C'était en mai, le soleil déjà dardait ses rayons quand les nuits apportaient une fraîcheur douce. Ce soir, moins étrange, moins étrangère, je regarde un documentaire sur la 5, qui parle du
tourisme dans ce pays que j'aime tant. Ce Maroc de mon cœur, sauvage et doux à la fois, accueillant souvent, mystérieux parfois.
Maroc aux senteurs mélangées, aux couleurs foisonnantes...
Je regarde ce documentaire le cœur serré. En priant le Dieu, Allah, que jamais on ne fasse subir à cette terre ce que nos côtes, nos campagnes ont vécu. D'un mépris inhumain, l'argent a massacré
les rivages, étêté les collines, bouleversé les habitudes, dénaturé les habitants. La bouillabaisse est devenue une arnaque. Que sera le tagine dans dix ans ?
Je pense souvent à ce titre de roman que je n'ai jamais lu : « Pleure, ô mon pays bien-aimé ».
Nous, la Blonde, l'Etrange garçon, et moi, nous aimerions construire quelque chose là-bas, sur cette terre de miel et d'olivier. Mais il faudra rester vigilant. Se fondre et partager. Gagner,
certes, mais donner aussi. Donner autant que ce pays, qui quand il vous adopte, s'ouvre, généreux, humble, aimant.
Moi, là-bas, j'aimerais reposer de mon dernier sommeil.
Le diaporama de ce séjour là, cliquer sur la photo.
Dimanche 14 juin 2009
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Publié dans : Carnet de Voyage - Maroc
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