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Le livre
Face de Chat est un ingénieur qui ouvre des routes temporelles. Il attend dans le verger depuis des centaines de milliers d'années. Il est arrivé parce que son vaisseau s'est écrasé à une époque
où seules les bactéries s'agitaient dans les eaux primitives.
Et Face de Chat a ouvert des routes pour le chien Bowler, qui revenait parfois de ses expéditions avec des os de dinosaures tous frais dans la gueule, fier comme tout de ses prises.
Jusqu'à ce que Asa réussisse à rentrer en contact avec Face de Chat... et Mastodonia, pays situé en un temps reculé, où la terre était encore vierge de son humanité.
Ce roman parle de nostalgie, du poids du passé. Comme tous les romans de Simak, il fait la part belle à la réflexion, à la recherche de soi, à l'accomplissement. Il pointe du doigt nos travers,
les plus mercantiles, quand une société de loisirs décide d'organiser des chasses au T-Rex pour des hommes fortunés, revenus de tout, blasés et prêts à payer pour connaître le frisson ; les plus
sordides, quand le gouvernement souhaite réexpédier ses pauvres dans un lointain passé, pour résoudre une crise sociale qui menace d'exploser.
Et puis, il y a Lambin, le mastodonte qui lambine.
L'extrait
J'avais tout d'abord remarqué les arbres familiers, puis le cycas. Mais voici que d'autres détails sollicitaient mon attention. Par endroits, le sol était recouvert de lauriers nains, sassafras
et autres arbrisseaux. L'herbe poussait par plaques - une herbe rude, résistante et plutôt maigre, bien différente de celle du Pléistocène qui dévorait chaque pouce carré de terrain. Cette herbe
me stupéfiait. Il n'aurait pas dû y en avoir : selon les manuels, elle n'avait fait son apparition que plusieurs millions d'années plus tard. Sa présence nous rappelait combien nous étions
faillibles. Ici et là, dans le lointain, entre les bouquets d'arbres familiers, on apercevait des palmiers nains. Nous nous trouvions, je le savais, à une période transitoire entre l'émergence
des arbres à feuillage caduc et la disparition de l'ancienne flore, plus primitive ; sous nous yeux cohabitaient les deux types de végétation.
Lundi 12 janvier 2009
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Publié dans : Mon ange des bibliothèques
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