Partager l'article ! Clarence raconte : le retour de la Chiure: J’ai ramené mes deuzelles à Tafoghalt, au château de la Chiure. Elle a poussé, la bes ...
J’ai ramené mes deuzelles à Tafoghalt, au château de la Chiure. Elle a poussé, la bestiole. Elle ressemble à tous les chiens du coin. A se demander qui est son géniteur. Elle a drôlement changé quand même. Elle a perdu son côté « boule de poil ». On dirait une saucisse montée sur quatre grosses carottes, avec une petite tête en forme d’aubergine. Mais, même si elle ressemble à un puzzle fabriqué de plusieurs anatomies, elle a gardé son côté mi-trouillard mi-séductrice. Elle sait à merveille présenter le ventre quand elle veut des câlins. Elle sait folâtrer et tenter d’apprivoiser des chatons sauvages. Elle sait couiner quand elle a fait une bêtise, par anticipation, et aussi pour attendrir un regard humain réprobateur.
Le nom de chiure lui va encore mieux maintenant qu’elle a pris de l’âge. Elle cavale, elle se promène, elle explore, elle joue, elle découvre. Elle est vivante et elle a l’air d’aimer ça. Elle passe son temps à tenter de squatter des endroits confortables, en douce. Et quand on la prend à s’être vautrer sur un lit, son bon regard de chien qui ne veut pas être battu, désarme l’éducateur.
Bref, la bestiole a environ six mois, et elle promet. Les deuzelles en sont toujours aussi gaga. Elles se sont promis de revenir la voir.
Bye - Yentl