J'apprends l'arabe. C'est
une belle langue. J'en aime la musicalité autant que les déliés. Mais comme c'est dur ! Si la structure est logique, les subtilités sonores sont bien étranges à mon oreille d'occidentale, peu
habituée aux nuances des « r » ou des « h ».
Tous les jeudis, je vais à l'université, mais oui ! c'est très sérieux. Je veux, vraiment, devenir arabophone. Lire Gibran dans le texte ! Le rêve !
Et puis, plus prosaïquement, comme j'espère travailler tout autour de la Méditerranée, il me semble que c'est la moindre des choses que de pouvoir échanger quelques mots dans la langue du lieu.
Après tout, les américains n'imaginent même pas, chez eux, que nous parlions autre chose que l'anglais. Chez nous, non plus, d'ailleurs.
Donc, mes cours se déroulent le jeudi. Et, aujourd'hui, comme d'habitude, j'ai attrapé mon grand cahier, mes stylos et je suis partie, guillerette, prendre le tram. L'alphabet, c'est la base de
tout et je révisais mon alphabet dans ma tête, 28 lettres, dont certaines qui me tirent d'incroyables grimaces pour les vocaliser. Je crois bien que je les mime silencieusement, parce que, des
fois, les gens me regardent d'un drôle d'air.
J'ai monté, en soufflant, la grande côte qui mène à l'université, pour réaliser, au moment où j'ai aperçu le portail... que c'était les vacances scolaires. Retour à la maison.
Décidément, quand on est une Tanche !
J'ai pris au moins dix minutes pour écrire ceci. Cela veut dire : « j'apprends l'arabe à l'université ». Surtout, j'ai besoin d'indulgence. Et ne m'écrivez pas en arabe, je serais bien incapable
de comprendre, pour le moment.
Jeudi 12 février 2009
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Publié dans : Murmures au jour le jour
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