A la limite de la ville, la Moulouya se jette dans la mer, entre les sables. Les constructions si nouvelles, si jumelles de Saidia s'arrêtent là où le fleuve enfle à son embouchure. Et de
l'urbain, on se retrouve dans un espace où les herbes flirtent avec les dunes, où les arbustes cherchent leur subsistance.
Il faut marcher dans le sable, sur les chemins tracés à sueur d'homme. Le ronronnement régulier de la mer se
mêle aux cris des oiseaux. C'est un endroit préservé, protégé. Mais pour combien de temps encore ? Il y a quelque chose de suranné à accomplir cette promenade. Les familles ressemblent à celles
que la Brune croisaient dans son enfance, qui trimbalaient la glacière et le parasol, le seau et le ballon.
La plage est vaste et déroule son ruban doré sur des kilomètres. Elle fourmille, au loin, le long du
boulevard du front de mer. Et puis, elle se dépeuple à mesure que l'on s'éloigne de l'effervescence citadine. Et la Moulouya scintille sous le soleil, adresse un dernier clin d'œil à la terre
qu'elle a mouillée, avant de se livrer à l'incessant ballet des vagues.
Mardi 25 novembre 2008
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Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc
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