J'affronte cette pilosité qui me torture depuis la puberté. Avec un courage digne d'une sainte Tanche. A croire
que mes origines puisent en Lusitania. Les cabillauds n'apprécient que modérément les tanches à barbiche. Mais je rage, Tanche de Ville que je suis, à devoir pister la pelouse jusque dans les
endroits les plus reculés de mon anatomie. Vivement le retour d'âge ! Mes techniques pour me débarrasser de cet encombrant héritage se sont améliorées avec le temps. Et notamment quand il s'agit
de dessiner un délicat triangle à l'endroit où mon cuir de vieille tanche se prend à être félin. Puisque je me suis mise à la cire de plancton, et bien, pour éviter que la matière, à l'état
liquide, se disperse où elle n'est pas invitée, j'utilise... ce scotch si peu collant qu'on pose quand on peint les plinthes, ce truc en papier crépon qui protège. Et ça marche du feu de Poséidon
! Même que ça sert aussi à tirer d'un coup sec, histoire que la douleur de l'arrachage dure moins qu'une piqûre de méduse. Sauf que je n'ose pas prendre en photo l'endroit en question emballé
comme une fenêtre. Et c'est dommage, parce que c'est plutôt rigolo.
La Tanche, le 05 mai 2009
La petite phrase du jour
Les femmes c'est comme les artichauts : le cœur est sous les
poils.
Frédéric Dard
Mardi 5 mai 2009
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Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche