Ecrire son cœur, entre tendresse et allégresse. Les mots sont nations. Il faut dormir pour les fuir. Ils inventent le monde, ils jouent une ronde, ils sondent les rêves qui ondoient. Les amants, au pays des mots, se remplissent d'un souffle, à peine murmuré. Chaque son se fait vaste. Qui embrasse au delà du jour, la route à partager. Et l'écrire, c'est se dire, se confier, s'abandonner. La magie d'un émoi raconté, au creux des reins, juste à fleur de peau dessiné, trace un frisson. Après, quand tombe la fatigue, le mot s'amoindrit, il s'enterre, il fait silence. Il viendra parsemer les souvenirs au fil des lignes, sur l'immaculé d'un papier. Froissé ou plié, qu'importe la forme, le message passe bien au delà de l'encre. Dire son amour. Le saisir un instant, même fugace, d'une phrase, afin qu'il demeure éternel, marqué aux yeux des hommes. Les mots sont légions, ils se fabriquent et s'épousent. Ils enflent ou s'épuisent. Ils valsent. Alors, un matin, apaisés, ils offrent l'espace d'écrire son cœur, entre tendresse et allégresse, pour que vivent les langages du corps.

 


Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 18:20
- Vous fûtes plusieurs... 4 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Confessions particulières
Retour à l'accueil

It's me

Déposé...

sceau1.gif
  00041548


 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés