Fatiguée et dubitative. Voilà, on enterre un homme, grande cérémonie, hommage universel. Bon. Sans doute
Michael était-il un artiste hors du commun. Cela, je ne le conteste pas. Mais ce déluge de larmes sucrées me pose question. Je me demande si tous ces poissons pleureurs ne s'apitoient pas sur
eux, finalement.
Parce que, quand j'analyse mes propres émotions, au spectacle dégoulinant de drame qui envahit nos aquariums -je sais, je regarde, en ce moment...- et bien ces émotions me renvoient bien plus à
la fuite du temps, à la mort de l'algue, qu'à un quelconque chagrin personnel. Normal, je ne le connaissais pas personnellement, cet homme. Un homme qui est mort, c'est toujours triste. Un homme
qui se meurt, encore plus. Combien sont aux portes de l'au-delà, dans cette minute là ? Et combien auraient mérité d'être célébrés, qui sont restés inconnus ?
Alors, je suis fatiguée. De la bêtise des commentaires qui élèvent cet artiste au rang de quelque Mozart moderne. Qui fabriquent des symboles ethniques, politiques, humanistes afin de déifier le
souvenir du chanteur. Qui refont l'histoire à la lumière tragique d'un destin trop court.
Le monde tourne encore. Les anémones fleurissent et les concombres de mers sont justes mûrs à cueillir. Il y a des orages qui frappent le marais. Notre cher Président utilise une petite ablette
prisonnière pour, encore une fois, s'ouvrir une fenêtre télévisuelle. Des poissons prennent le courant pour partir en vacances. C'est juste un jour dans l'eau des poissons.
Bon, ben moi, la tanche stupide, maladroite, rebelle, inadaptée, fragile, immature, etc... La tanchiole que je suis se dit qu'il n'y a rien de nouveau sous la lentille d'eau. Que tous les requins
dollardisés guettent le moment d'engranger. Que les alevines boutonneuses vont chialer pendant trois jours avant de retourner à leurs comédons. Que les marchands de disques vont gagner plein de
sous. Que le vieux père Jackson va ressortir, à prix d'or, tous les vieux vinyles de son fiston. Du normal, quoi !
Je suis fatiguée de ce marais.
La Tanche, le 7 juillet 2009
La petite phrase du jour
Les chansons, c'est comme les prières. Ça sert à endormir le
peuple.
Roland Dorgelès
Mardi 7 juillet 2009
2
07
/07
/Juil
/2009
21:24
14
-
Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche
Bises. Penny
un poisson ami est décédé le même jour que ce chanteur et, il n'y avait que moi à l'incinérateur, pas même sa famille, personne.
Alors oui, je suis fatiguée de ton marais, qui est sans doute aussi un peu le mien.
Amitiés
un poisson ami est décédé le même jour que ce chanteur et, il n'y avait que moi à l'incinérateur, pas même sa famille, personne.
Alors oui, je suis fatiguée de ton marais, qui est sans doute aussi un peu le mien.
Amitiés
Bises. Penny
venez voir mon blog &éé laches vos comm's
bisous
bon, j'espère que tout va bien pour toi
Amicalement
Bises. Penny
Bise
Bises. Penny
toujours autant de charme pénélope
je t espère en forme et "ailleurs"
bisous
Bises. Penny
Pour ma part, j'ai gardé mon amour du Maroc, je continue à réfléchir et à méditer. Mais j'ai décidé que je ne serai plus jamais crédule au point d'accepter comme vérités des délires d'une personne qui a basculé dans un monde sans foi ni loi.
Cela dit, je sais que je ne suis pas seule. Je suis certes souvent fatiguée, mais entourée de quelques amis fidèles et droits.
Je n'ai pas vécu une découverte spirituelle ce janvier là dans l'Oriental, j'ai découvert un pays, avec des qualités et des défauts.
Bises à Toi.
Penny
Bises. Penny
Biz et profites. JM
Bises. Penny
Pays magique hors des sentiers touristiques.
Tu manques dans le coin du marais*
bisous Penny
Bises. Penny
bisous