aut’jour, je courrais après des signatures. Même chef-chef, je ne peux pas tout signer, c’est normal. Comme il n’est pas toujours aisé de faire coller les agendas, j’avais décidé d’aller quérir ces signatures au lieu de travail du signataire.

Me voilà à naviguer. Je pose mon hippocampe dans une case à hippocampe, parking jaune. Et je me casse jusqu’au bureau de mon supérieur-signataire. Quelques échanges, quelques grigris. Je suis pourvue de tous les documents validés dont j’avais besoin.

Au moment du départ, je farfouille dans ma bourse pour trouver la carotte à démarrer l’hippocampe, à savoir les clés. Pas de clés. Je fourrage, je fouine, je remue, je déballe, je remballe. Pas de clés. Je verdis, je jaunis, je rougis, je noircis, je panique, je sue. Je m’essouffle, affolée et je me précipite vers mon véhicule.

J’avais laissé la carotte dans la gueule de l’hippocampe, le marchepied déplié. Je traduis : les clés sur le démarreur et la portière ouverte.

Ya de la chance pour les tanchailles !

La Tanche, le 15 octobre 2009


La petite phrase du jour

Quand on s’obstine dans l’erreur, on finit toujours par ne pas avoir tort.

Georges Wolinski


Une réaction ? - Savourer les 4 épanchements - Recommander - Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche

Et voui ! Je suis une tanche sensible. Je ne peux pas m’empêcher d’adopter de la vaisselle abandonnée. L’autre jour, en me baladant dans un grand antre vide, j’ai aperçu un tas de porcelaines oubliées, sales dans un évier.

N’écoutant que mon cœur de sardine, j’ai, derechef, été ausculter les pauvres plateries méprisées. Elles z’étaient pas trop en forme. Entre les miettes d’une vieille chocolatine pourrie et la poussière accumulée, c’est tout juste si elles arrivaient à respirer. Elles souffretaient, miteuses, crades, dans un coin de cuisine. J’en ai eu la larme qui sourdait à l’œil.

Je les ai recueillies. Bien qu’envisageant un déménagement prochain, dans une grotte bien plus petite. Autant dire que je jette des tas de cochonneries accumulées de la nageoire droite, et que la gauche ramène à la maison des petites choses négligées par leur précédent propriétaire.

Je ne suis pas prête de désengorger mes pénates.

N’empêche. Après les avoir lavées, mes petites assiettes frétillent comme alevin à la première promenade, dans l’égouttoir. Elles rutilent. Elles chuchotent la nuit. Elles se racontent leurs souvenirs de repas et frissonnent de plaisir. Au lieu de se couvrir peu à peu de graillon et de détritus collés, et bien elles vont connaître les tapas et la lessive.

Et mes armoires vont continuer à rouspéter. Trop pleines, jusqu’à l’indigestion. D’ailleurs, je les entends souvent râler que je pourrais organiser un festin pour quarante noceurs, alors que dans mon fond de marais, je suis aussi seule qu'une plie baba.

La Tanche, le 8 octobre 2009


La petite phrase du jour
Si tu parles à ton eau de Javel pendant que tu fais la vaisselle, elle est moins concentrée.

  Jean-Claude Van Damme


Une réaction ? - Savourer les 2 épanchements - Recommander - Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche

En lieu et place de Madame Mère-Tanche. Madame Mère-Tanche est un être exquis, drôle et dont le cœur occupe sans doute tout l’espace entre les ouïes et la vessie natatoire. Un cœur sous écaille en somme. Madame Mère-Tanche est distraite aussi, et dotée d’un humour parfois joyeux, parfois infantile.

Mais, depuis quelques marées, elle fulmine, depuis ce jour de décembre où elle a changé de dizaine, empruntant doucement le chemin de l’âge. La mauvaise dizaine, celle qui raconte que de Mère-Tanche l’on devient Grand-Mère-Tanche. Et comme elle fulmine, je relaie cette fulmination d’un clavier rageur. Normal, je vois mon destin dans sa juste colère.

Donc, depuis la dizaine fatidique, Madame Mère reçoit de nombreux courriers. Comme si toute la sainte planète du marais s’était donné le mot. Que ce soit l’organisme payeur des vieux jours. Que ce soit le requin du coffre à sous. Que ce soit le marchand de boîtes du coin. La réclame est alléchante. Du genre : « Chère Madame presque vieille Tanche-Mère, avez-vous songé à assurer votre cérémonie d’ultime demeure ? Êtes-vous certaine que vos dernières volontés seront respectées ? Et que dire de votre urne, de votre coin de repos, de vos fleurs, de vos chants et autres paroles ? ».

Bref, Madame Mère-Tanche est harcelée par des vendeurs de « conventions obsèques ». A croire que le marché de l’ancêtre devient porteur, qu’il va remplacer sous peu celui de la couche-culotte, du petit pot de carotte, du hochet, du rasoir à dix lames, du yaourt anti rides, du soutien-fesses, du pansement tueur d’œil de perdrix, du ...

Alors, que je dis, tous ces poissons-marketeurs, n’ont-ils d’autres préoccupations que les arêtes fatiguées de nos anciens ?

Qu’on se le dise, la mort est un marché, est un métier. Mais rappeler à des Tanches pleines de vie qu’ils sont du mauvais côté, c’est pas vraiment du goût le plus heureux. A quand la « convention réincarnation » ?

Je vois ça d’ici : « Chère Tanche, que préférez vous ? Nous avons un costume de protozoaire dernier cri, fluorescent. Ou alors, l’hippocampe irait comme une huitre à votre teint… ».

La Tanche, le 7 octobre 2009.


La petite phrase du jour

Je n’ai pas peur de mourir. Je veux seulement ne pas être présent quand cela arrivera.

Woody Allen


Une réaction ? - Savourer les 2 épanchements - Recommander - Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche

Because I’m standing sur un stand in a big exposition. And the public is des personnes, pas des people, qui are releving bien plus de “radio ale soccer” que de Château Of Versailles. Encore que…

And I’m very tired, pas tirée, ni les traits, ni le reste. I’m chauffing sous le sun and I can pas aller drink a coup tranquillou. I’m alone sur mon stand. And I have très chaud.

I’m debout on my feet all the day depuis plusieurs days.

It is the crisis. People pinaille. People s’exclame : “Oh ! Il’s beautiful ! Zehr schön ! Meziane ! etc… !”. But the porte-monnaie are closed. Very closed.

People are preferring buy dix merdes chez O’Champ plutôt qu’une nice chose in the exposition. For the same price. Problem de pédagogie ? de Society ? I don’t know. I think in my little tête : “Problem de publicity – Society de crazy consummation”.

Bon. Now, tout de suite, d’abord, I have taking five minutes to eat un bout. Et comme I’m alone, I’m ecouting my voisins. Pauvre word ! Poor monde !

-“ Moi j’ai travaillé avec André Putmann…”

-« Moi, je connais Christian Lacroix… »

I’m going to penser : « Vas-y bonhomme ! Pérore ! Tu vas, peut-être ; arriver à jumper in the bed of the dame… ». I’m rigoling.

For me, Tanche inadaptée, je trouve the commun of mortels very strange. I’m dising to me, about the saumon qui is dragging the dame : “Et la gentillesse… la simplicité… As-tu try ?”.

I know, ich bin incohérente. Mâ liche.

And I don’t like the veau farci.

La Tanche, le 23 septembre 2009

 


La petite phrase du jour
La dernière fois que j'ai pénétré une femme, c'était en visitant la statue de la Liberté.

  Woody Allen


 

Une réaction ? - Savourer les 4 épanchements - Recommander - Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche

Corégone sumo, a dit en son temps le grand philosophe et mathématicien du Marais, L’Ainé des Quatre. D’un saut de puce au lagon, j’ai remis ma pensée sur le métier. Et j’ai glané, ça et là, des idées bien curieuses, des moments très intenses.

Quand j’observe mon marais qui tourne en rond autour de ses crados trop gâtés, et de ses ados déboussolés, il me vient une moue molle. Perplexe, la moue molle. Il me vient, largement susurrée lors d’une conversation tranquille, un soir, la sensation que ce qui est universellement partagé, c’est l’ennui. Non pas un ennui abyssal, mais ces petits moments d’oisiveté, ou encore ces instants de solitude où l’on se retrouve entre soi et son ego. Et nous, marais nanti, trop riche, enrichi d’ailleurs des ressources d’autres flots, nous conjuguons cet incroyable concept qu’est « La Consommation ». L’oie si votée est mer des poux les vifs.

Une heure à perdre, je consomme. Un trou dans l’agenda, tu consommes. Un samedi esseulé, il ou elle consomme. Une pause vide, nous consommons. Des congés dépeuplés, vous consommez. Un célibat tenace, ils ou elles consomment… A découvert la plupart du temps, agios garantis. Le grand requin de la lessive Kidécap, nous manipule pour nous fourguer, dans une circonstance désœuvrée, sa nouvelle création, en pâte, en cube ou en seringue.

Et du coup, quand je mets ces réflexes compensatoires face à d’autres formes de gestion du temps libre et non encombré, je me rends compte qu’il y a bien des façons de se remplir. Que se remplir d’objets expose à l’encombrement des étagères et à l’indigestion des cintres. Un cintre qui fait une crise de foie, ça s’appelle un sac poubelle. Pitoyable !

Ici, au lagon, par exemple, ils cultivent l’échange et la générosité, le partage du pain, le partage du mot lors d’interminables conversations tranquilles. Forcément, l’argent est rare. Ici, ils donnent. Et s’ils reçoivent en retour, c’est bien. S’ils ne reçoivent pas, ils auront passé un moment délicieux.

Pourtant, ce lagon tant aimé marche à grand pas vers nos modèles. Pourvu qu’il n’en perde pas son âme, ce qui fait son incomparable charme, et sa richesse, cette qualité humaine qui sourit à chaque remous, à chaque herbier !

Je panse donc je fuis.

La Tanche, le 15 septembre 2009


La petite phrase du jour

Je pense donc je suis.

René Descartes


Une réaction ? - Savourer les 3 épanchements - Recommander - Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche

Comme un poisson lune, bouffi, piqué par un alevin taquin. Je frétille jusqu’à l’hystérie pour m’acquitter de mon emballage quotidien, et j’ai beau me hâter, le sort m’est contraire. Autant dire que je suis dans un état proche de la maxi-matosse, bien que n’étant pas un espadon rongeur. Je ronge mon frein, ça oui ! Et je sens les angoisses me titiller le neurone, me tripoter la synapse, me secréter l’adrénaline. Le zona me guette sournoisement.

Alors je calme cet état inconfortable de sourde inquiétude à coup de nourriture. J’avale, j’engloutis, je déguste, je me remplis. Je me remplis de peur qu’un courant ne m’emporte. Et comme je me remplis, je m’alourdis. Et comme je m’alourdis, je suis anxieuse. Ça s’appelle un cercle vicieux. Infernal !

Bon d’accord, trois kilos, c’est quand même pas trois cents. Mais trois cents, ça commence par trois. A ce rythme, ma garde robe de tanche coquette va finir en feu de joie dans la cour. Il faut que je me reprenne. D’ailleurs, hier j’ai commencé, j’ai briqué l’antre. J’ai traqué la poussière, rangé tout ce qui trainait. Tant et tant que j’ai bien dormi. Mais s’il faut, pour m’apaiser, frotter les sols, je vais changer de job. Je vais monter une petite entreprise de nettoyage d’antre. Je ferai du sport : je me tortillerai sur de la musique pop tout en astiquant le parquet. N’empêche qu’avant de me reconvertir, je vais peut être tenter de m’apaiser.

C’est comme ça, les tanches, ça lutte contre l’adversité jusqu’à plus faim, pour finir harassées. Ça passe de l’état joufflu, à l’état anguleux selon les soubresauts de la houle.

La Tanche, le 11 septembre 2009


La petite phrase du jour

Le fromage fait tout digérer, sauf lui-même.

James Joyce


Une réaction ? - Savourer les 1 épanchements - Recommander - Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche

J’ai fini par atterrir à Marrakech, même si je n’ai pas encore raconté la route. Ville grouillante. Une place Jama El F’na, si célèbre et bien décevante. Des échoppes, quelques animations, beaucoup de femmes proposant des tatouages au henné.

Marrakech n’est pas ma ville préférée, et je crois que mes deuzelles n’ont pas particulièrement apprécié cet endroit là. Mais j’en parlerai une autre fois.

Non, ce qui me revient, ce qui fut sans doute le meilleur moment de cette étape, c’est la villa Majorelle, petit morceau de poésie au milieu de l’urbain.


Majorelle la belle, l’intemporelle, de bleu et de ciel. Un instant apaisé au cœur d’une ville agitée. Au plus torride, alors que l’été grille, une cathédrale de verdure ombrage des allées patinées. Patinées, par le temps, par les pas à peines posés des visiteurs. Ici, on retient son souffle, pour laisser la brise froisser les feuillages, pour ne pas troubler la quiétude du lieu.

Même la carpe Koï, blanche, blanche dans une eau sombre, lambine quand elle cherche sa pitance. Elle s’ébat blanche au milieu des poissons rouges.

Et la brune s’est recueillie, quelques secondes, là où un panneau « Silence » laisse la mémoire de celui qui, longtemps, veilla à ce que la magie du jardin ne se fane pas.

Une réaction ? - Savourer les 2 épanchements - Recommander - Publié dans : Carnets de voyages de l'étrange étrangère - Communauté : Maroc

Ils nous prennent pour des morues abêties, les ceusses qui mènent le marais. Le roi des tritons nous raconte des salicornes. Donc, nous allons avoir une taxe forbonne. Une taxe appliquée à notre consommation d’oxygène dans notre vie quotidienne. A-t-on déjà vu un poisson s’empêcher de respirer pour éviter de faire des bulles ? C’est sûr, nos bulles contribuent à l’effet de suaire, et ça aveugle, réchauffe le fond du marais. C’est sûr. Mais nous, les tanches, ablettes, sardines, rascasses d’ici, nous ne sommes qu’une infime poignée dans ce vaste lac qu’est notre monde. Alors notre impact bulle ne va pas décroître de façon significative, surtout si les carpes koï, les gavials (je ne crois pas qu’on dise « gaviaux ») du Gange, les poissons rouges et jaunes et autres fugus en profitent pour bouillonner encore plus. Sans compter que les black-bass d’Homerdique ne vont pas arrêter de s’agiter.

Total, nous autres, cyprinidés du marais, de concert avec quelques harengs de la baltique, nous allons cracher et recracher au bassinet. Mais, et j’en ai l’intime conviction, c’est juste histoire de nous sucer un peu plus la nageoire. D’extraire de notre pauvre corps fourbu de travail et harassé d’impôts, le peu de nuoc man qu’il nous reste. On va tous finir en sushi. Même qu’en plus il faudra régler la facture des algues et du riz gluant, ce sera la taxe d’éco-emballage. Ah ! Ça existe déjà. Pas grave, il trouvera un autre le nom, le grand Triton. Il a de l’imagination.

En tout cas, cette nouvelle dîme va donner du boulot à quelques congres. Va falloir potasser avec ardeur pour définir les exonérations de taxe forbonne. Et ceux qui seront les heureux bénéficiaires de ce passe-droit, devinez leurs noms… Pas les tanches anonymes, en tout cas.

La Tanche, le 3 septembre 2009

 


La petite phrase du jour

L’idéal, ce serait de pouvoir déduire ses impôts de ses impôts

Jean Yanne


Une réaction ? - Savourer les 3 épanchements - Recommander - Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche

… le bigorneauphone. Cet espèce d’ustensile laid, qui tient plus de la boîte à savon que de la boîte à musique, pollue, s’incruste, C’est devenu le tueur de lettres, le massacreur de cartes postales, l’empêcheur d’écrire en rond. Alors que la chose ne devrait servir qu’à informer, caler, organiser, il envahit tout l’espace. Il dort à côté de l’oreiller, parce qu’il s’est improvisé réveil…

Autant dire que la dictature du bigorneauphone frise l’insupportable, quand l’éteindre devient un crève-cœur, que la peur de rater un appel l’emporte sur le raisonnable.

Comment faisaient les grands-mères tanches autrefois ? Ben l’information attendait le soir ou la tournée du facteur.

Mais le pire, le summum de l’incongru, du décalé, de l’improbable, c’est ma copine poissonne panée qui l’a vécu, en mai dernier, au lagon…

Pour tout dire, nous avions, passé une merveilleuse journée loin de tout, au fin fond d’un vallon enchanté, immergées dans cette autre culture. Nous butinions des miels délicieux, nous goûtions des huiles parfumées. Nous voguions de plateau arboré, en vallée foisonnante. Et puis…

Et puis, la sonnerie stridente de son bigorneauphone, alors que nous étions à quelque seize cent mètres d’altitude, et à trois heures de piste du moindre village, retentit comme un trublion.

-« Allo… Madame Poissonne Panée… C’est Monsieur Carrelet – Société Sécuritartas- Nous souhaitons vous entretenir de notre nouveau système électronique de protection de vos algues d’entrées… »-.

Deux choses ont failli me faire mourir de rire. La première, c’est que, perdues dans les genévriers, à humer le parfum des fleurs de printemps, la préoccupation sécuritaire d’un marais paranoïaque avait quelque chose de décalé. La seconde, ce fut l’expression ahurie de la poissonne.

Surréaliste !

La Tanche, le 1er septembre 2009


La petite phrase du jour

Où se posaient les hirondelles avant l’invention du téléphone ?

Grégoire Lacroix


Une réaction ? - Savourer les 2 épanchements - Recommander - Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche

Petite leçon pour harponner une tanche ordinaire. O vous ! Les poissons célibataires, les assoiffés de gratins, les malheureux du drap froissé, les frustrés de la tartine beurrée, veuillez lire attentivement les quelques conseils d’une pauv’tanche célibataire qui ne rechignerait pas à être séduite, voire conquise. N’imaginez pas qu’il suffit d’afficher une superbe moustache bleu nuit bien lustrée, ou encore un roulement de « rrrr » digne d’un chanteur de Mexico ! Nan ! ça marche juste le temps d’une soirée, ce genre d’artifices. Faites plutôt dans le subtil, le raffiné, voire le bizarre.

Bien évidemment, vous vous demandez ce que peut être le subtil, le raffiné ou le bizarre. Moi aussi, pour être honnête. Je vais donc tenter de défricher, débroussailler, déblayer ce terrain un tantinet cabossé.

Le subtil… Ne dites jamais à une tanche ordinaire : « Tu sais, ce n’est pas une question de physique, j’ai déjà été amoureux de boudins ». Dites plutôt : « Chère Tanche, une physique un peu difficile, voire ingrat, recèle de très belles qualités cachées. Je dis cela d’une façon générale... ».

Ne suggérez pas plus : « J’aime les nanas qui se démènent, j’apprécie modérément les planches à découper le thon, les inertes ». Suggérez plutôt : « Chère Madame, je ne daigne pas m’en remettre aux nageoires expertes et coquines de mon namoureuse. Etant féministe convaincu, je suis pour le partage des tâches ».

Le raffiné… L’erreur la plus courante, c’est l’eau de toilette. Evitez le musc, ou tout autre parfum de synthèse vaguement animal, qui renifle plus le produit désinfectant que le philtre d’amour. De même, l’élégance à l’italienne est dépassée depuis la mort du grand Mardeleau Mastroravi. Point de veste carrelée sur braie rayée, pigmentée de cravate fleurie. Du sobre, du sobre, du sobre.

Et le bizarre ? me direz vous. C’est avec délicatesse, et mystère, que vous saurez entrainer votre future conquête dans quelque cimetière marin pour lui raconter une épopée du Hollandais volant, ou encore une bataille du regretté Barbe Noire. La Tanche apprécie l’imagination. Lui commenter la politique du jour, l’augmentation de la balle de ping pong ou encore les dernières frasques des princesses du marais l’ennuieront terriblement. Alors, les Hedge Fonds, surtout n’y pensez pas. Un zeste d’inquiétude, une pincée d’extravagance, une pointe d’humour, le tout assaisonné de farfelu, voilà ce qui fait vibrer une tanche.

Maintenant, ce que j’en dis…

La Tanche, le 30 août 2009

 


La petite phrase du jour

Les séductions de la chair sont moins distrayantes que celles du cœur et de l'esprit.

André Gide


Une réaction ? - Savourer les 2 épanchements - Recommander - Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche

Le Rallye...

Vous pouvez nous aider :
- En visitant le site afin de montrer qu'il attire des lecteurs,
- En votant sur les sondages que nous mettrons en ligne.

Merci à vous toutes et tous de votre soutien !

Penny aime...



C'est comme vous voulez...

Et puis, la version classique

Visiteurs

Hier soir, à minuit,
vous aviez été

158 718
à
visiter mon univers...

m'écrire ?
penny@murmures.biz

00041548

Besoin de vous aérer les neurones, de rigoler un bon coup ?
Allez sur le site "Vie de merde", c'est à hurler de bonheur.


Envie de voyager ?

Liens utiles

  • Id-Bien être : un site qui propose une multitude d'approches du bien-être.
  • Univarts : Plateforme artistique et culturelle

Extraits...

  • archi5
  • p58.jpg
  • Férociboulette
  • tafrant3.jpg

overblog

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés