C’est une manifestation qui se déroule à Saint-Etienne, sur le week-end. Et c’est un beau moment. Il est organisé par la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse). Il s’agit de présenter au public les compétences culinaires de jeunes gens qui peuvent être les auteurs d’actes délinquants, mais également en voie de re-scolarisation.

 

pg


Alors… Et bien… Je suis réellement émue des belles rencontres que j’ai faites aujourd’hui.

D’une part, c’est Monsieur Pierre Troisgros qui est le parrain de la manifestation Et c’est Monsieur Gilles Etéocle qui est le président du jury du concours des Tops Chefs.  L’inauguration s’est faite, outre la présence du Maire et de nombreuses institutions représentées, avec le concours de Dominique Rocheteau.  Et pour ces jeunes gens, venus de tous les coins de France, c’est une véritable reconnaissance.

Mais ce qui m’a touchée le plus, durant cette longue journée, ce sont les conversations que j’ai pu avoir avec les adolescents présents. Ils sont créatifs, vifs et, souvent, relativement cultivés pour leur âge. J’ai compris quelque chose d’essentiel. Lorsqu’on les croise, qu’ils vont au musée, ou qu’on leur propose une activité, on a parfois le sentiment qu’ils s’ennuient, qu’ils sont en retrait. Ils mémorisent tout, ils digèrent et s’approprient tout ce qui pourra, un jour ou l’autre, ranimer l’envie de se reprendre…

 

Ce parcours du goût, c’est au Parc Expo, jusqu’à demain soir. Si vous être dans le coin, allez goûter la confiture de carotte, boire du sirop de melon ou de rose, déguster tous les petits plats qu’ils mijotent au fil des heures : escargots en beurre d’ail, tapenade, toutes sortes de cakes, des meringues à la lavande, de la limonade de mirabelle… Surprenant et délicieux. Il y a à voir aussi, sculptures sur pastèques ou fabrication de couteaux.


L’entrée est gratuite.


 

spas

 

 

spas1

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 2 très exactement. - Publié dans : Murmures au jour le jour
Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 21:27

Elle ouït mon ouïe. Et bien, en plus. Bon d’accord, le verbe ouïr se conjugue avec le verbe avoir. Mais c’est moins drôle, alors je choisis de ouïr plutôt que d’avoir ouï. Oui !

Depuis mon enfance la finesse de mon ouïe me ravit. Au point que, planquée au dernier rang de la classe, j’entendais, que dis-je j’entendais, je distinguais les murmures de mes copines chuchotant sous le nez de la maîtresse. J’ouïssais si bien que je n’ai jamais pu supporter les boîtes de nuit, la musique trop forte et les cris des bébés. Ça me déchire les tympans tous ces sons trop sonores...


En conséquence de quoi la manie de klaxonner qu’ont les jeunots trop pressés devant mes vitrines de travail m’agace, m’exaspère, m’enrage.


L’aut’jour, une pauv’dame tentait de faire un créneau dans ma rue. Etroite la rue, très étroite. Du coup elle bloquait le passage. Arrive, dans son auto blanche, moteur ronflant, fenêtres ouvertes, un mickey des villes, de ceux qui font chauffer la gomme sur le macadam. Furieux, le mickey des villes, d’avoir à patienter que la pauv’dame, maladroite au demeurant, en finisse avec son parking. Voilà qu’il s’excite sur son avertisseur. Je fais un bond d’au moins cinquante centimètres, et je sors l’engueuler comme une furie, comme un diable sort de sa boîte, la mèche rebelle et, presque, la bave aux lèvres. Interloqué, apprenant, visiblement parce qu’il l’ignorait, que c’était interdit et qu’il risquait une amende, il enfonça de plus belle son klaxon. En m’insultant. J’ai pris mon téléphone et je lui ai fait croire que j’allais m’en remettre à la maréchaussée.

Enervé le mickey de ville… Caca morveux de base. Sur le coup j’ai cru qu’il allait descendre et me trousser une torgnole.

A ce moment, qui devenait critique, la pauv’dame en termine avec son créneau. Le mickey repart en klaxonnant. Et l’histoire s’arrête là.


N’empêche, avoir l’ouïe fine, ouïr fort et bien, c’est une forme de handicap, ça vous pousse à la hargne. Moralité : Ouïr bien n’est pas jouir.

 

  oreille

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Quotidien d'une Salers - Communauté : C'est une histoire de filles...;)
Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 17:20

Je suis très malheureuse ! Enfin, « malheureuse », façon de parler. Mal traite serait plus juste, pour une salers. J’ai la poisse (et non l’époisses) en ce moment. Tout a commencé par ma machine à laver la vaisselle (pas la trayeuse). Elle ne veut plus fonctionner la vilaine ! Elle refuse de se vidanger (pas les pis) et, du coup, de se remettre en route (grève du lait ?). Un noyau d’olive… Une feuille de laurier… Une miette de pain… Qui est coupable de bloquer un clapet, quelque part, au fin fond du filtre ? Qui est le nuisible qui dénature l’outil le plus utile d’une cuisine ? Ah ! Ben comme elle est pleine, la machine, je n’arrive pas à trouver le problème (en l’occurrence le filtre). Faut que me je fade toute la vaisselle à la paluche. J’y vais petit à petit. Je ne dois pas me surmener. Des fois que ma cheville renâcle. Je sais, c’est une excuse. Et pis, surtout, je déteste faire la vaisselle. Après, j’essaie encore une fois de trouver le filtre. Et sinon, j’appelle le docteur de l’électro-ménager. C’est que j’ai pris goût à la fainéantise domestique. Je n’aimais déjà pas ça, le ménage, la technologie ne m’a pas améliorée…


En plus, depuis lundi, je ne peux plus télécharger de photos sur mon blog. J’ai été chougner tant et plus dans les forums d’aide… Y paraît que je suis la seule, alors ça vient forcément de moa ! Soit.

N’empêche que j’ai trouvé, après trois jours de tests, de mise à jour (j’ai fait tout comme la docteur d’over-blog disait). C’est un machin qui s’appelle « Shockwave Flash 10.3.181.14 » qui, lorsqu’il est activé, permet de charger deux cents photos d’un coup, mais qui ne fonctionne plus chez moi, depuis la mise à jour du 18 mai. Je ne l’ai pas demandée, la mise à jour. Elle s’est insinuée toute seule, comme une grande. Une calamité, oui ! Ça colle, genre date de l’incident. Mais ça me handicape vraiment. J’ai 180 photos à télécharger, alors une par une, c’est le bagne ! Je m’en suis déjà coltiné 70, ça m’a pris plus d’une heure fastidieuse. Je finirai demain si j’ai le courage.


Tout ça pour dire que, entre Tanche et Salers, je ne sais plus quel est mon destin. Salers dans l’âme, tanche dans les faits.

 


 

ouin

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Quotidien d'une Salers
Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 22:32

Voici qu’est revenu le temps, pour une année, d’avoir à subir les dires des uns et des autres, des unes aussi. Les tracts vont voler, les affiches vont coller. Dans un an, nous aurons un autre président, une présidente, ou bien Sarko le retour.

Sarko le retour n’enchanterait pas notre monde puisque, ne pouvant briguer un troisième mandat, il pourrait s’en donner à cœur joie : déréglementer, dénationaliser, privatiser (euh ! c'est pareil !), imposer, sécuriser plutôt que prévenir. Américaniser notre pays à tour de mots et de réformes, le maltraiter jusqu’à le défigurer.

Tout ça, ça n’est pas un programme, tout juste des querelles qui vont se vautrer dans la boue, et des injures ou insinuations qui vont fuser.

Pendant ce temps-là, le monde reste à réinventer.

 

Parfois, le soir, je vais zoner sur les forums politiques. Et parfois je laisse un billet, un avis. Les plus actifs sont nos concitoyens prêts à porter la Marine au sommet de l’état. Cette idée me glace. Le monde de Marine est aussi noir qu’un tunnel. Il n’y a plus de rêve, juste de la haine. Il n’y a pas de projet, juste des promesses fumeuses.

 

Ces balades au fil des avis me laissent un goût de cendre dans la bouche. Alors, rêver demain… ce soir, c’est difficile.

 

demain

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Rêver demain...
Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 21:49

Les apprentis artistes sont de sortie. Il s’en étale, sur la grande place, sur les pavés (les vicieux… euh ! les pavés, pas les apprentis), dans les pelouses, sur les bancs. Une brochette d’artistes alignés croque les arbres, le kiosque à musique, la cathédrale… et, sans doute, toute une variété de détails que nous autres, citoyens aveugles, ignorons, à force de passer sans regarder. C’est le même endroit que la promenade des mémés. Mais il n’y a pas de mémés, ni de grappes de mémés, au moment où j’observe les apprentis artistes.


Je suis en route pour l’une de mes dernières séances de triturage de cheville. Yep !


Et j’ai peur d’écraser un apprenti artiste et de me casser la gauche. Et voui. Mais, comme ma curiosité l’emporte sur la prudence, je me faufile entre les raisins et les chaussures abandonnées. Entre les pieds nus et les fusains. Et je vole, d'un regard, d'un clin d'oeil, une œuvre en vitesse. Des arbres noircis et le clocher dessiné.

C’est rafraichissant de contempler ces jeunes gens qui rêvent d’être les metteurs en scène de la conscience artistique. Le rôle de l’art n’est-il pas d’interroger nos sociétés ? Aussi. Parmi eux, il y aura peut-être quelqu’un de grand talent, ou peut-être pas. Mais ce qui est important, à mes yeux, c’est que, bravant la morosité ambiante, le déni d’avenir que nous offrent nos mondes trop arrosés d’argent, certains choisissent une voie précaire. L’art devrait rentrer dans l’entreprise et le monde marchand. Il amènerait de l’humanité, et du lien social.


Qui s’en soucie ?

 

artistes

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 4 très exactement. - Publié dans : Quotidien d'une Salers
Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 22:03

Les mémés sont de sortie. C’est normal, il fait beau. Il y a tout plein de mémés dans les rues. Elles sont vêtues de jolies robes à fleurs. Les mémés fleurissent. Il y en a des sèches et des replètes. Il y en a des fringantes et des traînantes. Des qui trottinent et des qui patinent.

Des grappes de mémés s’égaient sur les trottoirs. S’arrêtent par moment, pour taper la discute. Les rues retentissent des rires stridents des mémés en goguette.

C’est le premier effet chaleur.

Le deuxième effet, c’est que j’ai toujours peur de tomber sur une mémé qui s’arrêterait brutalement devant moi. Je ne maîtrise pas encore ma démarche, et encore moins ma cheville convalescente. Je n’ai qu’une trouille : me casser la deuxième en bousculant une mémé, ou en glissant sur ces pavés criminels, après une ondée printanière.

Les mémés sont de sortie, comme les violettes à Toulouse. J’aime bien les mémés. Elles sentent le citron ou la lavande. Vue de mon champ roussi, une mémé c’est comme une pâquerette. Ça met du blanc dans la pelouse.

Le monde des mémés est sucré, bien loin des crasses d’un monde où le salace le dispute à la mélasse… Encore que… J’imagine bien que des mémés, dans une maison pour mémés, puissent se disputer un pépé, un dentier, un saint-honoré, avec férocité.


 

les memes

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Quotidien d'une Salers - Communauté : C'est une histoire de filles...;)
Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 20:39

Un peu de magie dans un monde qui se partage entre Freddy et Ubu Roi. Après-midi cinéma avec ma petite maman.

C’était un joli moment, avec des images superbes et une nostalgie romantique qui m’ont mis le cœur à l’envers.

Le dernier film de Woody Allen est une merveille. Où l’on retrouve toute la fantasmagorie que j’avais adorée dans « La Rose Pourpre du Caire ».

C’est l’histoire d’un jeune homme qui rêve d’écrire, qui tourne autour de son sujet, et qui s’imagine que le temps d’avant était plus doux. Le temps d’avant… A Paris, aux douze coups de minuit, tout est possible. Et le temps d’avant se présente, incarné par une superbe voiture jaune, alors que le jeune homme cuve sa dégustation de vin sur les marches d’un escalier.

Au pays de ses songes, il rencontre Hemingway, Picasso, Buñuel, Dali, Fitzgerald, Germaine Stein… Au son des accords déchirants de Bechet.


C’est l’histoire de cet âge d’or que l’on cherche, qui dans ses livres, qui dans ses mots. Ce merveilleux passé, fabriqué à la lumière de nos regrets et de nos émotions.

 

Un peu de poésie… envie de poésie.


 

minuit

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Quotidien d'une Salers
Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 21:05

Comme une claque, une baffe, un coup de pied à l’arrière-train. C’est quoi « la politique » aujourd’hui ? En navigant sur cette toile de tous les mots, on trouve tous les maux épluchés, décortiqués, analysés, psychotisés.

Entre les pros et les antis DSK, ça devient du délire. Parce qu’en même temps, il y a une procédure judiciaire qui devra aller jusqu’à son terme. Donc, il faut attendre.

Les affreux à l’affut de la moindre poussière à remuer, en font déjà des nuages. Debré parle et la Marine va bientôt porter plainte. On fait dans le fond de vécé, dans la culotte de nouveau-né, dans la bouse fraîche. Ça attire le chaland, ça titille le malsain, ça fait rigoler, aussi, hélas !

Pour moi, les choses sont assez simples : tant qu’il n’est pas condamné, tout ce foutoir n’existe pas. Je le pense aussi pour Villepin, Chirac, comme j’accepte que Pasqua ait été relaxé. C’est le minimum d’humanité que l’on doit à des accusés. Qu’ils ne soient pas coupables d’avance. Et, j’aurais trouvé ça moral, qu’on n’en parle pas, ou peu, en attendant les décisions de la justice.

C’est quoi « la politique » aujourd’hui ?

 

m1

 

 


 


 

papier

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : La révolution des P'tits Papiers - Communauté : La gazette des blogs
Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 15:28

Etat de grâce : se réveiller tôt, regarder le jour qui vient et se sentir bien…


Les dimanches se ritualisent. J’ouvre l’œil bien avant sept heures. Je renifle l’air qui vient de la fenêtre ouverte et je contemple les toits. En général, je repique au roupillon, plutôt dans la somnolence d’ailleurs. Et j’ai l’oreille qui m’alerte dès que j’entends le générique de l’excellent « Thé ou Café ». C’est l’heure, du café justement. Et puis je bascule sur le non moins excellent « La grande librairie ».


Peu à peu, je m’installe dans l’habitude, qui fait si peur, quand on est jeune. Mais qui devient rassurante, avec le temps. J’appartiens sans doute à cette race de vaches que l’impromptu et l’inattendu malmènent. Je perds mes repères.

Et je rêvasse longtemps dans le matin tranquille. De drôles de considérations… Ce matin, c’étaient « les Mythologies », au sens Barthien. Je me découvrais un goût prononcé pour les légendes, les récits, la sociologie des mythes. Surtout les urbains. La ville, dans l’aube calme recèle tant de mystères, de volets clos, d’arbres mouillés, que l’imagination peut fleurir.


Je me demande souvent comment vivent ceux qui aiment écrire. Pour moi c’est dans la solitude et le retrait. En alimentant mon texte de tout ce que m’offre l’existence. De l’observation, à la transgression. De la critique à l’admiration. De la vérité au mensonge. De l’humanité à la bêtise. La bêtise, c’est vraiment une marmite bouillonnante. Ya qu’à lire tout ce qui traîne sur le net, sur les tévés commerciales ou dans les boîtes à lettre. Pfiou ! Aujourd’hui, c’est DSK qui est salit, demain, ce sera qui ?


Jour tranquille à l’étable.

 

vue

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 2 très exactement. - Publié dans : Quotidien d'une Salers
Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 11:53

 

 

 

Ça m’est venu comme ça… A cause du Maestro Riccardo Muti. Et de son « Va pensiero » bissé comme un acte militant et protestataire.

J’ai eu envie de ma fabriquer ma propre révolution, silencieuse. Parce que hurler dans un monde assourdissant ne sert pas à grand-chose.

Alors j’ai créé ma page Facebook. Et je cherche des rédacteurs de petits papiers, des animateurs, des « qui auraient envie de coller un post-it », et de le lancer chaque fois qu’ils en ont l’occasion.

Il faut bien que ça commence quelque part…

 

Evidemment, il ne s’agit pas de déverser de la haine, ni de dégueuler… Il s’agit juste de déposer une protestation ou une idée, en quelques mots. Juste quelques mots.

Donc…


  • Pas d’attaques personnelles, pas d’insultes, pas de dénigrement. Mettre en cause les mots, les actes, oui…
  • Pas de propos racistes, discriminatoires, antisémites, xénophobes…
  • Pas de proposition extrême, de nature à promouvoir des idées antidémocratiques…

 

C’est le minimum. Et tout écart sera censuré. Normal.

 

L’idéal ? Des centaines, des milliers de propositions percutantes, une boîte à idées nouvelles.

Et le rêve ? Chaque fois qu’une personnalité politique se trouve dans un lieu public, que les citoyens qui le croisent lui donnent, lui lancent, lui déposent les petits papiers… Sans hargne, sans agressivité, sans méchanceté. Et qu’un jour, ces petits papiers jonchent les rues.

 

 


 


 

papier

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : La révolution des P'tits Papiers - Communauté : C'est une histoire de filles...;)
Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 13:48

 

 

 

Si nous pouvions décrire dans quel demain nous voulons vivre… Comme un idéal à toucher. Si nous pouvions construire une alternative politique, originale, atypique, qui se trouverait un nom, et que nous porterions, aidés d’hommes engagés et sincères…

Hélas ! Le mode de la vie électorale comporte un point d’achoppement incontournable : la temporalité du mandat. Non pas qu’il faille décréter de l’allonger ou de le reconduire éternellement. Alors nous serions dans une fausse république. Non. Il faut probablement changer le profil des élus, qu’ils se positionnent sur un demain choisi.

 

Tout tourne autour de l’exercice du pouvoir en lui-même, très rarement sur le fait de pouvoir faire quelque chose.


On pourrait cependant voter non pas pour des hommes ou des femmes, mais pour un projet de vie à dix, vingt ou trente ans. Et que s’organise autour de ce projet de vie, la vie politique. Qu’un parti s’engage sur le long terme, au-delà du mandat ponctuel de ses représentants. On pourrait même imaginer que ce projet de « demain », soit négocié par-dessus les clivages dogmatiques, et qu’il nous faille juste choisir, nous pauvres électeurs, électrons d’un atome en explosion, parmi les chemins à emprunter pour atteindre ce demain.


Point par point, décrire le monde tel qu’il sera légué…

 

demain

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Publié dans : Rêver demain...
Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 12:53

Ce monde me désenchante… Il fonctionne comme un corps malade de lui. Et les médecins qui se penchent à son chevet ne sont que dans l’analyse, l’immédiat, le soulagement à brève échéance. Jamais ils ne le traitent dans sa globalité, comme un système dont chaque membre est interdépendant des autres… Du coup, ils s’épuisent à infiltrer le tendon du coude pour en supprimer l’inflammation, alors que la cause du symptôme est liée au déséquilibre de la mâchoire.

Monde pragmatique qui ne connaît qu’une démarche : repérage, analyse, action… C’est à la fois triste et inefficace. Manifestement.

 

A mon avis, c’est comme ça qu’on en est arrivé à la crise de la vache folle. Produire plus de viande sur moins d’espace implique la création d’un aliment susceptible d’augmenter rapidement le volume musculaire de la génisse… J’avais lu qu’aux alentours de 1900, un chercheur avait décrit les dégâts que pourrait faire une alimentation carnée donnée à des ruminants. Mais non : un problème de rentabilité rapide, une solution non étudiée dans sa globalité, une catastrophe sanitaire.

 

Et si un quelconque quidam, un peu rêveur, surtout idéaliste, ou un groupe entier de ces spécimens, voulait bien rêver demain… Que toute action entreprise doive se faufiler dans cet hypothétique demain… Et que, miraculeusement, ce rêve de demain soit un projet porté par une gouvernance mondiale sensible et intelligente…

 

Parce que pour savoir quel chemin prendre, encore faut-il savoir où l’on va. Est-ce si difficile à comprendre? Aujourd’hui, nous balisons l’itinéraire sans savoir quel est le but de la balade.


 

demain

Vous en dites... - Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Publié dans : Rêver demain...
Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 18:45

It's me

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