Mairiche: Ce terme recouvre deux significations, il représente à la fois l'instance gouvernementale du Yétibet, sorte d'assemblée des sages,
et le nom de la grotte qui sert de salle de réunion de ce même gouvernement.
Maladigérer : Etat parfois lourd que l'on ressent après un apéro gourgandinatoire où les gueridonzelles se sont avéré, à l'usage, n'être que
des brebites.
Mallécrit : Mauvais mot-valise. "Péplume" est un mallécrit.
Mangémir: Emettre un bruit incongru lorsque la déglution s'avère difficile, souvent sous le coup d'une émotion, ou encore lorsqu'une rage de
dent perturble la mastication. Un arlinquintal mangémit après un spectacle médiocre.
Méfiage : Selon LomiLomi (sémanticienne bien connue, enseignant notamment à l'Université de la Rue des Blogs) méfiance due à l'expérience de
l'âge. Il est notoirement connu qu'à la fin de sa vie, l'Empereur Yétibère était tombé dans le méfiage sans discernement, malgré le fait qu'il se poétiolait.
Mélassitude : Etat de fatique chronique dans lequel un individu se sent englué.
Malséance : (Dictionnaire des mots nés - LomiLomi) Bien qu'utilisant ce mot assez régulièrement, LomiLomi n'en donne pas une définition
claire. Ceux qui ont attentivement étudié les ouvrages de cette sémanticienne ont tendance à penser que la malséance serait une attitude hostile adoptée lors de séances de spiritismes ou
peut-être une sensation désagréable située à l'arrière train et ressentie lors d'une séance de cinéma dans une salle aux sièges particulièrement inconfortables. Espérons que LomiLomi nous
éclairera à ce sujet dans un de ses ouvrages à venir. (Dictionnaire des mots nés - LomiLomi) Bien qu'utilisant ce mot assez régulièrement, LomiLomi n'en donne pas une définition claire. Ceux qui
ont attentivement étudié les ouvrages de cette sémanticienne ont tendance à penser que la serait une attitude hostile adoptée lors de séances de spiritismes ou peut-être une sensation désagréable
située à l'arrière train et ressentie lors d'une séance de cinéma dans une salle aux sièges particulièrement inconfortables. Espérons que LomiLomi nous éclairera à ce sujet dans un de ses
ouvrages à venir.
Méroudouxdoux : sauf anomalie anatomique, ce terme ne concerne que les mammifères mâles. Il remplace le mot « mérouston », tombé en
désuétude. Seuls certains yétis de l'ancienne génération utilisent encore ce terme. Quant à la blague bien connue, elle est moins drôle forcément : Le poil de méroudouxdoux, ça ne veut plus rien
dire !
Mérousse : Poisson de la famille de
Jojo, en général femelle, mais on connaît des mérousses mâles, considérés pendant longtemps comme des accidents de la nature. Fort Heureusement, Yétibère, dans son immense sagesse, a réhabilité
les mérousses mâles en prouvant que l’alevin était tout simplement passé près d’un nuage de laitance contaminée par les essais nucléaires. La mérousse est séductrice et elle porte souvent des
perruques. Julie la mérousse a d’ailleurs laissé un bon souvenir du côté de chez Squame. La pire espèce de mérousse est la mérousse pétante. Dans des bulles nauséabondes, elle laisse toujours
traîner quelques remarques bien senties.
Merveillanse : (Source LomiLomi) Se dit d'un beau paysage breton très découpé par de petites baies et anses. Certains grammairiens un peu
tatillons (cf. Pénélope Hulante) observent que la notion de merveillanse pourrait bien s'appliquer à d'autres criques et bords de mer.
Micavaleur : type d'homme qui s'imagine que briller et séduire sont les deux mamelles de leur égo . Les Loulous sont généralement des
micavaleurs. On connaît probablement tous des micavaleurs (ou micavaleuses, d'ailleurs), pour en avoir été parfois victimes.
Microbésité : tendance dans la société actuelle, et compte tenu de la culture gastronomique importée d'Amérique du nord, qu'ont certains
microbes à adopter le format de leurs porteurs, sains ou non.
Missivresse : Lettre destinée à faire défaillir de désir et d'amour tout amant devenu tiède. La missivresse est couramment utilisée lors de
rencontres virtuelles ou lorsque la distance ne permet pas de se retrouver régulièrement. La rumeur raconte que Laurence d'Arabibine était particulièrement doué pour l'écriture de missivresses,
surtout quand il sortait d'un apéro gourgandinatoire particulièrement arrosé. C'est à lui que l'on prête la célèbre phrase dans la missivresse « ton cul pour un empire », et qui devait conquérir
le cœur d' Angéliquide de Peyracrobate : « Je n'aurai de cesse, ma douce, de vous lutiner, de vous butiner, jusqu'à ce que, telle une jouiscivette, vous débordiez de reconnaissance...
».
Mohicancre : Tribu décimée autant par la colonisation que par l'alcool et la consanguinité, dont les individus ont pour seul objectif d'avoir
la plus mauvaise note, quelque soit l'examen auquel ils se présentent. En général, on ne naît pas mohicancre, on le devient par choix politique ou philosophique. La légende veut que
Stradivaviusufruit, avant de se découvrir une vocation de farfeluthier, aurait appartenu à cette secte dont les modalités d'intronisation sont encore mal connues de nos jours.
Moutonton : Oncle qui ne contrarie jamais personne - sens figuré : certains collaborateurs d'un ancien président de la république étaient
surnommés "Les moutontons du Présidense"...
Morustique : Issu du vieux patois côtier, en général utilisé pour décrire quelque femme légère qui, non contente de se laisser culbuter par
qui veut dans les bottes de foin, en plus réside en bord de mer... Un comble ! Jamais une femelle yéti ne s'est entendue traitée de « morustique ». Forcément, au Tibet, les bottes de foin et la
mer sont denrées rares.
Nabiroute : Mouvement pictural, orientaliste, du XXème siècle dont le seul objet du délire artistique est la peinture de bites, de toutes le
formes, toutes les longueurs, et dans tous les états. Aux dires des historiens de l'art experts de cette époque, il s'agissait pour les artistes, de poser la question fondamentale suivante : «
Les hommes pensent-ils tous avec leur vit ? ». La question fit querelle, querelle qui prit le joli nom de « Quenelle d'Onanie ». Et l'on vit monter à la tribune tout ce que la société d'alors
comptait d'intellectuel. Mais, faute de tribuns, la question resta sans réponse et se dégonfla d'elle même.
Nacrève : Sorte de grippe qui pousse le malade à fabriquer des perles uand il se mouche. La nacrève est une maladie infantile bénigne chez
les enfants yétis, beaucoup plus problématique chez les adultes.
Naviculotte : Algue particulièrement vicieuse qui a tendance à se développer dans les sous-vêtements des petites filles négligées. Un bon
développement de la naviculotte suppose une température d'au moins 37° et l'existence d'humidité. Chez les Yétis, négligées ou pas, les petites filles ne sont jamais envahie par la naviculotte.
Pour deux raisons. Le froid tout d'abord, qui ne permet pas à cette algue de proliférer. De plus les yétis ne portent pas de culotte.
Nibardé(e) : Caractéristique de certains individus, le plus souvent de sexe féminin d'ailleurs, qui sont plus qu'équipées en attraits
mammaires. Les femelles yétis sont particulièrement nibardées. Ainsi que les héroïnes des opéras de Wagnerdeboeuf.
Notifiel : Document destiné à déverser des tombereaux d’insultes dans la boîte à lettre d’un pauv’quidam qui n’a rien demandé à personne. Les
pourrigolos sont souvent capables de composer des notifiels de qualité exceptionnelle et particulièrement perfides. L’octoputride est, quant à lui et par définition, expert en notifiel. La
légende veut que Laurence d’Arabibine a commencé à fréquenter les saharades parce qu’il avait reçu, dans sa jeunesse, un notifiel particulièrement vénimeux.
Novicelard(e) : Débutant dans l'art et la manière de pourrir la vie de ses congénères. Les Tanches sont connues pour être les victimes
régulières des novicelards.
Numismateur : Collectionneur de monnaie ancienne, qui ne recherche que des pièces ayant un trou dans leur centre.
Octopuant : Synonyme d'octoputride, la différence, minime, tient au parfum. Alors que l'octoputrice fleure bon le déchet de viande avariée,
l'octopuant aurait tendance à sentir la laitue décomposée.
Octopubère : Pieuvre ayant tout juste achevé sa croissance. L'octopubère se reconnaît à l'auréole encore rosée, mais virant au parme, qui
encercle chacune de ses ventouses. Elle se laisse mollement porter par les flots, en clignant de son œil avide de rencontrer un poulpe charmeur. En général, on trouve des troupeaux d'octopubères,
en train de piailler et de piétiner, devant les magasins de chiffons, ceux que les pieuvres aiment à porter sur le sommet de leur crâne gélatineux.
Octopucelle : Jeune pieuvre n'ayant pas fait ses preuves. Elle a souvent l'opercule encore obstrué par les traces de son enfance. Certains
yétis, appartenant à la catégorie des bamboucs, reniflent l'octopucelle comme on renifle le fumet du broussaïoli un soir d'amikado.
Octopuces : Bestioles parasites des octopus vulgaris. Elles dénotent cependant d'un manque d'hygiène chronique du porteur, étant allergiques
à toute forme de détergent, savon et autres lessives.
Octopugilat : Se dit d'un coup porté par une pieuvre malveillante, de bas en haut, dans l'œil d'une autre pieuvre. Par extension, le terme
sert à qualifier certaines querelles, et certains poulpes hargneux, qui, n'osant pas utiliser leur attributs mâles, préfèrent l'argutie et la phrase assassine à une bonne prise de ventouses bien
virile.
Octopulpeuse : sorte de pieuvre ayant tendance à l'embonpoint. Elle est remarquable pas un enrobage des deux tentacules gauches, qui prennent
l'allure de gros doigts boudinés. L'octopulpeuse est prisée le long des rives de la Méditerranée, les autochtones considérant avec méfiance une pieuvre filiforme. Laurence d'Arabibine appréciait
particulièrement les octopulpeuses, surtout en escabèche.
Octopurge : Herbe particulière qui permet à un poulpe ou à une pieuvre, de se libérer l'abdomen en cas d'embarras gastrique. Certains
otocputrides ou octopuants sont si désagréables qu'ils agissent, sur leurs concitoyens, comme des octopurges, au premier regard. Mais c'est assez rare, et c'est heureux.
Octopustule : Sorte d'excroissance ragoûtante qui s'installe au coin de l'œil d'un octopuant, ou d'un octoputride. C'est la marque physique
de la malveillance du poulpe en question. Et bien que l'individu affecté de cette maladie fasse des efforts titanesques pour camoufler sa tare, l'octopustule finit toujours par éclater comme un
furoncle sur le front d'un adolescent.
Octopute, octoputain : Pieuvre à la ventouse légère. Ces termes sont souvent utilisés en guise d'insultes par des octopus vulgaris
indélicats. En tout état de cause, derrière une octopute, il y a souvent un maquereau qui se cache.
Octoputréfier (S') : Se laisser pourrir sur un fil, l'œil percé et la ventouse nouée. C'est le sort qui attend, en général, les poulpes ou
les pieuvres dont la comportement social est contestable. Laurence d'Arabibine, grand homme s'il en est, ne s'est pas octoputréfié sur ses vieux jours. Pas plus, d'ailleurs, qu'Angéliquide de
Peyracrobate.
Octoputride : Poulpe malfaisant qui utilise la calomnie pour se débarrasser de tout quidam, pieuvre ou non, qui entrave son avancée vers le
profit facile et la jouissance vulgaire. On reconnaît un octoputride à l'impression de crasse qu'il dégage. Même lorsqu'il s'astique sous le geyser, il sent mauvais. Il sent mauvais parce qu'il
pense mauvais, ça déteint. Laurence d'Arabibine, lors de ses campagnes, ne manquait pas d'occire tout octoputride qui se trouvait sur son chemin. Il a sans doute rendu de fiers services à
l'humanité. Il manque, car le monde connaît une recrudescence notoire d'octoputrides.
Olivresque : couleur que finissent par avoir les rats de bibliothèques. Ni Hannibaloche, ni Laurence d'Arabibine n'ont jamais vu leur teint
prendre un aspect olivresque, forcément, ce n'est quand même pas la culture qui les étouffait ces deux là !
Opérapiat : type de spectacle particulièrement ennuyeux. En effet, un seul chanteur est chargé de jouer tous les rôles, qu’ils soient
féminins, masculins ou neutres. Du coup, la tessiture de l’artiste étant en général peu étendue, le public ne comprend pas l’histoire. D’autant qu’un opérapiat est souvent écrit dans une langue
incompréhensible, sur la base d’un livret stupide. Wagnerdeboeuf s’est risqué à composer quelques opérapiats ayant pour thème les légendes que se racontent les yétis à la veillée. Sont
particulièrement connus, mais rarement joués : « Distant et Les Soldes » ou encore « Le Minuscule des Vieux ». Tous les opérapiats ont en commun une mise en scène apauvrie, un orchestre réduit à
sa plus simple expression, ils sont donc peu coûteux à mettre en œuvre.
Ossaturbulent(e) : Curieuse aptitude qu'ont certains membres à faire ce qu'ils veulent, en dépit de la volonté de leur possesseurs. On
observe, chez les yétis bicephallus, que les mains sont souvent ossaturbulentes. Surtout la droite.
Ossemental(e) : Forme de maladie extrêmement bizarre qui amène la personne atteinte à ne plus percevoir que le squelette de ses
interlocuteurs, à ne vouloir jouer qu'aux osselets ; à se damner pour ronger une carcasse de poulet ; à jeter la viande du gigot et à garder l'os ; à claquer des dents. Il n'est pas rare de
rencontrer un malade ossemental dans un cimetière, tant ce type de malade présente une addiction obsessionnelle pour les histoires d'os. Il est possible qu'Hamlet ait été atteint d'un syndrome
ossemental.
Samedi 1 juillet 2006
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Publié dans : Délires et mots-valises