... et je radote. Mon monde de tanche se circonscrit à mes histoires d'amour ratées, aux poils de mon épiderme,
à mes crises de mangeaille ou de jeûnaille, à mes dessous-de-bras qui s'affaissent et à mes fesses qui s'effacent. C'est un peu maigre. Mais si vrai. Ça raconte que j'ai tendance à tourner en
rond, sur place, autour de mon nombril. Et je déteste ça. Bon, là, on est le 13 avril et j'écris déjà la bulle du 9 mai. Je prends de l'avance, vu que je me casse en vacances, et je rentre juste
au moment de la parution de la présente saillie, ou presque. Penny va peut-être intercaler de ses élucubrations loup-phoques. Je soigne mes éditions des bulles. Mais je ne me renouvelle pas. Va
falloir que je dégote quelques anecdotes croustillantes à me mettre sous la nageoire, sinon je vais lasser le chaland et laisser le chouan. C'est un peu comme si j'écrivais pour écrire, parce que
j'ai des mots à déverser chaque jour, sous peine de mourir étouffée. Une tanche à l'étouffée, ça doit pas être mauvais. Mais avec une bonne sauce, genre citron ou melon. En sandwich avec du
concombre... je bavasse, je bavasse... J'ai du mal à quitter ma page. Et je me marre aussi. Imaginons que, durant mon périple, durant ce mois où mes bavardages sont déjà programmés, j'en vienne à
rencontrer mon créateur, le grand Poséidon. Et bien, dans ce marais virtuel je continuerai à exister, comme si de rien n'était. C'est jouissif comme idée, pas de mourir, mais de rester encore un
peu pour de faux.
La Tanche, le 09 mai 2009
La petite phrase du jour
La vie est, en quelque sorte, un pèlerinage.
Platon
Samedi 9 mai 2009
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Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche