Un baiser, une friandise, se pose, léger sur une bouche offerte. Qu'il soit chaste ou ardent, il raconte une émotion. Parfois, et c'est malheur, il est donné désinvolte, sans que l'âme participe au don. Rien n'est plus douloureux que cette offrande là, dépourvue de sens. Mais il en est des vrais baisers, ceux là où le cœur est au bout des lèvres, comme des fleurs ; la couleur, la saveur et l'odeur varient au ruisseau des humeurs. Tel un papillon, le poétique frôle la tempe ou la naissance du cou, à peine un souffle qui chatouille une peau accueillante. Une bise câline s'en vient agacer le coin de la lèvre. Elle invite, tentatrice à s'abandonner aux frissons qu'elle fait naître. Parler l'amour d'un baiser... quand il est gourmand et qu'il va goûter au goût de l'autre. Une infinie variété de bécots cadeaux comble l'amoureux, l'amoureuse, qui capitule. L'intime naît de ce premier moment, lorsque les bouches partent à la rencontre l'une de l'autre et qu'elles jouent, qu'elles s'imaginent se découvrir plus encore, qu'elles accueillent ce baiser, une friandise qui se pose, légère.

 


Savourer les 2 épanchements - Une réaction ? - Publié dans : Confessions particulières
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