Ça commence comme quelques vers tambourinant au rythme régulier des vagues qui s'écrasent sur la plage... La mer sans arrêt... Saidia, cet été là... Une rive de la Méditerranée. De Saidia à Ras
el Ma le paysage se prend à jouer l'andalouse, criques et sables. Et la mer respire, un souffle incessant à peine ponctué par le cri des oiseaux. Tout au bord de la petite ville, les parasols
s'agglutinent, abritent les familles qui vivent leur vie de vacanciers.
C'est presque le Lavandou ou Cap d'Agde, si ce n'était parfois le rappel au lieu d'un cheval de fantasia, harnaché comme à la parade, qui attend l'enfant à balader. Si ce n'était des femmes très
couvertes qui côtoient les naïades en bikini.
Mais décidément, ce que la Brune pourrait observer jusqu'à l'aube, c'est le ballet incessant de l'écume qui mouille le rivage. C'est l'horizon à peine bousculé par la gerbe blanche qu'un jet-ski
oublie dans son sillage.
La Brune est restée assise à regarder. Elle a goûté l'eau, chaude, elle a nagé, loin. Et puis elle a contemplé, longtemps. Ce qu'elle a contemplé, les mots sont sans doute trop petits pour le
dire. Les émotions se mélangeaient, qui parlaient d'amour et de destin. Les désirs ne savaient plus s'il étaient avenir ou souvenirs. La mer qui, sans arrêt roule les coquillages, est saudade
quand on s'abandonne à son soupir. Et que la peau se poisse du sel comme elle se sale de larmes.
Mardi 18 novembre 2008
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Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc
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