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Le serviteur du Puissant trace d’un pas assuré son destin, sans jamais regret ni chagrin. Il a l’œil qui survole les misères et les mesquineries de l’homme. Il va, suivant sa voie. Qu' elle soit bordée de mots ou de musiques, la route du serviteur n’est pas de celles où il choisit de s’arrêter. Car la recherche est souvent plus importante encore que le but. Il croise de ces êtres qui voudraient le retenir, ne serait-ce qu’un instant, échanger avec lui quelques gouttes de sang, quelques larmes ou un peu de sueur. Mais le serviteur n’a pas le temps pour l’échange, il regarde cet horizon qu’il lui faut, à tout prix, atteindre avant de n’avoir plus l’envie. Il aime, il est aimé, dans un sourire, dans un moment, mais ne veut pas de ces liens qui arriment à un sol, à une histoire. Il aime le temps d’un soupir. Il est aimé pour une éternité. Le rencontrer, c’est poser son bagage à jamais dans un rêve esquissé, dans un souvenir volé, le temps d’un silence. Le serviteur du Puissant trace d’un pas assuré son destin, sans jamais regret ni chagrin.
Dans "le prophète" de Gibran Khalil, je te copie un extrait :
Alors un homme de lettres demanda : "Qu'est la parole?"
Et il répondit :
"Vous parlez quand vous cessez d'être en paix avec vos pensées(!!).
Et lorsque vous vous lassez d'habiter la solitude de votre coeur, vous allez vivre sur vos lèvres; ainsi les sons qui s'en échappent vous servent de divertissement et de passe-temps.
Et souvent vous noyez la moitié de vos pensées sous les flots de vos paroles.
Or, la pensée est un oiseau éthéré qui pourrait déployer ses ailes dans une cage de mots, mais ne saurait s'envoler.
Certains d'entre vous recherchent les bavards par crainte de rester seuls.
Comme ils se sentent mis à nu par le silence de la solitude, ils préfèrent alors le fuir.
Et d'autres parmi vous parlent et, sans le savoir ni le prévoir, de leur bouche sort une vérité dont ils ignorent la portée.
Il en est aussi qui portent la vérité en eux-mêmes et la transmettent sans passer par la parole;
C'est en leur sein que se love l'esprit en silence rythmé.
Lorsque vous recontrez un ami au bord de la route ou sur la place du marché, que l'esprit en vous anime vos lèvres et inspire votre langue.
Et que la voix en votre voix parle à l'oreille de son oreille;
Ainsi son âme garde la vérité de votre coeur comme le palais se souvient du bouquet du vin.
Même si sa couleur est oubliée, même si la coupe n'est plus."
Les mots 'pensés' de Gibran sont puissants je trouve, ils retranscrivent avec 'justesse' ce que chacun de nous ressent à un moment ou à un autre.Et l'image de cet oiseau dans sa cage me parle trés 'justement'.
Je te les offre, à toi qui nous abreuves des tiens de mots que j'aime de plus en plus!!(Comment ça vile flatteuse?)...
Continue ton chemin, ma belle, tes mots te guident et te 'pansent'...
Ton âme et ton coeur recherchent quelque chose de fort, et ton 'intention' est noble, nul doute que tu trouveras le fruit de ta quête.
Je t'embrasse adelphiquement.
Evelyne.
Ce n'est pas un 'hélas', mais bien un 'heureusement', car tes mots eux ne sont pas en cage et n'ont donc pas perdu leur capacité à s'envoler et donc à émouvoir (à commencer par leur auteur(e))...
..."cette quête d'un destin fort et rempli".... Belle quête, belle âme comme dirait 'notre' chère Soudamour!...
Bonne route à toi, j'aimerai bien qu'elle passe bientôt par chez nous!!
Quand tu veux.
Je t'embrasse adelphiquement.Evelyne.
« Pen... »
J'aime ce nom qui te décrit si bien : ««stylo » en français...ça c'est moche....mais « plume »...j'aime. « Péné... » pas certaine, ça ressemble trop à peinée, peine. Trop triste.
Alors voilà, je te baptise : PEN.
Toi, t'aime ou pas ?
Si tu n'aimes pas, je comprendrai. Mais tu te la fais aller, la « plume » ces jours-ci. Un article n'attends pas l'autre. Une vrai machine à inventer paroles endiablées.
La mienne, ma « plume » suffoque sous le poids des obligations. Que ne suis-je pas riche et célèbre ???
Alors...si la « plume » ne « plume plus », et bien... je lirai !
Bisous sur le caillou (ça c'est supposé être un mot gentil pour dire que je te fais la bise sur la tête !)
Tourlou
gi