La mère, furibonde, interpella la souillon magnifique, occupée à ramasser des cendres. « La gueuse, as-tu vu
ma fille ? Il faut que je l'entretienne un peu vertement d'un soucis qu'elle me cause. ». « Madame, je ne pourrais vous répondre du lieu qui l'accueille tout à l'heure. Mais je l'ai aperçue qui
courrait vers le bosquet du Sel au Boa Normand. Elle semblait apeurée, la pauvrette. Elle avait ôté ses sabots et je crois qu'elle pleurait. D'ailleurs, elle a laissé, tout au long de son chemin,
de drôles de galettes dorées, qui gisent et brillent au soleil ». La mère, goûteuse et boiteuse, ne se sentit pas le courage d'aller chatouiller la foret malégique, dont l'histoire du nom se
perdait dans la nuit des temps, afin de fracasser sa Jolie de fille. Elle corrigea cependant, de quelques claques, la souillon magnifique, pour défouler son injuste hargne.
La Jolie cavalait à perdre haleine, comme une pouliche affolée. Le fils du Roi qui revenait de la chasse la rencontra et la voyant si belle, lui demanda ce qu'elle faisait là toute seule et ce
qu'elle avait à pleurer.
« Hélas ! Monsieur, c'est ma mère qui m'a chassée du logis. ». Le fils du Roi, qui vit sortir de sa bouche cinq ou six Perles, et autant de Diamants, sans compter les dévédés, la pria de lui dire
d'où cela lui venait. Elle lui conta toute son aventure. Les hommes étant ce qu'ils sont, facilement aveuglés par un frais minois et intrigués par une technologie nouvelle, le fils du Roi en
devint amoureux, l'emmena au Palais du Roi son père, où il l'épousa.
La suite... demain, peut-être.
Lundi 1 juin 2009
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Publié dans : Murmures à épisodes
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La mégère furax, tortilla sa moustache et éructa à la bath de souillon qui cul par dessus fesses baleuzait les lusquines.
- « Hola ! gueuse à crapaud, as tu vu ma môme, la gironde, la Mignonne, faut qu’jui cause, el’m’prend le choux, oh ! t’as t’y un barillet dans le cul pour point l’ouvrir ? »
La souillon qui jouait des castagnettes et claquait des ratiches – un dzim-boum-boum c’t’niasse – lui jacte :
- « M’âme, el’s’cavalait fissa, en chignant, couinant, sur le tirou qui mène au sabri du Sel au Boa Normand, j’crois qu’elle avait les chocottes, l’avait laissé ces trottinets, et l’était en bottes molles. Sur l’trimin, l’a largué des langues de chat qui t’pétillent dans les mirettes, comme le champe des bourges »
La mégère qu’était un rien déjetée, l’avait pas envie de se casser le fion à cavaler après la Mignonne, même pour lui foutre une dégelée, elle avait les foies dans c’te sabri, on disait qu’il était guigneux. Elle balança quelques tartes à la souillon. L’était à l’envers avait besoin de se remettre à l’endroit, avait les abeilles quoa, et encore quelques coup de savates pour se détriver, et se tira.
La Mignonne cavalait comme un bourrin, qu’aurait des bourdons aux miches. V’l’a t-y pas qu’elle tombe nez dessus sur le padichah du grand dabe. I veut s’rencarder :
- « Et belle gonzesse, queque tu fouts là seulette à chasser des reluits ? »
Il la reluqua, elle schlinguait pas des arpions et elle était chouquette, une vrai balle d’amour.
La Mignonne dégoisa son boniment :
- « Ma dauche m’a foutu pelle au cul »
Dit-elle en couinant et renardant des broquilles, diams, et dvd ; et elle lui bonni son chopin.
Les mecs, i d’viennent miro d’vant les dvd, les trucs en tec-toc, et les jeunettes, ils ont envie de donner dans la fillette. Le padichah il devient toqué de la minotte, complètement fondu, il la balance sur son cagne, l’enmène au pipet du grand dabe, pour la marida vite fait.
A suivre
Bises
Le promeneur qui peine
Bises. Penny
La fin va être épique et colégramme
Bises
Le promeneur