Le matou, matois, mata la mauvaise en la marquant d'un coup de mimine. Acérée la mimine. Du genre qui laisse
de longs sillons sanguinolents le long d'un mollet délicat. Pour la peine, la Nichon étant du genre cuirassée, l'attaque ne laissa qu'une esquisse dans son cuir. Du cuir assez, le minou s'en
retourna à sa cueillette rocailleuse. Et la Mauvaise approchait la fontaine merveilleuse.
La Fée avait deviné la manœuvre. Bien que repue de crêpes, ayant englouti au fur et à mesure qu'elle les cuisait, les galettes délicieuses, elle s'en retourna au lieu de la rencontre. C'est bien
connu, les fées se complaisent à changer d'apparence auprès des points d'eau.
Ce coup ci, la coquine tapa dans son répertoire juvénile. Elle prit l'allure d'une fillette, toute de rouge vêtue, qui tenait un grand panier d'où fleurait une odeur délicieuse. Celle de la
confiture de grand-mère et de la crêpe fraîche. Elle portait un mignon chaperon rond vermillon. Elle s'approcha du lieu du rendez-vous en sautillant, de petits bonds joyeux, comme un électron qui
change de couche.
Et elle s'adressa à la Nichon : « Dame, ma Dame, je vais chez ma mère-grand. J'ai besoin d'un peu d'eau pour faire une pâte brisée, où coucher ces jolies pommes qui dorment dans mon panier. Dame,
ma Dame, versez dedans ma coupette quelques larmichettes tirées de votre aiguière... ».
La réponse de la Nichon fut sans appel : « Laisse là ta demande. Où je t'estourbis d'une volée de bois vert que ton père ne renierait pas, à te voir ainsi minauder, seule, dans une forêt hostile.
».
La suite... demain, peut-être.
Samedi 30 mai 2009
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22:30
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Publié dans : Murmures à épisodes
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Le griffard, se dit que s'attaquer à ses bijoux de famille, c'était un rien sacrilège, d'un coup de sa patoche il la marqua mauvais.
La pouffe avait le raisiné qui dégoulinait le long de sa guibole choucarde.
Mais c'était une dure à cuire, pas une mauviette, rien d'une guimauve, le griffon le senti, avec les noisettes ratatinées comme blé chez le gripis, il avait pas envie de se faire repasser le cuir.
Il renauda un peu, écrasa le coup, repris ses dures, et fila sur le tirou en serrant du cul pour ne rien perdre.
La Nichon commençais à brûler, y avait comme du frichbi, ses miches étaient pas à la noce, du bastringue comme quand t'as lâché les écluses dans l'absolution.
"La Fée", qu'était pas la dernière des empaillées, flairait l'embrouilleuse, avait pitanchée comme une ogresse ses langues de chat à s'en faire péter la sous ventrière.
Elle fit tourner son ciboulot plein gaz et se maquilla en petite mistonne avec un bagda et un caloquet rouquinos, mit confiote et langues de chat dans son bastringue qui schlinguais comme riolle. Les zoziaux y prenaient leurs pieds tellement c'était choucard, montaient en vrille dans le tapi bleu pour dégringoler en rase chignon sur la minotte .
Elle cavala comme une sauterelle en délire pour se retrouver nez à nez avec la Nichon. Elle lui bonni sa salade.
- " Ma poulette, j'm'en va chez ma gran'-dabe, tu peux m'refiler une lichette de ta flotte pour faire un massepain fissa à ma grand-dabuche ?"
La Nichon y répondit comme une pestouille
- " Oh la mioche, tu vas me les lâcher, où je fout mon pieds au derche, queque tu fais dans c'te cidadelle, retourne chez ton dabe, t'sais point qu'ici c'est le jardin des bucoliques ? Tu veux te faire défriser la chicorée ?"
A suivre
Le promeneur qui s'oublie
Bises
Le promeneur
Quels écrivains lis-tu ?
Aujourd'hui, je lis plus des ouvrages parlant de psycho, philo, des revues beaucoup. Mais je lis moins. Vu que j'ai besoin de temps pour écrire.
Bises. Penny
Je n'ai connu sa vrai vie que plus tard, c'est là que j'ai mieux compris "Les mots" et la "disparition"
Je vous parle de George Perrec parce que je pense souvent à lui. Et puis vous avez un style et cela se travaille, continuez c'est bien.
Bises
Le promeneur nostalgie