Partager l'article ! Le bal des maux dits: Quelques mots posés sur le fond blanc d’un écran, me voici inscrit dans la chair du virtuel. Il y a bien longtemps ...
Quelques mots posés sur le fond blanc d’un écran, me voici inscrit dans la chair du virtuel. Il y a bien
longtemps déjà que je suis là, à piéger la phrase, à enfler l’émotion, à caresser le rêve. Je suis un miroir, le miroir de quelque histoire qui passe par ici, qui se livre et s’offre et s’ouvre…
comme un livre. Je joue de l’image ou de la redite à l’envi, par amour, ou coquetterie. J’ai la métaphore qui s’affole ou l’hyperbole qui enfle, c’est selon…
Je ne sais plus dire que le noir, l’angoisse et la tristesse. C’est mon lot. Et lot je porte comme un cheval las traîne sa charrette,
en tirant la patte, le col baissé, l’échine creusée et l’œil absent.
Tout a commencé, il y a une éternité déjà. J’étais alors une jolie page, décorée, piquetée de pâquerettes, pimpante comme une génisse au pré. Je batifolais, naviguant d’univers en destin. J’avais
la rime joyeuse, le verbe coquin, le silence éloquent. J’étais heureuse. J’habitais une maison nichée sous un eucalyptus, toute remplie de belles pensées, de songes
émerveillés.
Et puis, il a débarqué dans ma vie, mon existence de papier, Lui, le Voleur de cœurs. Je l’ai
accueillie, fascinée. Je crois que je lui plaisais. Il a dénudé mes émotions, ces arabesques joyeuses que j’entrelaçais à mes phrases trop longues. Il a picoré mes rimes, les entremêlant, les
tressant comme la chevelure de la jeune épousée. Il a retroussé mon jupon, délicat, sans hâte, avec toute la douceur d’un amant. les dessous de mes mots se sont faits
chiffons.
J’ai connu l’exaltation du sentiment amoureux, cet état magique qui jette l’imagination dans les bras du rire. J’avais le rose entre les lignes,
je suis devenue portée, écrite de musique. Il me voulait, le Voleur de cœurs, trop. Alors, j’ai commencé à me ternir. Les fleurs de ma bordure se sont fanées. Les noires et les croches ont
fini par filer, par déserter la clé de sol. J’ai pris, peu à peu, un ton grisâtre, une transparence terne. Il me voulait tant… un cœur de plus accroché à sa chaîne. C’était un prédateur, mais je
l’ignorais. Il me détruisait. Et l’on enferme pas la brise…
Alors, je vous le dis… je vous en supplie, fuyez, et jamais ne revenez. Vous vous êtes déjà trop attardé. Et, pour mon malheur, et le vôtre, vous rigolez.
Vous verrez…
Et j'ai même voté parce que tu as une sacrée plume et toujours porteuse de sens.
Bise Penny.
Je t'envoie une bise et je file, vite... en eséprant qu'il ne soit pas trop tard :-)
Belle réussite en tout cas Penny.
Bonjour ! un ptit coucou !

bonne journée et bon jeudi ! bisous !
Et je vous laisse un autre blog si ça vous dit ! merci !
http://les-inoubliables.over-blog.net/
Moi sur le mien je gribouille, mes textes ne sont pas d'un grand art mais ça me fait du bien d'évacuer ce que je ressens à travers mes textes et mes poèmes...
En parcourant la toile je tombe sur des blogs intéressant comme celui-ci, aussi j'avais envie d'y laisser ma trace... Voilà maintenant que c'est fait je vais m'en aller. Mais je reviendrais.
Alors à bientôt... sur votre blog ou sur le mien peut-être.
Bise amicale d'une inconnue, Gaby.
Pourquoi devrai-je te fuir ? ? ? tu as tant de charme
Même si l'on se perd corps et ame lorsqu'on se donne comme tu le fais, on garde l'immense plaisir d'être resté fidèle a se que l'on est .
a te lire je t'aime encore plus que le siècle dernier ou nous écrivions . . .
doux baisers saveur framboisine
Pierre
Bises Penny