-« Françaises, Français, Chers Compatriotes,
Ce soir, je vous parlerai « Culture », avec un grand « Q ». Non pas de cette mélasse indigeste que les littéraires et autres conseillers artistiques tentent de nous faire ingurgiter. NON !
Je n’évoquerai pas plus ce vaste programme de reconversion des musées nationaux en parcs de loisirs couverts. Vous savez tous que cette initiative a rencontré un indéniable succès et qu’elle est largement autofinancée par la vente des collections…
Ce soir, je viens vous chanter la petite musique délicate de l’expression populaire. Je viens vous offrir ma dernière idée, qui saura, je le sais, mes chers Compatriotes, vous séduire et cimenter l’âme de notre belle patrie… ».

Ici, Nicto laisse planer un silence qui voltige sous les ors de la république. Les Ducond, qui organisent désormais des apéros dînatoires originaux sur fond d’allocution Razratienne, suspendent leur souffle aux effets de manche du Président. Ils goûtent particulièrement le fait que la Manufacture de Sèvres devienne un centre de réinsertion par la peinture sur porcelaine, pour délinquants du troisième âge.
-« C’est vraiment un homme d’état que nous avons, enfin ! », ose murmurer Homlette. A peine a-t-elle achevé sa phrase admirative que cher et tendre lui balance un « Ta gueule. » plein de respect.

-« Françaises, Français, Chers Compatriotes,
Notre peuple est sans aucun doute le plus créatif que la Terre porte. L’Humanité nous doit tant… Et si je dois, parmi les milliers d’exemples qui corroborent mes dires, en choisir quelques uns, alors je citerai, au hasard, La Grande Distribution, La ceinture Sibeau, le savon de Salsepareille, Les filles d'à côté (*)… ».


Seconde pause de Nicto qui avale un verre d’eau. Il a l’air d’avoir chaud. Dans son œil brille cette lumineuse flamme annonciatrice d’une nouvelle grande mesure. Chez les Ducond, un frisson d’excitation parcourt les corps tendus et remplis de saucisson et de Beaujolais.

-« Françaises, Français, Chers Compatriotes,
Nous sommes, entre toutes les nations, celle qui a su élever au rang de chef-d’œuvre notre gastronomie. Les accords parfaits que les vins savent entonner –et là, la voix enfle, le verbe devient puissant. Il se dégage de Nicto une majesté transcendée, comme une profondeur inspirée–
les accords parfaits que les vins savent entonner, avec le Livarot ou l’Epoisse, touchent au sublime. Imaginez ! Fermez les yeux ! La langue se plante dans la crème chantilly du chou, une délicate saveur de vanille Bourbon vient lécher vos papilles… Le foie gras fond, à peine tiédi et juste poêlé, qu’un poivre relève et que le sel de Guérande trouble à peine…
Je pourrais, ainsi, parler des heures durant, des terroirs glorieux qui ont rêvé ces plats, qu’ils se nomment « bourguignon », « potée » ou « bouillabaisse ».

-« C’est pourquoi, Françaises, Français, Chers Compatriotes,  j’ai décidé d’introduire auprès de l’Unesco une requête innovante, originale… ».


Et, se tournant vers la toute jeune ministre de la Culture, qui n’ose pas le regarder…


-« Ma Chère Cytrine, vous voudrez bien vous charger de faire classer le  « boeuf à la ficelle », et le « pied de porc vinaigrette » au Patrimoine de l’Humanité. ».

La ministre pique un peu du nez, affiche un sourire qui paraît quelque peu forcé. Elle hoche cependant du chef d’un air entendu et complice.
Chez les Ducond, après l’insoutenable suspens, qui a fait tenir l’assemblée coite, les conversations reprennent, animées, chacun commentant la nouvelle.
Pan-Servela suggère timidement que la proposition ne sera sans doute pas si facile à défendre… à cause du pied de porc
.


Mais c’est une autre histoire…



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* - Les filles d'à côté : Série dont la portée éducative, culturelle et intellectuelle n'a jamais pu être atteinte par de nouvelles productions. Elle mettait en scène les relations de voisinage entre ce qui deviendra par la suite l'archétype du métrosexuel.

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 4 très exactement. - Publié dans : Ducond and Co - Communauté : La gazette des blogs
Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /Fév /2008 14:27
Paulo bosse au pôle de la pomme de Dôle. Paulo est un drôle de faune dont les rots tonnent, embaument le phoque. Il ose des notes –do sol do sol-, il ose des mots de ses rots. Il est beau gosse, alors il cause, il frôle, il frotte la sotte qui gobe sa glose. Et hop ! La Claude mord l’appeau. Le Paulo, à l’aurore, offre une ode à la Claude. En gros, il a la gaule, comme une colonne. Il ôte ses grolles, son froc, se colle au dodo avec la môme, la noble nonne.  Elle le botte, il la dope. Elle le croque, il l’engrosse, c’est l’opprobre. Quel veau ! Claude la noble nonne dorlote le gone. Ce porc de Paulo, cette daube, se sauve. La gosse, forte comme une lionne, pas conne, coffre le coco. La rosse ! Elle poste un dogue à la porte de la geôle. L’homme se mord les pognes. Jaune comme un fox, il clope, le pauvre. Trop. Le sol se dérobe. La mort le stoppe. Yo.

sonorites
Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Délires d'écrits - Communauté : La gazette des blogs
Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /Fév /2008 19:31

Ouvrir les yeux, un matin, sur la beauté du monde… La première fleur pointe sa couleur dans un parterre où l’herbe est encore rare, où la neige parfois s’éternise. Elle frémit d’un soleil qui cherche à réchauffer. Le bourgeon s’accroche à son arbre, et son vert est si tendre qu’il rosit. L’oiseau revient chanter. Il y a des moments où le cœur s’émeut de contempler le renouveau, la renaissance d’un printemps. Alors, l’âme, transie des froidures d’hier, retrouve son envol, s’en va dériver sur la vague des espoirs. Un enfant naît. Un vieillard part à la rencontre de son Dieu. La vie et la mort jouent à cache-cache, blotties au coin de l’âtre…
Qu’il en faut du temps pour apprendre à regarder ! A courir après l’avoir, qu’un conformisme occidental pose comme axiome, le cœur, l’âme et le corps, l’essence humaine, se perdent à l’inutile, s’égarent sur des chemins de paraître. Ils sont en cage, et battent de l’aile, derrière leurs barreaux. Ils ne savent plus goûter le miel. Ils ne savent plus entendre le bruissement du vent dans les feuilles. Ils ne savent plus savourer la paix que la vague, sans cesse déferlante, vient rythmer d’un chuchotement d’écume. Et l’âge arrive, rappelle à l’ordre. Parce qu’il est doux d’ouvrir les yeux, le matin, sur la beauté du monde… ouvrir les yeux, avant qu’il ne soit trop tard.

 

 


Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 3 très exactement. - Publié dans : Confessions particulières
Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 18:53

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C’est un coin de bonheur où coule la source qui alimente la casbah de Debdou, juste en dessous. Le lieu a grandit, embellit entre un été brûlé du soleil de l’Oriental et l’hiver qui pose ses frimas. C’est un coin de verdure qui ressemble aux âmes qui l’habitent. Et se façonne un monde où l’accueil est chaleur.
 

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Peu à peu, le lieu s’organise pour être nid où abriter des amours naissantes, fabriquer des souvenirs, enchanter des vacances. Les chalets offrent un refuge paisible au soir d’une journée bien remplie. Et le restaurant se donne des airs de palais oriental, tout de voile habillé. Le coin salon invite à l’abandon, blotti sur de moelleux coussins, en savourant un thé à la menthe, ou à l’absinthe.
 

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La grande tente berbère attend que revienne le printemps, attend les tapis qui accueilleront, qui sait, la sieste au plus chaud de la journée.
 

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Il y aura des rires au bord de la piscine, des enfants qui s’émerveilleront que le Pompon ne grandisse pas. Il y aura la Chamelle qui réclamera ses pommes et qui fera des bisous. Il y aura Zinna la mule, vaillante et travailleuse, accompagnant l’hôte sur les sentiers des chèvres. Il y aura des tagines à partager, en piquant au plat, directement, et en se léchant les doigts, tant la sauce de ces tagines là est savoureuse.

Il y a, il y aura, un coup de cœur pour ce morceau de paradis, et l’envie de revenir, toujours.

 

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 4 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc - Communauté : Maroc
Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 22:39

Homlette et Empty discutent en sirotant un Gin-Paf-O-Taf, le nouveau cocktail à la mode. Demain, les soldes débutent et la dame en est toute émoustillée. D’ailleurs, elle a prévu de se lever tôt afin d’emporter le match. Car c’est réellement un combat de Titans que d’enlever la meilleure affaire. Empty abreuve sa femme de ses recommandations. Qu’elle écoute d’une oreille distraite, en posant son doux regard de vache amoureuse sur son rond mari.
La veille, lors de son allocution hebdomadaire, le Président Nicto Razratis a rappelé l’importance économique de la période pour le taux de croissance. C’est que, désormais, les soldes reviennent à intervalle régulier et rapproché, du premier au cinq du mois. Sous le manteau, il se murmure que cette nouvelle mesure, c’est pisser sur une girafe pour la peigner facilement avec un stradivarius. Mais Nicto, dans sa rage médiatique, lance ses idées innovantes à un rythme effréné. Au point que la presse a trouvé un surnom à son gouvernement : les essoufflés. Tant ils ignorent après quoi il faudra courir, ce qu’il faudra argumenter, justifier, d’une semaine sur l’autre. Tant ils s’épuisent à courir après les explications.
Ce soir, Homlette est d’humeur guillerette, un peu paf d’avoir avalé trop vite son Gin-Paf-O-Taf. Elle ferait bien une petite gâterie à Empty, mais le bonhomme dissémine ailleurs ses élans de tendresse. Encore une fois, elle devra se contenter de sucer un bonbon.

Au petit matin, la rombière a revêtu son paletot, chaussé ses richelieus. Elle s’empresse de rejoindre le grand magasin. Il y a déjà une importante file d’attente. Devant, elle aperçoit la chevelure ébouriffée de sa voisine. Elle enrage. La vieille bique va, encore une fois, fanfaronner et se vanter d’avoir dégotté les produits les plus performants.
Lorsque, enfin, le rideau de fer commence à se mouvoir, qu’on aperçoit la lumière qui filtre sous la fente, un frisson parcourt la foule. Au premier rang, les clients rampent, pour se faufiler au plus vite. Un mouvement de houle saisit les corps qui, peu à peu, s’écrasent dans l’entrée. Et ceux qui se dégagent du magma de bras et de jambes se précipitent vers le rayon qu’ils ont repéré les jours précédents.
Homlette sait qu’elle devra se contenter de quelques articles à prix moyen. Elle n’a pas un goût prononcé pour la féroce concurrence, telle que la pratiquent ses concitoyens.
A la première gondole, celle des micro-crédits, elle dédaigne les offres. Pourtant, le vendeur vante bien sa marchandise. Il s’égosille, il se casse la voix à hurler. Il propose de petites sommes à taux négatif. En fait, on rembourse moins que ce que l’on emprunte. Mais Homlette trouve l’offre un peu chip, tout juste bonne à être saisie par ces femmes qui veulent créer une boutique de bijoux en coquillettes peintes, ou de cacahuètes et d’œufs de cailles bios.

La Ducond, après avoir escaladé une grappe de minettes qui se crêpent le chignon pour le dernier crédit revolving à taux fixe, après s’être glissée entre les jambes des boxeurs qui se tabassent pour les crédits coup de poing, arrive enfin au rayon qu’elle a repéré la semaine précédente. C’est le plus luxueux du magasin. D’ailleurs, les produits ne sont pas en libre service. Un charmant jeune homme commente chacun des contrats avec conviction, comparant avec honnêteté et sincérité, les avantages et les inconvénients des différentes propositions.
Homlette finit par se décider. Lorsqu’elle sort du magasin, elle ramène chez elle deux nouvelles solutions financières innovantes, bien structurées et du dernier chic. La première lui permet de faire un découvert bancaire de mille euros, remboursables en cent mois, à taux effectif global de 17,82%. C’est une belle prise, à deux points en dessous de l’intérêt habituel. L’autre est destinée à un gros achat, de préférence immobilier, à taux variable, mais encadré, avec une marge basse et une marge haute du plus bel effet, qui ont été restreintes pour l’occasion. Le tout emballé dans une enveloppe kraft de grand luxe.
Bien sûr, ces emplettes là vont rejoindre la collection qui trône crânement sur une étagère du salon. Homlette espère qu’Empty sera satisfait. Ils ont désormais de la marge, ils vont pouvoir s’offrir une folie ou deux dans les années qui viennent. Le seul problème, c’est qu’ils ont tout. Et que, parfois, l’imagination leur manque pour utiliser leurs petits crédits. Ils en offriront un ou deux à Pan-Servela pour Noël.

Mais c’est une autre histoire…



Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Ducond and Co - Communauté : La gazette des blogs
Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 22:08

La lumière donne le ton des errances intérieures. Qu’un ciel flamboie et le regard reflète l’abondance. Qu’il se noie, et les eaux débordent comme un fleuve en crue d’hiver. Lorsqu’un rayon frappe en plein cœur, et qu’il parsème les émotions de brindilles éblouissantes, alors l’âme éclaire. Et lorsque la flamme s’étouffe, parce que le monde n’aime pas le bonheur, lorsqu’elle est mouchée comme une chandelle, alors dégoulinent les sombres replis, l’envie de se soustraire. Gratter le profond de soi, à la recherche d’une braise encore chaude, raconte l’ouvrage d’une archéologie personnelle. Lorsque l’on découvre un foyer qui ne demande qu’à flamber, que l’on croyait perdu dans une préhistoire oubliée, alors les nuages cèdent. Mais qu’une pluie enragée vienne noyer l’âtre, et, à nouveau, la nuit s’appesantit. Est-ce ainsi que la vie se traîne ? De joies incandescentes en tristesses obscures ? Le soleil est là, à portée de chanson. Qui veut bien offrir ses rayons à qui sait l’accueillir, parce que sa lumière donne le ton des errances intérieures.

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 2 très exactement. - Publié dans : Confessions particulières
Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 06:03

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Je suis une petite chamelle de deux ans. Et je grandis, dans une ferme perdue, sur le plateau du Rekkam. Je suis un amour de chamelle, et taquine, avec ça ! J’ai une bonne bouille et l’œil espiègle. Je suis la princesse de Princesse et de son Prince. La famille nomade qui m’abrite me chouchoute, les enfants me papouillent. Hmmm ! Que j’aime les papouilles… et les pommes. Les petites pommes piquées, pas belles, que l’Europe ne voudrait pas trouver sur sa table, mais qui ont un goût incomparable, un goût de pomme, pas de chewing-gum.
J’ai plein de copines, des vaches, des brebis, des chevrettes marantes qui grimpent sur les murs. Ma meilleure copine, c’est la Blanchette. Elle et moi, on papote la nuit, pendant que les autres pioncent. On se raconte des histoires d’amitié, de liberté sous le ciel de l’Oriental.

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Je sais qu’un jour je vais rejoindre Pompon, l’âne qui ne veut pas grandir, à la source, à Tafrant. J’espère bien que vous viendrez me rendre visite. Parce que je suis vraiment sympa. Même que je fais la fête. Même que je ne me rends pas compte que je pèse déjà 200 kg, et que je veux poser mes pattes avant sur les épaules de Prince. Je rigole, parce qu’ils sont tous la trouille, quand j’essaie d’embrasser les humains. Un humain, c’est pas trop courageux, ça détale quand j’explose de joie. J’ai toujours pas compris pourquoi.



Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 6 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc - Communauté : Maroc
Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /Fév /2008 13:48

Lorsque l’on rencontre Empty Ducond, l’on est frappé par la rondeur du bonhomme. Tout est rond chez lui, les yeux, le nez, la bouche, l’estomac, et même ses mains, grassouillettes, qui prennent l’allure de petits boudins antillais. Tout est rond, sauf son âme, raide et figée comme l’attribut d’un priape.
Il se présente toujours de la même façon, ayant mis au point depuis des lustres un immuable discours :

-« Ducond, Ducon « Dé », et pas Ducon « Té ». Je suis né le 25 mars 1957, le jour de la signature du traité de Rome ».
A croire qu’il en est l’auteur.
Le parcours de vie du personnage n’a été qu’une suite de mesquineries et autres méchancetés, parcours qui l’a conduit, au demeurant, à la direction de l’entreprise où il sévit. Aujourd’hui il est bien installé dans son poste, il veille jalousement à ce qu’aucun individu de son acabit ne vienne mettre du désordre dans son organisation. Les « Savonneries industrielles et chimiques de l’Ondaine » ont enfin trouvé un digne penseur. Car il pense le savon comme une philosophie de vie. Hors le savon, point de salut. Il a développé des compulsions qui tournent à l’obsession, il colle du savon à tout va. Il a même réussi à en fourguer à son ami, beau-frère et partenaire économique, Coffasse Tuput, ce dernier étant à la tête du service Achat des « Vinaigrettes et Sauces du Bassin Houiller de la Loire ». Il faut savoir que la lessive permet de conserver l’onctuosité et le pétillant dans la vinaigrette industrielle.
Ces deux là se sont rencontrés à la fac. Et, de camaraderie en affection, Empty a finit par épouser Homlette Tuput. Au moment de signer l’acte de mariage, ils ont hésité à conserver les deux noms de famille : Ducond-Tuput. Et puis, devant l’espèce de vulgarité fatale de l’association, ils se sont contentés de se conformer à l’usage. Homlette Tuput est devenue devant les hommes et devant Dieu, Homlette Ducond. Il faut bien avouer que, pendant les célébrations de l’union, l’assemblée, l’officier d’état civil, et même le prêtre, ont eu du mal à garder leur sérieux.
Cela dit, l’épouse ne brille pas par l’esprit. Elle a un tendre regard de vache qui doit bien plus à la myopie qu’à la gentillesse. Les années ont plissé et enrobé un corps qui fut svelte, ont agrémenté son expression d’une grimace pincée, d’un nez à rallonge, la faisant ressembler à une tête de nasique montée sur une bouteille de Perrier. Elle éprouve une indéfectible admiration pour son homme, acceptant tout, les rebuffades comme les mensonges, les tromperies comme les humiliations. Parfois, l’entourage se demande si elle comprend réellement les mots que lui assène son cher et tendre.
De cette union, est né un garçon chétif et malingre, à la santé vacillante. Il se prénomme Pan-Servela. Il a grandit adulé par sa mère, méprisé par son père. A vingt-huit ans, il est encore célibataire et a trouvé un emploi de veilleur de nuit, à la morgue de l’hôpital, après des années de petits boulots. Il garde, de son enfance ballottée entre l’inconditionnel amour maternel et le dédain paternel, une propension au rêve et à la paranoïa. Il oscille constamment entre l’abandon confiant et la méfiance absolue. C’est un grand jeune homme maigre et voûté, dont le crâne se dégarnit déjà, et qui affiche un air absent, ennuyé, même lorsqu’il devrait être en joie. Taciturne, il parle peu, mais aurait une nette tendance à tâter de la dive bouteille. Bizarrement, lorsqu’il est aviné, il montre un incroyable sens de la répartie, maniant un humour de  dérision avec habileté, parfois brio et génie.
Au moment où commence cette présentation des personnages, la tête de l’état est occupée par un président atypique, un homme encore jeune et fougueux qui croit à sa mission comme si elle émanait de Dieu lui-même. C’est le Président Nictoplasme Razratis.
Bien entendu, aux dernières élections, toute la grande famille Ducond-Tuput a voté pour Nicto, comme les médias l’ont gentiment baptisé. Parce qu’il a l’art et la manière de faire croire qu’il parle vrai, et ça, le peuple adore.

Mais c’est une autre histoire…


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Nasique - Source Wikipédia
Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 3 très exactement. - Publié dans : Ducond and Co - Communauté : La gazette des blogs
Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /Fév /2008 13:45

Les valises sont bouclées, le dernier café, avalé. Les deux étranges étrangères vont reprendre le macadam, traverser le rif pour rejoindre Al Hoceima, puis Berkane, c’est le chemin qu’elles ont choisi. Le ciel moutonne, gris, posé sur les toits de Fès. La pluie menace, elle guette le moment de déverser ses sanglots sur la terre assoiffée.
Quitter Fès pince les cœurs de ces deux là qui laissent, déjà, un ami. Quitter Fès, c’est repartir, imprégnées de joie, vers le monde de Princesse. Les départs sont toujours des déchirements.
Les paysages sont lunaires, qui égrènent leurs rondeurs désertes à la sortie de la ville.

 

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Et le relief s’accentue, la petite auto de location pétarade sur les routes sinueuses. C’est la Blonde qui conduit, avisée, experte, forte de kilomètres avalés en rallyes, qui plus est, savoyarde, et rompue aux arcanes des virolos et autres dos d’ânes. La Brune est une tanche, elle n’aime pas la vitesse, elle a peur en voiture. Alors, parfois, elle freine, elle souffle, elle ferme les yeux. Ben oui !
Le paysage est grandiose, il mêle la faune de la montagne et de l’Afrique. Ça ressemble à un coin du Massif Central qui aurait été transplanté ailleurs, dans un ailleurs dont la culture s’affiche différente. Découvrir un village niché au creux d’une rotondité maternelle, et là où l’on attend la petite église en pierre de lave, une superbe mosquée aux tons de bonbon s’élance vers les nuages.
Il fait froid, et le temps s’étire car il faut rouler prudemment. A un moment, alors que l’ambiance, dans l’habitacle était plutôt détendue, la Blonde se crispe. Elle cesse de papoter, et de rire aussi. C’est que la pluie a étalé sur la chaussée de la boue, bien glissante la boue. Pendant quatre-vingt kilomètres d’une interminable descente, la Blonde va conduire la petite auto comme un luge, au frein à main. Ah ! l’atmosphère se réchauffe à l’intérieur de la bagnole ! Entre la concentration aiguë de la Blonde, et le trouillomètre en ébullition de la Brune, il faut mettre le ventilateur pour traquer la buée.

 

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Peu à peu, le paysage se transforme en alpages. Les sapins s’en donnent à cœur joie. Et parfois, un hôtel dont l’architecture se pique du chalet aguiche le promeneur. Curieusement, à intervalle régulier, de charmants jeunes hommes font de grands signes pour offrir des cigarettes aux étranges étrangères… Il leur en faudra du temps pour comprendre qu’elles se trouvent au pays de l’herbe qui fait rire, ou délirer sur des concepts abstraits.
D’ailleurs, elles n’ont toujours pas résolu une question philosophique et fondamentale. « Toute vérité a son contraire »… certes, mais quel est le contraire de cette vérité là ? Ah !


 

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Et puis les reliefs cèdent à la plaine, même s’il reste quelques collines à franchir. Le temps est changeant, qui passe du nuageux au brouillard, du soleil à l’orage. Instable, il arrose ou sèche selon son humeur.

 

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Al Hoceima, il est cinq heures de l’après midi. Les deux étranges étrangères meurent de faim. La tension de cette aventure dans le rif a été telle, qu’elles ont oublié les contraintes physiologiques. Il paraît que la ville est belle, mais, sous des trombes d’eau, elle a l’air triste. Et puis, l’après midi bien trop avancé rappelle aux deux femmes qu’elles ont encore bien de la route à parcourir, et qu’il ne faut pas s’attarder. Un café et croissant plus tard, elles repartent, la nuit tombe, sournoise.
Elles repartent soulagées, sûres d’en avoir terminé avec les frayeurs… Oui mais, dans la noirceur nocturne, elles ratent la route de Nador, celle qui doit les ramener à la petite église où elles occupent une chambre de gîte. Et elles s’enfoncent, à nouveau, dans le rif. Les villages se font rares. Et les ponts, des passerelles plutôt, qui franchissent les gués, se noient sous la montée des eaux. A chaque remous, La Blonde et la Brune s’interrogent sur la profondeur de la flaque. A chaque pâté de maison, elles guettent un panneau, qui les ramènerait sur leur chemin. A nouveau, la tension est palpable, les voix se font basses, blanches. Elles s’obstinent cependant et avancent, en silence. Peu à peu, le goudron fait place au gravier, les ravins se creusent à droite et à gauche. Elles roulent sur une piste au milieu de nulle part. Encore un peu… et toujours pas la moindre indication.
Alors reviennent les histoires de contrebandiers qui sillonnent la nuit pour échapper aux contrôles, et qui s’organisent en convois. La Blonde s’obstine, persuadée qu’à un moment donné elles croiseront quelque nationale, qui les ramènera à la civilisation. La Brune, elle, crève de peur. La Blonde a sans doute raison, mais la Brune ne tient plus. C’est d’une voix sans réplique qu’elle intime l’ordre de faire demi-tour, de retourner chercher le bon cap au point où elles se sont perdues.


Le demi tour a été bien compliqué, sur une piste gravillonnée avec les perspectives d’un grand plongeon. Au bout du compte, elles ont a nouveau franchi les rivières, traversé les villages, retrouvé la route. Il pleuvait comme chameau qui pisse. Au point que la Brune avait encore la pétoche, elle ne voyait rien.

 

 

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Elles ont enfin rejoint Berkane. Avec, accrochée à l’estomac, une faim à dévorer un agneau. La Blonde, dans sa grande témérité, s’est piquée de trouver un restaurant. Autant chercher à aller souper chez Trois-Gros, un soir de 1er mai, à 22 heures, et en se perdant à Montluçon.

C’est autour de deux tranches de dinde fumée, d’un pain dont l’épicier, qui l’avait gardé pour lui, a bien voulu se séparer, de « vache qui rit » et de quelques clémentines qu’elles ont, finalement, fêté cette rude journée, dans un grand éclat de rire. Car les épiciers ferment tard, au Maroc.
 
Quelle aventure !
Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 4 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc - Communauté : Maroc
Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 20:51

L’oisiveté est un luxe d’une exquise finesse. Regarder défiler les jours avec la curiosité souriante d’un promeneur dominical. L’imaginaire se nourrit de ne rien faire. Il laisse dériver les mythes personnels en vagues régulières, qui viennent s’écraser sur la plage désertée. Il imprime de graciles estampes dans la fibre de chiffon d’une existence chiffonnée par le trop rempli du temps. Alors, l’impatience cède à la douceur contemplative. L’oisiveté réclame sa part d’espace que l’agir muselle. Elle chauffe jusqu’au rouge l’âme qui vagabonde et bouillonne, heureuse de se découvrir débordante. L’effervescence menace un équilibre fragile quand elle n’offre pas le lit où reposer. Il faut savoir jouir de moments volés à la terrible tyrannie d’un monde qui marque le mot labeur dans la chair des hommes, quand, souvent, le labeur est douleur. Si la vie est balance, le fléau pointe le bonheur au taquet où le poids du devoir s’allège. Et savourer la paresse choisie comme une gourmandise, qui fait de l’oisiveté un luxe d’une exquise finesse.

 

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 4 très exactement. - Publié dans : Confessions particulières
Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /Fév /2008 20:05
Pour situer le contexte…
 

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C’est ma quatrième participation. Mon activité professionnelle prend du sens quand je peux présenter à un large public des métiers de passion, ceux qui touchent aux arts de la matière. Et de passion… Dieu sait qu’aujourd’hui cette France vieillissante en semble bien dépourvue.
Du jeudi au dimanche, des cohortes de collégiens, lycéens, arpentent de vastes allées, baguenaudent, grappillent ça et là des renseignements sur les filières. Outres les organismes de formation, universités, écoles, sont présents les grands corps de l’Etat. C’est comme ça que l’espace qui m’accueille se trouve, cette année, noyé dans l’Esthétique, mais largement encadré par la gendarmerie, la marine nationale, l’armée de terre, l’armée de l’air, la police nationale, la légion étrangère, les pompiers. Je me sens en sécurité.
Et bien, assise dans mon petit coin, à attendre le chaland, mon viatique de parfaite pédago sous le coude, j’ai tout le loisir d’observer… et d’écrire.
Donc, à force de traîner mes guêtres dans ce haut lieu de l’orientation professionnelle, j’ai collecté nombres d’anecdotes et de considérations philosophiques. Me voici mûre pour en parler.

Pour être un peu sérieuse…
Blague à part, cet événement organisé par la Région Rhône-Alpes présente un indéniable intérêt. Il permet à la jeune génération de confronter ses rêves à la réalité des métiers. La palette des activités est si vaste, que l’on découvre avec plaisir, parfois surprise, de multiples opportunités dont on ignorait jusqu’à l’existence. L’organisation est impeccable, et il est possible d’assister et de participer à des conférences, tables rondes, qui abordent différents sujets d’actualité tels que l’égalité homme/femme, ou la place du handicap dans l’entreprise.
Enfin, de nombreuses animations sont proposées, qui illustrent, avec humour souvent, intelligence toujours, les propos des professionnels.
Cette année, il est possible de participer à un concours de lavage de vitres avec, à la clé… une clé USB. Ou encore, si le talent est au rendez-vous, un ordinateur portable s’offre à celui qui saura, pinceau à la main, imaginer le transport dans vingt ans. Sur l’espace d’une prestigieuse école, on peut découvrir les dessins animés créés par les élèves. Et les prestations de maquillages en direct live relèvent également de l’art, la preuve, voici les photos des deux Laeti, mises en visage par Clémentine. Clémentine est maquilleuse professionnelle, vous pouvez la joindre à l’adresse e-mail suivante : richard.clementine@wanadoo.fr

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C’est jusqu’à dimanche soir, 10 février 18 heures, à Eurexpo-Lyon.

Mais pour être une peu moins sérieuse…
La foule est là, dense, alors les incidents aussi. Entre exposants, également, nous faisons connaissance, nous papotons. Malgré tout, il m’arrive d’être inquiète…
-« M’dame, M’dame, … le métier que tu fais, il gagne bien ? ».
-« Bonjour, tu veux être artisan d’art ? et bien, il faut une bonne dizaine d’années en moyenne pour commencer à gagner correctement sa vie ».
-« M’dame, M’dame, on travaille beaucoup ? ».
-« Euh ! Et bien… plutôt soixante dix heures par semaines… ».
-« M’dame, M’dame, on a une bonne retraite ? ».
-« Tu sais, la retraite d’un artisan, c’est à pleurer ».
Et là j’enchaîne, je commence à parler de passion, d’art, de qualité de vie… à une chaise vide. Les ados ne sont pas trop tentés par la rude existence du sellier ou du tourneur d’art.
Mais que dire des adultes qui se crêpent le chignon parce qu’un différent les oppose, aussi grave que de savoir si un questionnaire est pertinent ou non. Et qui assènent de grands mots à leur couvée : respect, politesse, rigueur, obéissance.
Pour ma part, j’ai appris à repérer les « tektoniks », crête et vêtements étoilés. Quel boulot ! J’ai remis au goût du jour mes connaissances en matière de mode vestimentaire. J’ai épluché la moto de la police nationale. Et j’ai appris que la Légion n’abandonnait jamais ses anciens, qu’elle les accompagnait dans leur reconversion, y compris… par l’artisanat d’art. La boucle est bouclée.
Cerise sur le gâteau, le capitaine m’a donné l’adresse où il faut que j’écrive afin d’avoir, enfin, des informations sur ce grand-père légionnaire que je n’ai pas connu.
Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 4 très exactement. - Publié dans : Murmures au jour le jour - Communauté : La gazette des blogs
Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 19:39

Fès la spirituelle est belle. Moderne, elle grouille, bouge, bourdonne, bougonne parfois. Les garçons et les filles se tiennent la main. Et les terrasses des cafés ne désemplissent pas. La nouvelle ville s’étale, blanche, ouverte ; respire au pied de sa médina, si célèbre.
Les deux étranges étrangères s’en vont, tranquilles, pour visiter, à la nuit tombante, à la nuit tombée, la vieille cité qui escalade les collines, étendue, ruche ramassée, mystérieuse. Tout juste passé la porte du palais impérial, une rue bruyante, décorée de chambranles en bois sculpté aligne ses vitrines, tantôt de luminaires à pampilles, tantôt de fruits secs ou d’épices qui mélangent leurs couleurs, leurs odeurs.


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Les deux étranges étrangères, à la grande porte, celle qui marque l’accès principal à la médina, se plantent un moment, observent la vie foisonnante. Les femmes achètent les fruits, les hommes discutent d’un prix. Il y a des chariots de bananes et d’oranges, de clémentines et d’oignons. Il y a des corbeilles à chaussettes, des portants à foulards, des bazars envahis d’accessoires en plastique. Il y a des boutiques de fringues. Les vêtements pendent sur des mannequins parfois estropiés. Et parfois, la mise en avant se prend des airs de cintres de théâtres où des poupées, pendues, endossent les modèles.

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Les deux étranges étrangères s’enfoncent, curieuses, et suivent la foule, prise dans la houle mouvante d’un flot d’humains. Elles vont au hasard alors que la nuit se fait noire. Peu à peu, de virage en intersection, la marée des autres hommes disparaît. Peu à peu le silence remplace l’agitation, l’ombre avale la lumière. Les murs se rapprochent, obligeant la Blonde et la Brune à se suivre, plutôt qu’à marcher côte à côte.

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Elles sont inconscientes ces deux là. Princesse leur a pourtant fait l’article. Il ne faut pas s’éloigner du brouhaha, il ne faut pas rêvasser, lorsque la nuit la recouvre, dans la médina. Elles ne savent plus trop où elles sont, ni si le monde est loin. Elles promènent en moyen-âge. Les lampadaires pourraient être des loupiottes, et les chats errants jaillissent de toute part.

A un moment, elles croisent une vieille dame, qui leur parle, qui tente de leur dire quelque chose. Et qui règle son pas sur leur pas. Elle répète à plusieurs reprises la même phrase. Un jeune homme, séduisant au demeurant, s’en vient faire l’interprète.
-« Vous êtes suivies par des voleurs… ».
-« Ah ! ».
-« C’est ce qu’elle essaie de vous dire ».
-« Ah ! ».

Et puis le jeune homme se tourne vers la Blonde, la regarde, avec un beau sourire, lui tourne un joli compliment.
-« Vous êtes charmante. Je peux faire une photo avec vous ? ».

Il y a des pays comme ça, où la gentillesse est gratuite, et la spontanéité, un cadeau. Il y a des pays comme ça, où l’on se fait un devoir de protéger l’autre, l’invité. Même quand cet autre est imprudent. Même quand, parce que l’appareil photo, les atours, l’aisance en témoignent, il apparaît bien nanti, et perdu au fil de ruelles défraîchies.

Gentil Mohammed, le beau jeune homme, acceptera d’accompagner les deux demoiselles dans leur virée nocturne. Et la soirée se terminera… à la terrasse d’un café, autour d’un thé à la menthe.

La brune se demande si, dans son pays, une vieille dame et un gentil jeune homme seraient venus à leur rescousse. Sûrement pas.


Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 5 très exactement. - Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc - Communauté : Maroc
Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 22:47

It's me

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