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Les mots sont pour les notes ces cascades d'émois qui cognent les rythmes. Ils l'attendent, pressés du ruban noué des lettres des amants. Ils battent la chamade, heureux de savoir l'existence de Lui. Il possède les mots d'Elle... Les sons des mots d'amour chantent bien mieux que le rossignol à l'aube. Ils s'entrechoquent d'une danse suggestive, un tango argentin, argenté. Ils s'entrelacent, chorégraphie lascive, et se balancent, quadrille ou pavane. Les mots décortiquent les harmonies essaimées aux lignes de la portée. Qu'ils donnent la noire, dramatique, la blanche, angélique, la ronde, érotique. Ils suivent les lignes et caracolent, joyeux d'épouser la trille et les accords. Parfois ils se savourent silence et souffle. Tantôt ils explosent et tonitruent, grosse caisse et cor de chasse. Souvent ils gémissent, violon et épinette, une musique aigrelette, acidulée, comme le jaillissement chaud du corps dans l'amour. Et les mots sont, pour l'amour, les notes, ces cascades d'émois qui cognent les rythmes.
Je vais voir si j'en trouve les paroles et je repasserais te les offrir si jamais je trouve.
Des wagons de bises adelphiques!
Evelyne.
Alors je me suis plongé dans mes recherches, j'ai pu voir que la chanson dont je te parle date d'un album de 1976.
En fait j'en ai deux de vinyls de ce Mr (né en 1946, donc, pas tout neuf!!)
Apparemment il se produit encore...
Mais je n'ai pas été fichu de trouver les paroles aussi je t'en ai copiée d'autres :
"Les oiseaux de mon enfance"
"Les oiseaux de mon enfance,
Ne me reconnaitront pas.
Si un jour je les revois,
Mes ailes n'auront plus l'aisance,
Mon aisance d'autrefois,
Celle qui faisait mon enfance,
Quand je courais dans les bois,
Ou bien que je jouais en silence,
Les oiseaux de mon enfance,
Alors ne me connaissaient pas...
Les renards de mon enfance,
Je les ai perdus de vue.
Ils égarent mes absences
Et mes rêves d'enfant nu...
Le chapeau de mon enfance,
S'envole et poursuit le vent,
Je n'ai guère de romance
A chanter avec le temps..."
De mémoire, je ne pourrais que te livrer des bribes des "mots sont de la musique...
Les mots sont de la musique
Les mots sont trompettes cors et bassons...
Sans intérêt, et je viens d'aller fouiller dans mon atelier où sont tous mes vinyls, il n'y a pas les paroles sur la pochette!!
Tant pis, le prncipal étant de savoir que "les mots sont de la musique"...
Mais ça, toi, tu le sais déjà depuis fort longtemps, depuis le moment où tu as commencé à jouer avec eux!!
Je t'embrasse à nouveau et adelphiquement comme il se doit.
Evelyne.
"Le sourire de Bouddha"
"Or un jour est né le sentiment de l'absence,
Un verre de cristal oublié sur une table,
Les Empreintes du buveur inscrites sur l'anse
Et la trace de sa lèvre sur le bord de ses fables.
Et Gilles rêvait tout seul au fond de sa nuit,
Il sé répétait sans cesse les contes du passé ;
Tous les vents inventés afin de mordre la vie
Et ceux que sa liberté naissante avait refusés.
Gilles souriait béatement vers le ciel,
Vers les entrepôts de l'espoir et de la connaissance,
Un soleil à la main effronté de pluriel,
L'avenir cloué au plus profond de l'aisance.
Il dérivait comme un bateau sans capitaine,
Ses journées n'affrontaient pas le temps mais la paresse
Il ne savait plus rire, même pas de ses fredaines
Et s'acoquinait avec le silence et la mollesse.
Gilles se rappelait des fureurs dans sa tête,
Il errait parmi les peurs et les fracas du temps.
Avec du soleil, les nuages nous font la fête
Et les chiens fous donnent la démesure du printemps.
Mais entre deux silences, l'espoir se laisse convaincre
Et le premier fou qui saura rire sourira
De l'amoureux et de sa féminine étreinte
et goûtera le vin avec le sourire de Bouddha."