Partager l'article ! Sans titre 7: Il y a des silences à peine habités, de ces moments qui se suffisent à eux-mêmes, où tout est parfait. Ce sont ces instants qu ...
Il y a des silences à peine habités, de ces moments qui se suffisent à eux-mêmes, où tout est parfait. Ce sont ces instants qui font toucher du doigt la beauté de la création. L’envol d’un oiseau, dans une aube rosie du soleil qui se lève, emporte l’âme avec lui, vers le ciel. Ce silence là, soyeux, est juste troublé par le battement des ailes qui froissent l’air. C’est aussi un silence à respirer, il a l’odeur de l’herbe encore rafraîchie de la nuit. Il y a celui d’un secret partagé au cœur de la foi, quelque soit le temple. Tout imprégné de sacré, ce silence là, intérieur, est de ceux qui poudrent de magie la vie, parfois trop tirée vers la chose, l’avoir. Il y a le silence juste frémissant du souffle des amants quand un grand feu les a pris, et que, fatigués, ils s’endorment, encore entremêlés. Il y a aussi le terrible silence de l’absence, celui que l’on ne comprend pas parce qu’il arrive, brutal, définitif, et que, désormais, rien ne pourra le remplir. Ce silence là tue les mots, tous les mots et laisse la place, après avoir dévasté, à cet autre silence, qui est vide et chairs mortes. Mais, surtout, il y a des silences à peine habités, de ces moments qui se suffisent à eux-mêmes, où tout est parfait.
Vos murmures...