Partager l'article ! A la première minute d'une année nouvelle: L'année bascule, dans les minutes qui suivent. L'Etrange Etrangère, qui se sent d'aille ...
L'année bascule, dans les minutes qui suivent. L'Etrange Etrangère, qui se sent d'ailleurs même dans les rues
de sa ville, est partie, en compagnie de sa maman et de sa sœur Camille, arpenter la nuit, juste pour partager des vœux de bonheur avec les passants qui déambuleraient.
Sauf que, des passants déambulant, il n'y en a quasiment pas. La ville est déserte. Effet de la crise ?
Au loin, venant de la place de l'Hôtel de ville, on entend les clameurs de groupes de jeunes gens en
goguette. Les trois dames se dirigent, à l'oreille, vers cette espoir de vie. Quand elles arrivent, il y a juste un minuscule attroupement de quelques messieurs, presque des adolescents,
passablement éméchés et qui braillent leurs vœux.
La fête est dans les étages. La Brune lève le nez, aperçoit les couleurs qui irisent les façades. Il y a
quelque chose de magique dans ce froid, où la ville aux façades dorées, mêlées de halos qui évoquent la rose et le bleuet, respire doucement l'air de 2009.
Elles déambulent, histoire de promener la petite chienne Isis, elles font le tour du pâté de maison. A un moment, elles rencontrent le traîneau du Père Noël, habillé de lumière, qui a l'air
d'attendre.
Quelques clichés plus tard, elles reprennent tranquillement le chemin de la maison. En riant, heureuses
d'être ensembles, de partager ce moment si particulier où, malgré toutes les contenances, on se prend à rêver que quelque chose commence, on espère que l'année qui s'annonce sera plus clémente,
ou plus drôle, ou aussi pleine que la précédente. On se prend à rayonner, parce qu'un monsieur trop silencieux a passé, pile à l'heure, un tendre message. La vie, c'est pas du
cinéma.