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La jalousie s’insinue comme une gale, une gangrène dans le cœur et ne laisse plus de répit. C’est un chancre malsain qui naît de blessures anciennes, mais qu’il ne faut pas laisser s’installer. Car nul n’appartient à l’autre. Aimer, ce n’est pas posséder. Regarder l’autre comme son bien, c’est nier l’altérité, nier le droit qu’il a de choisir, parfois, un autre chemin, même s’il apprécie de parcourir celui qu’il a un jour épousé. Laisser libre le corps de l’autre pour mieux aimer son cœur et son âme, le regarder vivre et s’animer d’un bonheur volé, sans jamais questionner, sans jamais condamner. Qui sait les méandres que prennent les jours quand il faut échapper à soi-même, quand il faut remplir sa besace de jolis sentiments afin de mieux partager sa richesse profonde… L’autre, la jalousie, elle raconte la peur de l’abandon bien plus que l’amour, quand elle ne témoigne pas d’encore plus de noirceur, qui ramène à l’objet le sujet. Aimer, ce n’est pas posséder, c’est accueillir, ouvrir l’espace de son monde, l’espace de son corps, l’espace de ses rêves en laissant l’autre picorer ou se gaver, selon son appétit. Donner ? Et bannir cette jalousie qui n’insinue comme une gale, une gangrène dans le cœur, et qui ne laisse plus de répit.
Vos murmures...