Ce jour, n'écoutant que son cœur
La Tanche sourit à la Sardine.
Ce qu'elle ignore, la pauvre crétine,
C'est que la Sardine n'est que rancœur.
Et qu'une vie de balai de chiotte
Lui avait ratiboisé la motte.
La Sardine est de ces personnes
Que la diversité étonne,
Et qui, mouchées de jalousie
Bavent petit, crachent moisi.
Dans un premier temps, hypocrite
Elle fait mine de saisir l'invite,
Nourrissant en secret sa ire.
Puis voilà qu'enhardie, elle tire
De sa hargne, des boulets
Qui blessent la Tanche au collet.
La Sardine est fourbe et tordue.
Elle use de coquecigrues.
Elle pique, aiguillonne, astique
Espérant que la Tanche panique.
Mais voilà qu'un vent de colère
Prend la Tanche, qui vitupère.
Tant et tant que la Sardine crue
Se réveille salée comme Morue.
Et la Sardine est bien marrie
De bouillonner au bain marie,
Elle qui se croyait chère et rare
A valoir son poids de caviar.
Vendredi 6 février 2009
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Publié dans : Délires d'écrits
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