Un dernier douar. Celui où ils ont enfin trouvé du carburant. La station est une maison perdue dans une ruelle, avec juste un trou dans le mur, pour sortir le tuyau. Sans l'aide des gens du coin,
jamais ils n'auraient trouvé l'endroit du ravitaillement. Ce dernier village, c'est aussi la dernière image d'un champ cultivé, et d'un peu de verdure.
Trouver la piste qu'ils cherchent a été, aussi, l'occasion de tourner en rond un moment. Les quatre étrangers, un poil téméraires, n'ont qu'une carte pour localiser le bon chemin, pas même une
boussole ou un road-book. Et des pistes, il en part du village, plusieurs. Ils veulent rejoindre les gorges du Todra.
Ils ont quitté la civilisation avec un peu d'appréhension, sauf la Blonde, qui se concentre sur la conduite. Ah ! cette Blonde ! c'est une sacrée pilote ! Ils ont croisé des jeeps et se disent
qu'ils ont choisi la bonne piste.
Peu à peu, les quelques rares traces humaines disparaissent. Ils s'enfoncent dans un désert pierreux. A chaque arrêt, ils entendent les plaintes murmurées par un vent chaud. C'est à peine s'ils
osent troubler ce silence de leurs bavardages.
Ils avancent laborieusement, empruntant des vallées étroites, gravissant des collines accidentées.
Lundi 3 novembre 2008
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Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc
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