Aimer à en être ressac immense qui vient mouiller un cœur chaviré. Un sourire, tout de soleil ensoleillé, un regard de charbon, opaque, s’embrasent de chaleur. Entrelacer le songe et le sortilège. ...
J’ai ouvert le livre, que j’avais longuement câliné, à la bonne page. Elle était blanche, la page. Et ce n’était pas normal. Je cherchais le « principe de la mésange ». Il était urgent que je le ...
La main d’un homme est un grand oiseau qui courbe l’air au gré d’arabesques amantes. Elle trace le corps contrebasse de la femme et joue des arpèges frissons au chemin des rondeurs offertes. La ...
Poulet confit Pour faire un poulet confit, pour environ deux gros mangeurs ou quatre pinailleurs, prendre une bête de 1kg250 (+/- 10 grammes). Je tiens à attirer votre attention sur le nécessaire ...
La jalousie s’insinue comme une gale, une gangrène dans le cœur et ne laisse plus de répit. C’est un chancre malsain qui naît de blessures anciennes, mais qu’il ne faut pas laisser s’installer. ...
B'jour, c’est moi le Crétin. Avant je m’appelais le OuinOuin, et j’avais un aut’blog qu’est tombé en désuétude, qu’a été abandonné. Alors j’ai décidé de déménager ici. Des fois, je suis cuisinier. ...
Les ruines du château de Ventadour (Meyras) vers 1860. Un château domine, du haut de son piton rocheux, une route qui borde la rivière. Il est encore en ruine, mais il accomplit, lentement, sa ...
Au pays du temps qui passe, les moments de vie s’entrecroisent. Qu’ils ramènent le temps passé, qu’ils relisent le temps présent ou qu’ils rêvent le temps qui vient. La dimension prégnante des ...
La sérénité balade un air tranquille au fil des jours. C’est un état d’une douceur incroyable que de ne plus se faire mal aux angles de la vie. Bien sûr, il y a des matins chagrins qui bousculent ...
La mémoire est un leurre qui emmène le promeneur à la recherche des heures d’antan. Inévitablement réécrite, revisitée, elle embrouille, elle s’embrouille. Elle raconte des souvenirs qui ne sont ...
Une solitude rampe et se faufile, grignote les jours, petite souris malicieuse et moqueuse. Choisie ou pas, cette absence là, cette absence au monde, peut devenir l’espace privilégié de se ...
Le livre me regarde, séducteur, il me fait un clin d’œil. Le livre me fait du charme. Je ne saisis plus le sens des mots, l’idée des phrases, je suis juste fascinée par la course des lettres tout ...
L’amour fou n’a de folie que l’intense émotion qu’il allume. Sans folie, l’amour n’est qu’une tiède mélasse, pas même sucrée, tout juste bonne à faire un cataplasme, de la moutarde dans un ...
Le pianiste jouait toujours la même ritournelle sur son clavier, quelques notes acidulées, tristounettes, une musique comme un sanglot étouffé. Du matin au soir, devant sa fenêtre ouverte, il ...
Il y a des silences à peine habités, de ces moments qui se suffisent à eux-mêmes, où tout est parfait. Ce sont ces instants qui font toucher du doigt la beauté de la création. L’envol d’un oiseau, ...
Le bleu de la fuite d’un jour noie d’une brume effilochée la lisière de la forêt, qui vient mourir dans le sable. La femme va, nu pied, sur la plage, d’un pas abandonné à l’écume de l’océan. Elle ...
Le serviteur du Puissant trace d’un pas assuré son destin, sans jamais regret ni chagrin. Il a l’œil qui survole les misères et les mesquineries de l’homme. Il va, suivant sa voie. Qu' elle soit ...
Si tu peux regarder s’éteindre tes amours Sans penser que ta vie n’est qu’un lot de souffrance, Et que, sans un sanglot, tu regardes le jour D’aimer à nouveau sans méfiance. Si tu peux te donner ...
La maison sous les eucalyptus abrite des rêves à rêver éveillé. Blottie, elle se dérobe du regard et des routes pour mieux câliner ses hôtes. La maison qui se cache, souvent protège de belles ...
L’Evêque, vieillard chenu, était allongé nu sur le lit, à côté d’une forme indistincte. D’un geste las, il se saisit d’un paquet de clopes, à moitié vide, posé sur la table de chevet. Ayant allumé ...
Beurrer une tartine au petit jour, les yeux battus d’amour. La tranche de pain sent le chaud, le frais. Le beurre, juste du moelleux qu’il faut, s’étale sous le couteau, il fleure la baratte… du ...
Il était une fois, dans une grotte perdue, un gentil géant qui menait une vie tranquille. Il avait organisé ses jours autour de la seule passion qui l’animait, faire la cuisine. D’ailleurs, ...
S’endormir, sans hâte, juste en respirant les mots, juste en les savourant. Ce moment, où la réalité s’estompe alors que le rêve s’installe, enchante une âme tendre. Lorsqu’il n’y a que des mots ...
La Savoie porte de beaux fruits, gaillards et solides. Romain était l’un de ceux là, pas très grand, mais vaillant. Il cultivait le tabac dans la ferme familiale. C’était un gentil jeune homme, ...
Je m’ennuyais de mes mots valises, n’ayant pas, depuis un certain temps déjà, commis cette forfaiture de tordre la langue française et de lui faire des petits. Mais j’ai fini par être rattrapée ...
Une campagne au chant du coq se réveille dans un jour mouillé. Le bruit de la pluie claque sur le toit de la chaumière. Dans la chaumière, deux corps se trouvent et se parlent. Au point du jour, ...
Le grand nuage, à droite de la voix lactée, pavoisait, sombre et menaçant. C’était jour de procès dans la Maison Dieu. Toute une armée d’avocats s’activait fébrilement, époussetait les tenues, ...
C’était la petite dernière, la titoune, la toute bleue. Elle était venue sur le tard, comme le cadeau de l'existence à des parents vieillissants. Ils l’avaient prénommée Luciole, parce qu’ils ...
Je suis furieuse, vraiment furieuse. Durant 592 pages, je danse, je chante, je ris, je souffre, je finis même sur un bûcher et jamais, jamais je ne la perds, cette virginité que tous se battent. ...
La Chevalière se promenait souvent dans la campagne, accompagnée de Babouine et de Nez. A cette époque de l’année, un peu de printemps, mélangé d’extrait de mois de septembre, piquait l’herbe de ...
Je n'ai que mon amour Pour inventer demain Et qu'un autre destin Se lève au point du jour. Dire le désarroi où me laisse cette histoire achevée, ce récit dans lequel j'ai trempé ma plume. Je me ...
L’étrange étrangère gare sa bécane dans l’allée. Elle ôte son casque, pose ses gants, vire son blouson, étale ses bagages, boucle les antivols. Et puis, elle s’assoie sur le sol, au milieu de tout ...
Il faut partir : charger la moto, enfiler le cuir, le blouson, le casque, les gants. La chaleur est déjà là, qui fait suer le corps ainsi protégé. Le bateau est à midi. Midi, le milieu du jour, de ...
Des vallées à perte de vue, de ces vallées à bonsaïs, des vallées perdues où tout peut arriver. C’est un royaume où les plateaux et le ciel s’épousent, où ils s’entremêlent les jours de brume. ...
Pompon, c’est l’âme du lieu. C’est un ânon qui vient de s’installer, auprès de la source, avec sa môman et son grand frère. Pompon, c’est le préféré de Princesse, parce qu’il est tout petit et ...
Dans ce pays, j’ai vu des ânes partout. Je me demande parfois s’il n’y a pas autant d’ânes que de personnes. Ces bêtes là me renvoient à mon enfance, à mes rêves, à ce grand champ planté de mes ...
Aussi loin que porte le regard, c’est l’immense qui parle : horizon sans fin de montagnes pelées, romarins, lauriers roses et d’arbustes entrelacés, des villages qui vivent dans les vallées et un ...
J’ai souvent croisé ces petits taxis qui, dans une ville, sont tous de la même couleur. Des couleurs vives ou pastels. Je n’ai pas pu enfermer tous ces petits taxis dans ma boîte à souvenirs, mais ...
Zinna Zinna. Je suis la mule, et je trottine par des sentiers caillouteux, ceux qui dévalent de la source à la Casbah. Mes sabots se souviennent de chaque aspérité, connaissent chaque trou, chaque ...
Un train, c’est un immobile lieu mouvant. Calée bien contre mon siège, la tête qui repose sur la vitre, je suis fixée alors que le paysage défile. Oujda-Fès dans l’après-midi d’un jour d’août. ...