Partager l'article ! Sans titre 7: Il y a des silences à peine habités, de ces moments qui se suffisent à eux-mêmes, où tout est parfait. Ce sont ces instants qu ...
Il y a des silences à peine habités, de ces moments qui se suffisent à eux-mêmes, où tout est parfait. Ce sont ces instants qui font toucher du doigt la beauté de la création. L’envol d’un oiseau, dans une aube rosie du soleil qui se lève, emporte l’âme avec lui, vers le ciel. Ce silence là, soyeux, est juste troublé par le battement des ailes qui froissent l’air. C’est aussi un silence à respirer, il a l’odeur de l’herbe encore rafraîchie de la nuit. Il y a celui d’un secret partagé au cœur de la foi, quelque soit le temple. Tout imprégné de sacré, ce silence là, intérieur, est de ceux qui poudrent de magie la vie, parfois trop tirée vers la chose, l’avoir. Il y a le silence juste frémissant du souffle des amants quand un grand feu les a pris, et que, fatigués, ils s’endorment, encore entremêlés. Il y a aussi le terrible silence de l’absence, celui que l’on ne comprend pas parce qu’il arrive, brutal, définitif, et que, désormais, rien ne pourra le remplir. Ce silence là tue les mots, tous les mots et laisse la place, après avoir dévasté, à cet autre silence, qui est vide et chairs mortes. Mais, surtout, il y a des silences à peine habités, de ces moments qui se suffisent à eux-mêmes, où tout est parfait.
bise
Oui, et le silence qui suit une musique de Mozart, c'est encore du Mozart!
Comme quoi, quand l'espace est habité de quelque chose de bô, cela continue au-delà du morceau...
Avec notre groupe vocal, nous travaillons pour les concerts de Noël de la musique sacrée, c'est nettement plus gratifiant à mes yeux que les sempiternelles chansons traditionnelles de Noël qui, pour moi, ne représentent que des 'scies' pas vraiment agréables à travailler, alors que si l'on tente plutôt des morceaux de Mozart ou de Haydn, ou encore Kodaly, là, c'est sans aucun doute plus difficile, mais alors, le résultat est vraiment magnifique...Maintenant que nous sommes une quarantaine et que nous avons enfin suffisemment d'hommes pour travailler des morceaux de quatre pupitres (soprano, alti, ténors et basses) Cela devient vraiment 'charpenté' et 'puissant', et le silence qui suit nos interprétations est parfois si dense que nous en avons des frissons!!J'adooOoore!
Je t'embrasse adelphiquement.Evelyne.
Bises,
Maria Helena
instants magiques à te lire...
Merci Fabienne... Je t'embrasse. Penny
Le silence... tout l'un ou tout l'autre :-))
Et voui ! Bises. Penny