Jabobo : Poche molle située en dessous du cou. Elle est souvent nettement marquée chez les bourgeois bohèmes. Les cause de son apparition sont en cours
d'étude. Certains chercheurs l'attribuent à l'excès de nourriture et de boisson, notamment lors d'apéros gourgandinatoires ou de gorgies. D'autres pensent que le bourgeois bohème, à force de
pérorer, développe un jabobo lié à la façon dont il sort le cou et gonfle la voix dans les discussions. Les deux causes seraient liées, car les apéros gourgandinatoires, chez les bourgeois
bohèmes, finissent souvent en batailles de mots. On ne sait pas si Laurence d'Arabibine avait un jabobo.
Jargondole : Sorte de patois utilisé par une corporation en voie de disparition : le gondolier. Les quelques traducteurs connus de ce langage affirment
qu'il sert surtout à se gausser des amoureux qui se bécotent dans ce type d'embarcation. Plus subtilement, le jargondole serait un moyen de communiquer de l'information entre collègues,
information destinée organiser des parties d'amikado.
Jaimse Bonde : Espion dont l'avidité à culbuter la femelle est notoirement connue. Le personnage est un peu fat et surtout souvent empêché par des
embarras gastriques. Il n'a pas, comme son illustre homonyme, un permis de tuer. Tout juste a-t-il le droit de passer un coup de fil en cas de danger. Compte tenu du temps de réponse moyen et des
difficultés à contacter un interlocuteur compétent, Jaimse Bonde utilise son énergie à fuir les ennuis.
Jouiscivette : Certains yétis, les femelles plus exactement, seraient parfois, au moment de l'extase sexuelle, débordantes et dégoulinantes d'une
substance particulièrement odorante. Les mâles les appellent alors des jouiscivettes. A noter que les parfumeurs paieraient une fortune pour capturer une jouiscivette et que l'empereur Yétibère
était friand de ce type de femelles. Il faut croire que cette spectaculaire explosion de plaisir enivre les yétis mâles.
Joulala : Unité de mesure d'un cri de surprise. Les yétis sont capables, lorsqu'on les surprend au coin d'une grotte, de pousser des hurlements dont
l'intensité sonore, en joulalas, dépasse largement ce que le tympan humain est capable de supporter.
Juronde : Comptine enfantine qui permet aux petits yétis d'apprendre tous les gros mots qu'ils auront à mémoriser afin de bien se comporter lors des
réunions sous les yétivolis.
Képipi : Coiffe portée par Laurence d'Arabibine lors de ses campagnes africaines. La forme est incertaine et l'utilisation encore plus. Ses biographes
signalent que lorsqu'il sortait d'un saharade, après un apéro gourgandinatoire, il s'isolait en prenant grand soin d'emmener son képipi... Mais nul ne sait ce qu'il faisait alors. Cette question
restera sans doute l'une des grandes énigmes de l'Histoire.
Krypthon : Sorte de matériau magique, que l'on trouve sur une planète lointaine, dont serait originaire un certain Superman. Le Krypthon, ingurgité à
forte dose, permettrait à une morustique au physique ingrat, de se voir transformée en créature capable de postuler au job de guéridonzelle. On n'a pas encore observé de cas permettant de
vérifier cette rumeur.
Lardondon : Morustique ayant abusé de galantinette .
Laurence d'Arabibine (1840-1900) : Personnage mythique porté sur la bouteille.
Légendre : Le légendre est au prince charmant, ce qu'une belle mère discrète, compréhensive et généreuse est à un jeune couple, extrêmement rare.
Toutes les femelles yétis rêvent de voir leur fille épouser un légendre.
LePénible (1932 - Pas encore mort) : Homme politique contemporain, édenté et agressif, qui, par une terrible coup du sort et une étrange maladie, se
voit contraint de se promener les bras en l'air et à manger du poisson tous les vendredis. Certains supposent que cette attitude pour le moins curieuse lui attirerait un électorat sensible aux
effluves musqués qui émanent de ses dessous de bras. Il faut dire que sa part d'humanité est très peu perceptible dans ses discours. Il paraît donc normal qu'il rassemble autour de lui les
quidams légèrement dépourvus de synapses.
Libidineuf (neuve) : Yéti mâle (ou femelle) n'ayant pas encore connu de congénère (au sens biblique du terme, bien sûr !). Principaux utilisateurs des
cervelatrines.
Libidoyer : Ecouter sa libido. Terme dont l'origine est assez obscur. Certains sémanticiens ou étymologistes pensent que le "Oyez ! Oyez ! Bonnes
gens", clamé le soir, dans le cadre des avis à la population, dérive de "Libidoyez ! Libidoyez !", qui donnait l'autorisation au peuple de commencer son activité de reproduction. Au moyen-âge,
une vague de pruderie aurait déformé le terme... Chez les yétis, lorsqu'un mariage est célébré, la déclaration solennelle se termine systématiquement par "Libidoyez !".
Litanihilisme : Sorte de diatribe endiablée, répétitive et un tantinet incantatoire qui incite l'écoutant à oublier les plaisirs de la vie. Style
rhétorique inventé par Bossuaire.
Liqueurdelion : Messieurs, si vous voulez que votre amoureuse vous prenne pour un preux chevalier, offrez lui une petite liqueurdelion !
Loanana : Héroïne d'un passé révolu particulièrement bien nibardée. Elle aurait commencé sa carrière en tant que replétui professionnelle. Elle aurait
animé des apéros gourgandinatoires particulièrement arrosés pour le compte d'une chaîne franchisée de saharades bien connue.
Samedi 1 juillet 2006
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Publié dans : Délires et mots-valises