D'un tas de  pierres à l'horizon, perdu au milieu de collines, avec, au pied, des parcelles sagement cultivées, l'histoire invente les histoires. Au bout de la route, il y a Volubilis. Toute de colonnes hérissée au sommet desquels campent les cigognes. Et c'est comme si le silence du au passé recouvrait les ruines des souvenirs de ces italiens qui, ici, bâtirent un morceau de civilisation.

L'étrangère, la Brune, place ses pas dans ceux d'une Proserpine, d'une qui a vécu, aimé, souffert ici. Sous un implacable soleil, le fantôme d'une civilisation erre entre les restes de murs.

...

La Romaine, ni vestale, ni putain, juste une amante, s'aventure entre les dédales de ruelles ombragées par des envolées pierreuses. Chaque pavé est taillé, il s'acoquine à son voisin, complice. Elle traîne entre ces parois si construites, une blessure d'amour qui, parce qu'elle arrive juste un peu trop tard, s'enracine encore plus dans un cœur qui fut bien trop tendre. Aimer lorsque vient le temps de l'apaisement, bouleverse. La conscience de chacune de ces minutes inutiles, parce qu'il faut attendre, est aussi le constat, parfois désabusé, que la vie est errance. Elle a sans doute croisé, dans sa jeunesse, son bel amour, mais elle ne pouvait pas le reconnaître. Alors, depuis, elle tire son attente, un éternel sourire accroché comme un lampion, entre les ruelles propres d'un passé déjà mort. Dieu qu'elle l'aime, son poète, dont le chant rebondit entre les vestiges de l'ancienne cité !

...


L'étrangère brune contemple Proserpine, du moins ce qu'il en reste, comme une idée, un souffle à peine perceptible. Une étrangère au milieu de touristes regarde l'éternelle trace du sentiment amoureux, c'est bien le seul émoi qui marque les siècles.


 



Vous fûtes plusieurs... 28 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc - Communauté : Maroc

 

Echappées belles au fil de la route. Elle avale les kilomètres, la Blonde, comme un chameau des litres d'eau. Elle les emmagasine, les stocke pour ses longues soirées d'hiver. C'est qu'elle aime rouler.

Le ruban de béton déroule ses méandres au fil des collines, coupe la montagne, quand elle se pique, en majesté, de flirter avec les nuages.



Rouler de ville en ville, pour atteindre ces lieux à contempler, au soir, quand le soleil se couchera, illuminant d'époustouflants paysages d'ors et de roses. L'habitacle de la voiture est un espace clos où s'échangent les confidences, où se disent les souvenirs. Ils s'apprennent, les quatre étrangers qui se sont lancés dans l'aventure. Ils se sont certes croisés auparavant, mais là, ils se découvrent. Alors, aux distances avalées, s'ajoutent les rires, mais aussi les confrontations des idées, et, parfois, les onomatopées, les borborygmes quand la Blonde s'amuse à décoller sur les dos d'âne.

Le silence s'installe quand les mots se font rares. Un silence contemplatif durant lequel les regards s'attardent à cueillir les détails des villages traversés.

La Brune aimerait saisir plus que l'apparence, à peine entrevue. Mais les étapes sont longues. Et rouler donne un sentiment d'irréalité. Des fantômes de casbahs découpent l'horizon. Des palmeraies foisonnantes verdissent le gris du bitume.

La route, quand elle occupe le temps, est propice à la rêverie inutile, cet espèce d'état où l'esprit s'évade et caresse des chimères qui, à peine construites, sont déjà oubliées.






Vous fûtes plusieurs... 3 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc - Communauté : Maroc

Lui, il est rentré dans ma vie, au matin d'un mars ensoleillé. Nonchalant, il m'attendait. Sa longue silhouette découpée dans un ciel tendre semblait m'ouvrir les bras. Je me serais volontiers blottie, dès la première minute, contre ce cœur que je voulais conquérir... C'était Lui.

Lui, il habite désormais mes minutes. J'ai noyé dans son sourire le souvenir de chagrins anciens. Et je bois l'avenir à ses rires. Qu'importe ce quotidien mesquin qui se terre au fil des jours ! Qu'importent les petitesses d'un monde vieillissant qui ne mesure l'autre qu'aux lignes des gratte-papier ! D'un monde qui contingente avec parcimonie le droit à la fantaisie. Qu'importe cette conformité que tous les asséchés de l'âme ramènent comme une valeur, cette conformité qui veut broyer la différence ! Je vois désormais le monde à son regard pétillant... C'est Lui.

Lui, c'est un oiseau. Dont rien ne vient jamais museler les trilles. Je veux bien être le perchoir où il viendra, parfois, reposer ses ailes lasses d'envols flamboyants... Ce sera Lui.


Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Murmures au jour le jour - Communauté : La gazette des blogs

Revenir, ce mot là sonne comme le couperet de la guillotine à rêves. L'étrangère, la Brune, regarde s'étaler sur le sol le linge sale, le passeport, les fanfreluches et autres pommades ou parfums. La valise bée, éventrée, avachie.

La fille a le moral dans les chaussettes, le cœur en miette et l'âme en crépinette. Elle a laissé, en montant dans l'avion, des émotions, des sentiments.

Elle ramène des histoires à raconter. Mais la laine est emmêlée, les pelotes pluchent, s'entortillent, et le bout à tirer est bien caché. Dévider le fil des souvenirs.

...

Deux étrangères sont parties, une Blonde, une Brune. En chemin, le Garçon et l'Etrangère Rousse ont rejoint le duo. Ils ont été deux, puis quatre, puis trois, puis une, la Brune. Et il a fallu rentrer.

 




Vous fûtes plusieurs... 3 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc - Communauté : Maroc



Euh !!! Les filles ont pris la route, difficilement, au soir du jeudi. Et c'est à la Brune de tenir le premier tour de volant. L'ambiance est légère malgré l'accès de sciatique dont souffre la Blonde, elle en a plein les bottes, il faut le dire, des impondérables et autres facéties du destin.

...

Ça roule pépère, ça cahote, ça ronronne sur la route. Pour rejoindre Andorre, où elles devraient enfin se poser vers 2 heures du mat', elles ont décidé de passer par le Massif Central : Mende, Rodez, ... et puis Foix, Le Pas de la Caze... Sur la rocade qui contourne le centre du Puy en Velay (au pays des lentilles et de la verveine), et sous l'œil goguenard de la Vierge rouge perchée, voilà qu'un claquement sec se fait entendre, et que le Toye, pourtant collaboratif jusque là, se stoppe instantanément. Bah ! Ça ne doit pas être trop grave, il sort de chez le garagiste, le Toye... Ben si : courroie de distribution cassée, et les dégâts (sans doute) qui vont avec.


Première étape du voyage : l'hôtel Ibis du Puy. Pour une surprise ! Remarque, c'est joli Le Puy, en plein sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Bref, entre deux colères, trois pétages de câble, quatre invectives, les filles se retrouvent à Lyon, chez la Blonde.

Elles repartent ce samedi en avion, sur Casa, où un Nissan les attend, propret, et, espérons le, en bonne forme. Parce qu'il est hors de question de se saboter les vacances. L'adversité n'aura pas raison de la joie de vivre des Graines de Sable.


Ce soir, ce sera l'hôtel Ibis de Casablanca.

...

La Brune se dit qu'elle n'aimerait pas être le garagiste manifestement incompétent au mieux, carrément malhonnête au pire, quand la Blonde va lui tomber dessus au retour des vacances.

A suivre...


Vous fûtes plusieurs... 6 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc - Communauté : Maroc

Bon ! Demain, en théorie, la voiture du rallye s'apprête à entreprendre son grand voyage. Partir de Lyon, rejoindre Andorre puis filer jusqu'à Gibraltar : la navette pour Tanger. En théorie... Parce que le méchant garagiste, il n'a (peut-être) pas fini l'ouvrage de réfection. Bien sûr, si nous devions, la Blonde et moi, la Brune, repousser notre départ, il devra faire face à notre ire, notre courroux violent et nos factures : le bateau, l'hôtel. Ça fait trois mois qu'il a le Toye à bichonner. Alors ! faut pas charrier ! nan méééé !

Faites confiance aux garagistes, donnez leur le VRAI délai, et vous voilà le bec dans l'eau.

Nous croisons les doigts, nous deux, les étranges étrangères, disposées à reprendre nos pérégrinations dans ce Maroc tant aimé. Demain... demain... demain...

Le voilà, ce périple. Qui sera écrit, mis en poésie, mis en images. Et, toujours, la musique de Talbi One, bercera le ronron du moteur... Mais pas que. La Blonde, elle aime le jazz, aussi.

Ben voilà pour les premiers dix jours...

Et puis, à Fès, des amis nous rejoignant....

Impressionnant ! Non ?


Vous fûtes plusieurs... 9 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc - Communauté : Maroc

A force d'allers et de retours, l'étrange étrangère a fini par accumuler le ballet des gestes magiques, de ceux qui font naître les beaux objets, que d'aucuns regarderont sans les voir, et que d'autre emporteront sous leurs cieux.

Des heures à regarder, renifler, admirer. Et puis des pensées, parfois fugaces, d'autre fois prégnantes et tenaces.

C'est un monde grouillant de petits ateliers, d'hommes et de femmes qui, de l'enfance à la vieillesse, répéteront sans cesse le mouvement, jusqu'à la perfection. La perfection ? Elle se souvient qu'un jour quelqu'un lui a dit : -«  La perfection ? Contentons nous d'être exceptionnels ! ».

Ce sont des métiers d'exception, qui peu à peu disparaissent, même s'ils sont encore des milliers à transmettre les arcanes et les secrets des fabrications. Ce sont des métiers qui nourrissent encore bien des familles.

Il y a beaucoup d'humilité à s'absorber chaque jour, avec cœur, dans la tâche immuable de ciseler un plat de cuivre, de peindre un filet ou de tourner une jarre, de nouer inlassablement la laine à la trame du tapis.

Et puis il y a le petit vieux, celui qui fabrique des peignes, des boutons, des cuillères en corne. Il rit, il s'interrompt sans cesse, chaque fois qu'un badaud s'intéresse à son étal.

C'est un monde bourdonnant, qui lui rappelle sa Ville, dans les années 70, laborieuse, ouvrière.

Alors, pour donner vie à l'un de ses clips, elle a emprunté la chanson qui lui parle le mieux.

 




Vous fûtes plusieurs... 4 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc - Communauté : Maroc

Ce matin, Nictoplasme, bougonnant dans sa tasse de café, cherche le sujet de son annonce du jour. Ah ! ça ! Il a fait des promesses, il entend bien les tenir, et sans doute les dépasser. Il crève de rester dans les annales républicaines comme le champion de la réforme surprenante, du décret éclair, de la loi coup de poing. Sauf que, parfois, son imagination fertile cède au train-train des déjeuners de travail, et aux nuits torrides de ses amours cinématographiques.

Bref, il tance sa brioche, il engueule le pot de confiture, tourne et retourne quelques idées saugrenues... jusqu'à ce que...

De son pas décidé, il avale quatre à quatre les trois marches qui le mènent à son bureau dodécagone, au palais de Mébrisées. Et il convoque derechef deux de ses sbires, Anchois Mignon et San-Lui Forveau. Il leur assigne illico l'étude d'un projet dont il pourra aimablement disserter, ce soir, à la télé, sur la chaîne de son ami Pralin Fouine, où il a antenne ouverte. Et quand Nicto braille un ordre, Anchois cavale.



Homlette s'affale dans le sofa. C'est l'heure du communiqué de Nicto. Empty est encore en vadrouille et Pan-Servela est déjà au lit. Il doit couver une crise d'amour déçu l'enfançon, ce tendre rejeton.

Lorsque le Président se lance dans un diatribe, effréné comme à son habitude, Homlette sent bien qu'un événement majeur se prépare. Qui touche aux grands problèmes de l'actualité : l'économie, et l'écologie. En substance, parce qu'il serait inutile de reprendre ici les périphrases du bonhomme, sa 2648ème réforme consiste à interdire les fèves, chaque dimanche de l'épiphanie, pour d'évidentes raisons. D'une part, on a dénombré trois étouffements, par absorption intempestive, qui d'une blanche-neige, qui d'un roi-mage, qui d'un mickey. Un gamin de trois ans a même failli se pendre avec sa couronne dorée. C'est donc une urgence de santé publique, que d'en finir avec cette infantile coutume. De plus, l'utilisation courante de matières plastiques pour la fabrication de petites figurines contribue à la disparition des énergies fossiles, devenues si coûteuses. Enfin, la pénibilité du travail des ouvrières chinoises qui peignent les yeux des personnages doit faire réfléchir.

Mais Nicto est un homme de bon sens, doublé d'un humaniste. Ayant parfaitement conscience des conséquences de sa décision, il propose aux favophiles un accompagnement psychologique destiné à leur faire surmonter cette étrange addiction qu'est la collection de fèves. Par ailleurs, il propose aux boulangers, de remplacer le manque à gagner que sa décision va nécessairement générer, par la création d'un fonds d'aide aux abstinents de la galette, financé par une taxe spéciale : le centime symbolique prélevé sur la friture en chocolat.

...

Dire que cette proposition fit le bonheur du peuple... Après de nombreux allers et retours, après la quasi émeute provoquée par une manifestation spontanée, organisée par les détracteurs du projet, la loi se trouva fort amendée. Seules les fèves représentant Nicto et sa charmante Parla furent désormais autorisées. Mais il fut intraitable sur un point : les fèves seraient désormais en céramique.

Et, comme à son habitude, il s'en tira d'une pirouette, lâchant une de ces célèbres phrases qui émaillent son règne. Il aurait dit, lors d'un voyage officiel en Papouasie Nouvelle Guinée :

-« Quand il y a une fève en transe, personne ne s'en apitoie ! »-.

...

Homlette, elle, est désolée. Pour la première fois, elle regrette cette initiative de son Président. Elle cherchait patiemment la série « Les doigts », qu'elle disposait d'année en année dans une jolie petite vitrine fabriquée à cet effet. Et il lui manque le doigt de Dieu.

Mais c'est une autre histoire.




Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Ducond and Co - Communauté : La gazette des blogs

Bon... Je n'aime pas particulièrement la politique telle qu'elle dérive en terre de France depuis une décennie. Je ne pense pas qu'étaler mes convictions serait d'une quelconque utilité. Cependant...

J'ai entamé, il y a quelques mois, une série de textes parodiques qui égratignent un fonctionnement sociétal contestable. Ces textes, les Ducond, ne sont qu'un aimable divertissement : ils n'avaient pour but, au commencement, que de pointer nos petits travers d'hexacons(*)... disons dans la joie et la bonne humeur.

Et puis, de Ducond en Ducond, mes amis les plus proches m'alertent sur un questionnement. L'ambiance est à ce point délétère que chacun tremble, y compris pour moi. Et si ce cher Nictoplasme Razratis tombait sur mes anodins délires ? Est-ce à dire qu'au pays de Voltaire, de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, de Jaurès, de la Commune, l'on aurait à craindre de dire ce que l'on pense, l'on aurait à se méfier de son propre humour ? Le pire, c'est que la réponse est OUI !

Et ce qui me turlupine, n'est pas ce « oui », mais c'est le fait même de m'interroger.

Je réalise que mon monde s'en va doucement en charpie, qu'il se délite, qu'il renonce à sa lumière. Mon monde, c'est cette France qui a su, pendant longtemps, penser, proposer, même dans l'imperfection, penser une alternative à la seule logique de l'enrichissement et du profit immédiat. Mon monde, c'était une France dont les hommes d'état avaient à cœur d'en conserver l'image, quel que soit leurs obédiences. Ils ont tous, de De Gaulle à Chirac, su contenir les rapaces avidités de grandes puissances, installées ou émergentes. Mon monde, c'était un pays dont les 550.000 km² valaient au moins le triple. Ce monde là agonise.

Jamais, sous Mitterrand ou sous Chirac, je n'aurais imaginé être en « danger » à me commettre en de légers pamphlets. JAMAIS.

Aujourd'hui, la presse est noyautée, l'économie sombre, elle se vautre dans la fange de l'ultralibéralisme, abdique ses velléités d'équité minimale. Aujourd'hui, le journalisme valse aux turpitudes sexuées d'un Président qui nous joue « le Loft et les ors de la république ». Aujourd'hui, certains de mes amis, classe moyenne, appartement en centre ville, bouffent des patates à la fin du mois, parce qu'il faut choisir entre nourrir la voiture et nourrir l'estomac. Je me demande souvent comment ceux qui triment à l'usine s'en sortent. Mais je sais : ils ne s'en sortent pas, ils survivent.

Aujourd'hui, l'immense majorité de mes amis qui ont voté pour ce cher Nicto le vomissent. Mais ils ont tous le sentiment qu'entre lui et la Fée Clochette, c'est un sombre néant. Et tous, ils tremblent de se dire qu'ils ont glissé un bulletin dans une urne pour la toute dernière fois. Tant l'immense de la toile présidentielle qui emprisonne nos opinions se fait présente, avec indécence.

J'en ai le souffle coupé. Nous ne sommes plus en démocratie. Nous sommes en Nictocratie.

Pleure, ô mon pays bien-aimé ! Zadig le cède à Koh Lanta. Les « Raisins Verts » sont pourris. Les « Rois Maudits » s'avinent dans les faubourgs de Neuilly.

Pleure, ô mon pays bien-aimé ! Demain, les chars encercleront les bureaux des élections et nous sortiront avec, à l'index, l'encre qui marque de rouge le bon choix dans l'isoloir.

Mais nous continuerons, à tout coup, à tenir des discours moralisateurs au reste du monde. Les habitudes ne se perdent pas en une législature, même quand un premier ministre en a plein le dos.

-bouteille orpheline - Aéroport de Lyon Saint-Exupéry - 16 juillet 2008-


(*) pour moi un hexacon est un con hexagonal, et il nous arrive sans doute à tous d'endosser ce joli pardessus, y compris moi.


Vous fûtes plusieurs... 4 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Murmures au jour le jour - Communauté : La gazette des blogs

Quand tombe le soir sur un jour trop plein, alors, le silence s'habille de bribes de sourires, qui naissent des bouts de bonheurs engrangés. Dans le grenier aux trésors, s'entassent ces morceaux de joies, que l'on conserve comme le blé de l'année. C'est le souffle d'une homme attendu qui court sur la nuque courbée, offerte... C'est le rire d'un enfant qui éclate au coin d'une rue. C'est la tendresse d'une mère qui pose un regard flambant de tant d'amour qu'il bouleverse. A contempler la route, celle qui reste à parcourir, l'on aperçoit qu'elle grimpe ou qu'elle s'affaisse, qu'elle s'émaillera d'accidents ou de paisibles avancées. Et sur les côtés, de loin en loin, de petites bornes, autant d'insolite, de tendresse et d'émouvantes minutes à collectionner. Ce sont ces instants qui rejoindront la pioche à souvenirs. Viendra un crépuscule où les yeux flâneront sur le blanc d'un plafond, survoleront la cime des arbres. Quand tombera le soir sur un jour trop plein, alors le silence s'habillera de bribes de sourires, qui naîtront des bouts de bonheurs engrangés.

 


Vous fûtes plusieurs... 5 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Confessions particulières

Partager mes murmures

It's me

Déposé...

sceau1.gif 00041548

  trait

 

Hier, à minuit, vous étiez 257 469 à vous être promenés au fil de mes murmures.


trait

 

23 abonnés à mes murmures


trait

 

Vous souhaitez m'écrire ?

adynaton.pf@hotmail.fr

 

Mumures en musique

trait
Musique Classique
trait
Et Musique d'Ailleurs

Les derniers murmures

  • Droguée…
    A l’info, je suis droguée à l’info. Pendant que je rédige les différents documents liés à mon Master, j’ai l’oreille qui traîne sur les chaines d’information. Et la Marine est de partout. Elle me fout les chocottes, cette bonne femme. Elle a rendu acceptable ses discours de la haine et...
  • Législatives...
    C’est le clip de l’UMP qui m’intéresse… Ah ben voui ! Pour alimenter mon envie d’être désagréable, voire pénible, j’essaie, encore et toujours, de troubler le passant. Qu’il doute de son envie de soutenir une UMP moribonde. En coulisses, déjà les machettes et autres colts sont astiqués,...
  • Le « on s’en fout »
    J’adore faire caguer… C’est pas nouveau. Je dois être née avec le neurone du « fait chier », ou alors je l’ai reçu en héritage. Mon père déjà… Bref, toujours sur le Huff’ quand une info très pipole apparaît, le jeu, c’est d’aller le plus vite possible commenter avec un « on...
  • Quand on parle de communautarismes
    Il existe un communautarisme des « de souche », largement aussi dangereux que n’importe quel communautarisme. Il est tapi comme un chat, dans un coin sombre, guettant la prochaine souris à croquer. Dangereux, oui, dangereux. Parce qu’il développe un discours de la haine enrubanné de...
  • Ah Christine, je t’aime !
    Christine L, Directrice, Ex-Ministre, dont le traitement n’est pas soumis à impôt… du moins c’est ce qu’il se dit dans tous les journaux sérieux, Christine défraie la chronique. Forcément, elle oppose la misère du petit nigérian à celle du petit grec. Déjà, opposer deux misères pour...
  • Mars, une nouvelle terre…
    C’est le titre d’un reportage sur lequel je suis tombée, sur France5, par hasard, cet après-midi. J’avais besoin de me changer l’esprit, parce que faire la saisie de 17 interviews… Pfiou ! c’est gavant à force. Je suis resté scotchée… Cinquante minutes de pur bonheur....
  • Je me battrai…
    L’ambiance est à la bataille. Vas-y que je te file un coup de Zemmour contre une lèche à Guillon. Je t’envoie Woerth en plein tronche et tu me réponds « sang contaminé »… ça donne un max sur les réseaux. On est au bord de la guerre civile, je vous le dis. Enfin, la guerre civile, façon...
  • Dialogue édifiant…
    Sur un article du  Huff…qui se trouve ici, je donne mon avis. Ben voui, je ne peux pas m’empêcher de donner mon avis. Et qu'est-ce que je vois... je suis interpellée assez vulgairement, il faut le dire. 鍾運禮 « ferme ta gueule pénélope » Moi : ‎@ 鍾運禮 (Robert), je...
  • Incredible !
    Une accalmie se présente, improbable. Pendant et depuis quelques jours, la France emprunte à un taux moindre. Oh ! Je ne me fais pas d’illusion. L’impact de l’élection de François Hollande n’est pas forcément prépondérante. Ça tient aussi à la dégradation, triste, de l’économie de nos...
  • L’ombre d’un doute…
    J’adore l’idée de passer un master… mais parfois, je souffre le martyre. Tant je doute. Pour l’anecdote, j’ai rédigé la première note obligatoire avec un soin incroyable et j’ai eu 13. Euh ! Je n’étais pas vraiment heureuse car si je veux continuer, il faut monter de niveau. Et j’ai fait...
Liste complète

Vos murmures...

Incontournables murmures

Voyagez malin !


ideoz

 

trait

 

Un conteur


ab

 

trait

 

Mohamed Sifaoui, journaliste, algérien


ms

 

trait

 

Se tenir informé, Maroc

 

amar

 

matin

 

tqm

 

Un excellent magazine féminin et marocain sur le Web

qandisha.jpg

 

trait

 

Les informations me murmurent...

 

huff


marianne


monde

 

tr

 

trait

 

Les murmures des chaînes infos...

 

bfm.jpg

 

lcp.jpg

 

pubsen.jpg

Hasard du murmure

  • gateaux1
  • tiznit (20)
  • chez la patissiere3
  • lumiere.jpg
  • pointdevue14.jpg
  • insolite12.jpg

Murmures clipés

 

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés