Palabribus : Lieu de discussion que l'on retrouve souvent à la sortie des saharades. C'est l'endroit préféré des cascadeptes. Le palabribus
est à la culture du comptoir ce que le boudoir est à la culture des guéridonzelles : inutile mais incontournable.
Paperascasse : Courrier épineux, souvent malodorant.
Pécarisette : Sourire niais d'une tête de lard.
Péplume : Mauvais film antique et anachronique où les toges sont remplacées par des plumes d'autruches (il existe des références en matière
de péplume).
Perplexus : Ce mot désigne deux
parties distinctes de l’anatomie des yétis. Le perplexus lunaire et le perplexus solaire. Le perplexus lunaire est situé juste entre les deux parties charnues de l’arrière d’un yéti. Il a
d’ailleurs tendance à prendre de l’ampleur avec les années. Il est fort probable que l’amour que développe le yéti mâle pour le caleçondage est lié à l’accroissement de son perplexus lunaire.
L’organe a une fonction non identifiée, mais de récentes études auraient mis en lumière son rôle incontournable dans la reproduction des yétis. Notamment les perplexus mâles et femelles auraient
la capacité de se renifler et d’identifier le ou la meilleur (e) partenaire possible. Quant au perplexus solaire, il est situé juste au milieu du poitrail. Il rougit violemment en cas d’émotions.
C’est pourquoi, dans la haute société yéti, les populations portent des bavoirs. Non pas parce que la nourriture dégouline inévitablement dans leur toison, ça, c’est de la politesse vis-à-vis de
la cuisinière, mais pour camoufler le fait qu’un yéti est ému, quelle qu’en soit la raison. De plus, quand les perplexus lunaires se cooptent, les solaires virent au vin rouge.
Pétassathé : Epouse passive qui accepte le devoir conjugal à l'anglaise : parce que c'est l'heure et/ou le moment. Les yétis sont peu
concernés par cette pratique.
Philosofa: Autre nom d'une réunion de vieux potes qui refont le monde. "Samedi dernier, je me suis éclatée, j'ai fait "philosofa". Les yétis
velubriques sont généralement allergiques aux philosofas.
Pilosilence : Attaque sourde et muette d'un cheveu sur la langue.
Pléthoriquet (à la houppe) : Groupe d'individus qui, bien qu'affichant sinon de la laideur, du moins un physique ingrat, n'en demeurent pas
moins des princes. Certains sont roux. Gr. : attention, l'expression "un groupe de pléthoriquets" est un pléonasme.
Poétioler (se) : Se ratatiner avec grâce, et en n'ommettant jamais de prononcer quelques vers de circonstance. Il est assez rare qu'un yéti
se poétiole. L'empereur Yétibère reste cependant l'un des derniers cas connus à avoir vieilli en se poétiolant.
Poltronche : On peut qualifier de poltronches certains individus qui, martyrisés par leur moitié(e), leurs ascendants, leur descendants, ….
arrivent le matin au bureau avec un air à faire fuir un dragon. Le poltronche est dangereux dès lors qu’on lui confie un iota de pouvoir. Il devient alors un redoutable tyran, malmenant sans
vergogne ses subordonnés. Confier le pouvoir suprême à un poltronche, c’est exposer son peuple à une dictature implacable.
Porchardon (expression populaire '"faire pochardon") : Compulsion consistant à s'alcooliser copieusement afin de se débarrasser de ses épines
dans le pied. Certains yétis, velubriques et porcinéphiles, les soirs de mélassitude, font porchardon.
Poiluxure : Déviance chez les yétis consistant à arracher des touffes de duvet à Madame pendant les câlins.
Porcinéphile: Spectateur(trice) préférant entre tous styles de films, ceux qui dévoilent de superbes corps dans des positions équivoques. On
constate d'ailleurs que certains yétis, velubriques, présentent une tendance nette à être des porcinéphiles.
Présidense: Homme ou femme de pouvoir omnipotent qui occupe le devant de la scène avec un certain poids.
Priappétit : synonyme de « libido débordante et affamée ». Passons le sujet "yétis"...
Pourrigolo : Type d'homme (ou de femme, d'ailleurs - pourrigolotte) qui camoufle ses mauvais penchants derrière un humour de pacotille.
Certains velubriques sont des pourrigolos.
Quêtiquette : Chemin tout tracé, prévisible et souvent mystique, repris par d'innombrables mâles. La quêtiquette de Yétibéri pour le
reconquête de la Mairiche de Yétibet est désormais bien connue.
Quolibéret : Sorte de plaisanterie un peu lourde, qui aurait tendance à faire un fromage de la moindre baguette de pain. Laurence d'Arabibine
détestait les quolibérets. Presque autant qu'il aimait les saharades.
Rabrougrivois (e) : se dit d'une blague, d'une plaisanterie, d'un canular, dont la chute se ratatine
brusquement, tant elle est de mauvais goût. Les yétis sont connus pour monter des farces rabougrivoises.
Replétui : Femme pulpeuse dont les hommes ont tendance à ne voir que l'entrecuisse. Certains yétis sont friands de femmes replétuis.
Repopotin : Le sens de ce mot est très controversé dans les milieux autorisés... Certains pensent que M. et Mme Pipelet, souffrant d'une
attaque de pilosilence sont contraints au repopotin. Autrement dit au repos du potin. D'autres affirment que cela fait référence à une vieille expression yétienne "l'hôtel du cul tourné". A
chacun de choisir son camp. La controverse a cependant fait querelle, la fameuse "querelle des anciens et des modernes".
Rétinette : Manie consistant à regarder les miches des filles par le trou de la serrure des vécés à la maternelle. Cette manie disparaît en
général avec l'entrée en primaire (sauf chez les yétis, bien sûr).
Révérance : Salut effectué par une jeune première qui sent la marguerite, c'est à dire la petite fille qui se néglige, et dont l'odeur masque
la grâce du geste.
Samedi 1 juillet 2006
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