De porte en porte, de façade en façade, un pays se dessine, un pays s'imagine. La Brune se raconte des idylles cachées, de sombres drames, de sereines joies, abritées par les murs en pierre, en
torchis. Un voyage en rêve au fur et à mesure que sont traversées les contrées, elles qui inventent, avec le sol, ces villages aux façades ouvragées.
Ici, l'on se croirait dans quelque vallée des alpes, si ce n'est la couleur de la toiture. Sans doute une
architecture héritée du temps de la colonisation. Une façon de construire une station de ski en mêlant les cultures.
Là, l'allure stricte de la bâtisse impose le silence. Et même sa blancheur laisse le soleil en dehors du
foyer. De petites ouvertures, sans doute pour conserver la fraîcheur.
Quand la terre rougit, les maisons s'en font l'écho. Les ouvertures, par contre, changent peu, d'une région à
l'autre. Et la jolie ferronnerie raconte la richesse des habitants. Mais, souvent, elle est cachée, ou elle a rendu l'âme, au fil du temps.
Un voyage, de façade en façade... La Brune aimerait bien, comme un passe muraille, traverser l'épaisseur, et,
invisible, observer les habitants. Recueillir les sourires et consoler les chagrins des enfants, parce qu'ils n'ont pas pu picorer trop dans l'assiette de pâtisserie. Partager la vie des
habitants du lieu.
Mardi 2 décembre 2008
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Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc
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