Partager l'article ! Clarence raconte : Majorelle: J’ai fini par atterrir à Marrakech, même si je n’ai pas encore raconté la route. Ville grouillante. Une plac ...
J’ai fini par atterrir à Marrakech, même si je n’ai pas encore raconté la route. Ville grouillante. Une place Jama El F’na, si célèbre et bien décevante. Des échoppes, quelques animations, beaucoup de femmes proposant des tatouages au henné.
Marrakech n’est pas ma ville préférée, et je crois que mes deuzelles n’ont pas particulièrement apprécié cet endroit là. Mais j’en parlerai une autre fois.
Non, ce qui me revient, ce qui fut sans doute le meilleur moment de cette étape, c’est la villa Majorelle, petit morceau de poésie au milieu de l’urbain.
Majorelle la belle, l’intemporelle, de bleu et de ciel. Un instant apaisé au cœur d’une ville agitée. Au plus torride, alors que l’été grille, une cathédrale de verdure ombrage des allées patinées. Patinées, par le temps, par les pas à peines posés des visiteurs. Ici, on retient son souffle, pour laisser la brise froisser les feuillages, pour ne pas troubler la quiétude du lieu.
Même la carpe Koï, blanche, blanche dans une eau sombre, lambine quand elle cherche sa pitance. Elle s’ébat blanche au milieu des poissons rouges.
Et la brune s’est recueillie, quelques secondes, là où un panneau « Silence » laisse la mémoire de celui qui, longtemps, veilla à ce que la magie du jardin ne se fane pas.
Juste un petit coucou en passant, Oh, voyageuse du vent!!!
Moi non plus je n'adore pas Marrakech...
Il y a tant d'autres endroits moins bruyants, moins grouillants, et tout aussi emplis de la véritable atmosphère marocaine, que je délaisse aisément tous ces lieux trop élaborés autour d'un 'bizness' qui ne me dit rien.
La Koutoubia me diront certains, certes, beau monument, mais combien d'autres sont visibles ailleurs?
J'ai aimé juste une courte pèriode de mon existence, cela remonte je crois à l'année 1981, hiver 81...J'étais allée rejoindre Mr Alibibi à Marrakech, car dans sa ville à lui, il faisait trop froid...Nous nous sommes retrouvés chez un ami espagnol qui logeait dans la médina.
La maison ne payait pas de mine de l'extèrieur, il fallait baisser la tête pour franchir la porte d'entrée, mais ensuite cela s'ouvrait sur un patio plein de fleurs et de plantes diverses...Un petit paradis, qui était en plein coeur de la médina si pauvre...
J'ai du y passer environ un mois, finissant par me sentir du "quartier", et puis il a fallu retourner en France et reprendre la taille des vignes dans le froid qui alors me semblait sibèrien.
Chère Pascalouve, c'est toujours avec un grand plaisir que je viens te lire.
Je t'embrasse adelphiquement.
Evelyne.
Moment difficile pour moi.
Bises. Penny
Bye - Yentl