Je brasse, bien trop de choses. Je me suis lancée dans le grand bain de l'hyperactivité, histoire de gérer la
triste réalité qui me raconte que les poissons d'amours ne sont que des flans, des cintres mous, des saute au pilaf. Qu'ils manient les promesses, comme des cow-boys, à coups de lassos. Me voilà
qui m'agite entre deux projets, qui m'évertue à poursuivre plusieurs bernard-l'ermite à la fois. Total, mes soirées sont tourneboulées par la paperascasse et le bigorneauphone.
Quelques fois, je voudrais bien me retrouver, comme avant, m'occuper de ma pauvre anatomie. M'écailler consciencieusement à la cire de corail, me masser les filets avec des crèmes
raffermissantes... Me nourrir l'esprit des nouveautés culturelles qui ne cessent d'émerger dans la Mer de l'Araignée, lieu foisonnant s'il en est.
Seulement voilà, les marées ne font que douze heures. Et l'organisation n'est pas le fort des Tanches de ville. Une tanche organisée, ça se saurait ! Certains crépuscules me surprennent somnolant
sur un lit d'oursin, endormie sans m'en apercevoir. Mais ça pique.
La Tanche, le 10 février 2009
La petite phrase du jour
Au commencement était le verbe : c'était déjà mal
parti.
Roger Nimier
Mardi 10 février 2009
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Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche