Garbardinette : Vêtement de pluie pouvant servir de nappe de pique nique et comportant, dans la doublure, tout le nécessaire à improviser un repas pris
sur le pouce. Les gabardinettes les plus haut de gamme comportent souvent une poche pour garder fraîche la galantinette. les mauvaises langues disent que la poche à galantinette empêche tout
simplement la diffusion d'odeurs désagréables.
Galanteriz : céréale extrêmement rare qui ne pousse qu'en un seul endroit du sud-est asiatique. Sa culture est très particulière, pour qu'elle
s'épanouisse, il faut la saluer chaque matin, lui prodiguer quelques compliments et surtout prendre soin de sa susceptibilité. Froissée, la plante peut choisir de se réfugier sous l'eau de la
galanterizière, et alors, elle se laisse pourrir. Ne pas confondre avec la galanteriz-de-veau, qui est une appellation abusive de la fricassée de couilles de zébulbes.
Galanterizière : Sorte de piscine naturelle où pousse le galanteriz. Malgré l'intérêt économique que représenterait la mise au point d'une
galanterizière artificielle, nul n'est jamais arrivé à accommoder la plante hors de son milieu d'origine.
Galantinette : Pâté de volailles qui ont été élevées à proximité des latrines. Ne pas confondre avec la cervelatrine. Mais il est toujours possible de
déguster de la galantinette dans une cervelatrine. D'ailleurs, les yétis libidineufs lorsqu'ils veulent se vider la tête aux cervelatrines, se munissent souvent de galantinette car, parfois,
l'opération prend un temps certain (ça dépend du yéti).
Gémiroiter : Promettre à son namoureux ou à sa namoureuse des instants câlins dignes de leur faire lâcher toutes leurs contenances.
Géométriceps : muscle érecteur mal placé qui aurait tendance à tourner en cercle vicieux.
Glorifieux : Terme né d'un lapsus d'un collaborateur de la grammairienne Pénélope Hulante qui signifierait « fier de sa gloire naissante ». Yétibéri
est souvent qualifié d'être un glorifieux par ses ennemis politiques.
Gnomade : Personnage légendaire que l'on retrouve autant dans la geste de l'ouest parisien que dans les contes du Yétibet.
Gommelette : Omelette caoutchouteuse et qui demande un effort de mastication conséquent. C'était le plat préféré de Laurence d'Arabibine, aux dires de
certains histoiriens.
Gorgie : Fête débridée où il est de bon ton d'étaler ses appâts. Certains apéros gougandinatoires finissent en gorgies.
Gourgandinatoire : Sorte d'apéritif réservé aux messieurs et destiné à nourrir autant leur estomac que leur libido. "Un apéro gourgandinatoire".
Grammairderien : Sorte d'érudit qui réfléchit énormément mais qui affiche un immuable sourire niais. L'un des grammairderien les plus connus est une
grammairderien, la célèbre Pénélope Uscule - vous remarquerez que ce mot est invariable, et invariablement masculin comme d'habitude, « grammairderienne » ne voulant rien dire-. L'empereur
Yétibère, sur ses vieux jours, quand il ne poétiolait pas, a rédigé un ouvrage qui fait aujourd'hui référence, sur la syntaxe croisée entre la langue Yéti grégaire et l'apport contradictoire des
parlers de l'Ouest Parisien. En ce sens, on peut dire que Yétibère, compte tenu de sa jovialité légendaire, que d'aucuns prenaient pour de la simplicité, voire de la débilité, était un
grammairderien remarquable.
Grimacérer : Adopter une attitude physionomique figée, et la garder le plus longtemps possible, voire définitivement.
Guéridonzelle : Forme moderne des plantes vertes. Sorte de rôle de figuration dans des émissions de télévision. Le guéridonzelle, contrairement à la
plante verte, ne sert pas qu'à faire joli. Il est aussi chargé de porter un certain nombre d'accessoires qui peuvent être des objets : colliers de créateurs, fringues de marque, chaussures,
etc... Mais, également, il est chargé de porter le poids moral de la médiocrité de l'émission. C'est pourquoi, en plus de caractéristiques plastiques évidentes, on lui demande une certaine
culture générale et aptitude à sortir deux phrases correctes. Certains mannequins dont la carrière ne décolle pas, pour survivre, acceptent parfois ce job. Enfin, dans les apéros
gourgandinatoires de haut vol, l'organisation embauche des guéridonzelles , afin de distraire les convives. Dans ce cas, ces travailleuses de l'ombre ont à porter la culpabilité des participants,
qui viennent souvent sans leurs épouses, en plus d'avoir à supporter leur humour contestable, et d'avoir à rapporter les verres à la cuisine.
Hachier : Embêter quelqu'un jusqu'à le ratatiner, jusqu'à ce qu'il se sente coupé en tous petits bouts, voir réduit à l'état de parmentier. Laurence
d'Arabibine était réputé pour hachier ses collaborateurs lorsqu'il avait trop fait la fête dans un apéro gourgandinatoire.
Hannibaloche : Héros mythique qui aurait passé les Alpes à dos d'éléphant au rythme d'une valse particulièrement déstructurée, sans doute jouée sur
l'ancêtre du farfeluth. Laurence d'Arabibine s'est souvent inspiré de la légende d'Hannibaloche pour élaborer ses stratégies guerrières. Hannibaloche aurait, la légende le rapporte, signé de
nombreux pactes de non agression avec les yétis qui occupaient encore les Alpes, en ce temps là. Tout le monde sait que, depuis, les yétis se sont repliés au Yétibet.
Harenculé(e) : Merlan ou coiffeur, qui, à force de regarder son namoureuse avec des yeux bizarres, finit par la décourager. Et quand la Dulcinée se
fait la malle, on dit qu'il est un harenculé ou qu'il s'est fait harenculé. Bien que le terme puisse me mettre au féminin, il est rare qu'une coiffeuse se fasse traiter d'harenculée.
Harenculer (se faire) : Se faire plaquer à cause d'un regard de merlan frit.
Hilarambo : Type de bravache qui rate toutes ses tentatives, en étant particulièrment ridicule, pour défendre la veuve et l'orphelin. Laurence
d'Arabibine, d' après certains de ses biographes, lorsqu'il sortait de son saharade préféré, se comportait parfois en Hilarambo.
Homélivide : Sermon asséné avec une telle force et une telle hargne, qu'il vous laisse sur le carreau et blanc comme un linge. Bossuaire était, dit-on,
le chantre de l'homélivide. Il en a d'ailleurs laissé trace (Cf : Bossuaire, Homélivides - Les Editions du Yétibet) dans un ouvrage désormais célèbre.
Homerdicain : Habitant de l'Hormerdique du Nord. L'Homerdicain moyen se caractérise par des dents blanches et alignées et par le port systématique
d'appareils destinés à mettre les ratiches bien droites dans son enfance. Certains persistent à conserver cet ornement buccal jusqu'à un âge avancé. Une des principales occupations de
l'Homerdicain consiste à « faire du fric » quitte, pour cela, à affamer, assoiffer, exploiter et polluer le reste de la planète. Cette activité est d'ailleurs passionnelle au point que, quand
vous rencontrez un Hormerdicain, avant même de s'être présenté, il vous demande combien vous gagnez.
Homerdici : Habitant de l'Homerdique du Sud. L'Homerdici moyen est une Homerdici. La spécialité de ce peuple est la production de mannequins et de Miss
Mondes. Les chirurgiens esthétiques de ce continent sont réputés pour la qualité des réfections qu'ils sont capables d'opérer. L'histoire dit cependant que ce ne fut pas sans mal, puisqu'on a
souvent eu à déplorer des explosions fessières, lors de vols intercontinentaux, subies par de jeunes Homerdici qui s'étaient faites siliconer le popotin.
Hormerdique : Vaste continent qui occupe beaucoup de place entre deux océans. Situé très loin du Yétibet. Il est divisé en deux parties distinctes,
l'Homerdique du Nord et l'Homerdique du Sud. Ces deux entités économiques très puissantes se regardent la plupart du temps en chiens de faïence. En effet, l'Hormerdique du Nord, à population
majoritairement blanche, méprise cordialement l'Homerdique du Sud, tout en lui faisant des tas de courbettes histoire de lui piquer ses ressources. L'Homerdique du Sud, elle, à fort peuplement
métis et hispanisant, en pleine croissance, doit faire face à de nombreuses guérillas fomentées par quelques mégalomanes originaires du Nord. Du coup, elle se complait à entretenir l'illusion
qu'une économie collectiviste peut renaître sur son territoire. Les habitants de l'Homérique du Nord sont les Homerdicains. Ceux du sud sont les Homerdici.
Honteuf : Fête ou soirée très arrosée, en général peu reluisante, où les convives se laissent aller à toutes leurs pulsions, sans censure. Laurence
d'Arabibine, lorsqu'il sortait de son saharade préféré, après avoir copieusement abusé de gommelette et de liqueudelion, lors d'apéritifs gourgandinatoires, allait souvent s'achever dans une
honteuf.
Hugoret Virtoc (1810-1895) : Ecrivain Yéti majeur. Fondateur de la littérature classique et romantique du 19ème siècle. On lui doit la plupart des
grandes épopées lyriques et poétiques retraçant l'histoire du Yétibet et la mémoire des grands rois ou empereurs qui régnèrent. Œuvres principales : La Légende des Bègues, Notre Lame de Rami,
Truie Naze.
Ibèreprimaire (olé !) : Moment de l'histoire de la planète trop peu connu, et quasiment pas étudié, durant lequel les grands primates commencèrent à
casser les noix en rythme, tout en tentant d'écraser les ptérodactyles qui essayaient de les piquer dans leur sommeil. Tout le monde sait que le ptérodactyle est l'ancêtre de l'anophèle.
Idéalibi : Excuse vaseuse destinée à faire croire qu'un petit mensonge est en fait une marque de respect ainsi qu'une de volonté de ne pas blesser.
Dans une séparation, les protagonistes abusent en général d'idéalibis.
Illégaleux (se) : Résultat d'une torture particulièrement féroce, encore en vigueur au Yétibet. La peine, l'illégâle, consiste à lâcher une colonie de
poux broyeurs dans la toison du condamné. Est appliquée pour des délits mineurs. On croit savoir que Laurence d'Arabibine tenta d'utiliser ce moyen de pression pour discipliner ses soldats, mais
qu'une mauvaise manipulation, alors qu'il tenait une boîte de poux broyeurs sur ses genoux, l'en aurait dissuadé. C'est peut être à cette époque qu'il se fit rare. La légende dit que, après une
campagne, il aurait été empêché de fréquenter les apéros gourgandinatoires pour une raison inconnue.
Incartaddiction : Cas avéré d'addiction aux légers écarts de conduite ou à l'extravagance. L'abus de galantinette entraîne souvent une incartaddiction.
Laurence d'Arabibine, lorsqu'il sortait de son saharade préféré, et lorsqu'il avait participé à un apéro gourgandinatoire largement alimenté en galantinette se lançait dans une carmagnôle
effrénée. C'était le symptôme le plus évident de son incartaddiction. Il en souffrait depuis son plus jeune âge.
Indigogo : Bleu à la coloration très curieuse. On a observé chez les yétis une tendance à virer au bleu indigogo lorsque quelqu'un se moque d'eux. Les
personnes coléreuses, lorsqu'elles sont au paroxysme de cette émotion, piquent souvent des colères indigogos. Couleur inconnue dans le spectre lumineux.
Samedi 1 juillet 2006
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