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Au pays du temps qui passe, les moments de vie s’entrecroisent. Qu’ils ramènent le temps passé, qu’ils relisent le temps présent ou qu’ils rêvent le temps qui vient. La dimension prégnante des jours bâtit les bonheurs, ou les chagrins. Au pays du temps passé, les fleurs s’ouvrent et puis meurent, éphémères. Les bouquets d’autrefois sèchent entre les pages des livres. Et quand on feuillette une histoire, un pétale s’envole, transparent d’avoir perdu son eau. Souvent, il s’effrite, comme la cendre froide qui vient après la braise d’un amour. Au pays du temps présent, un arbre, tout de rousseur habillé, se courbe sous la bise et blanchit des gelures nocturnes. Un automne doré auréole les tendresses d’une douce lumière. Des tendresses à bercer et réchauffer au coin d’un feu de bois, en savourant le vin chaud odorant de cannelle. Au pays du temps qui vient, une couverture moelleuse recouvre les corps abandonnés l’un à l’autre, émerveillés de se trouver, avides de se rencontrer, assoiffés de se goûter, affamés de se connaître. Et les histoires s’entremêlent tant, qu’au pays du temps qui passe, les moments de vie s’entrecroisent.
Ce qui fut, ne sera plus et il nous faut regarder plutôt de l'avant, là où nous avons encore liberté d'agir!
Le présent est un trésor, le seul au milieu duquel nous pouvons encore faire quelque chose!
C'est avec ces décisions d'aujourd'hui que nous construisons demain...
Demain, de quoi sera t-il fait?
Tissé avec les fils d'or d'une belle histoire, ou fait de vieux 'crins' rugueux et corrosifs?...
Qu'importe!
N'avons-nous pas dormi déjà sur un vieux matelas de crin inconfortable?...
Ce qu'il convient avec le présent, c'est de le regarder comme le trésor qu'il est riche de toutes ces possibilités!
Il est plus aisé de tisser un présent agréable que de tenter vainement tout le reste de sa vie de 'rattraper' les erreurs et môvais choix!...
Cela demande un minimum d'attention à tout ce qui nous entoure ainsi qu'à tous CEUX qui sont là!...
Ne pas laisser au hasard ou à un soi-disant destin la liberté de choisir pour nous surtout là où nous disposons réellement de notre libre-arbitre!
Si l'on veut, comme tu le décris avoir cette couverture moelleuse qui recouvre nos corps abandonnés l'un à l'autre, et que l'on veut s'émerveiller à se trouver, être avides de la rencontre, et assoiffés de se goûter, tellement affamer de se connaître!Alors, il convient de vraiment ne pas laisser filer le temps présent, riche aussi des promesses qu'il recèle!...
A chaque temps ces plaisirs et ces choix!!
Je t'embrasse adelphiquement.
Evelyne.