Partager l'article ! J’explose…: Comme un poisson lune, bouffi, piqué par un alevin taquin. Je frétille jusqu’à l’hystérie pour m’acquitter de mon e ...
Comme un poisson lune, bouffi, piqué par un alevin taquin. Je frétille jusqu’à l’hystérie pour m’acquitter de mon emballage quotidien, et j’ai beau me hâter, le sort m’est contraire. Autant dire que je suis dans un état proche de la maxi-matosse, bien que n’étant pas un espadon rongeur. Je ronge mon frein, ça oui ! Et je sens les angoisses me titiller le neurone, me tripoter la synapse, me secréter l’adrénaline. Le zona me guette sournoisement.
Alors je calme cet état inconfortable de sourde inquiétude à coup de nourriture. J’avale, j’engloutis, je déguste, je me remplis. Je me remplis de peur qu’un courant ne m’emporte. Et comme je me remplis, je m’alourdis. Et comme je m’alourdis, je suis anxieuse. Ça s’appelle un cercle vicieux. Infernal !
Bon d’accord, trois kilos, c’est quand même pas trois cents. Mais trois cents, ça commence par trois. A ce rythme, ma garde robe de tanche coquette va finir en feu de joie dans la cour. Il faut que je me reprenne. D’ailleurs, hier j’ai commencé, j’ai briqué l’antre. J’ai traqué la poussière, rangé tout ce qui trainait. Tant et tant que j’ai bien dormi. Mais s’il faut, pour m’apaiser, frotter les sols, je vais changer de job. Je vais monter une petite entreprise de nettoyage d’antre. Je ferai du sport : je me tortillerai sur de la musique pop tout en astiquant le parquet. N’empêche qu’avant de me reconvertir, je vais peut être tenter de m’apaiser.
C’est comme ça, les tanches, ça lutte contre l’adversité jusqu’à plus faim, pour finir harassées. Ça passe de l’état joufflu, à l’état anguleux selon les soubresauts de la houle.
La Tanche, le 11 septembre 2009
Le fromage fait tout digérer, sauf lui-même.
James Joyce
Sinon, je t'engage pour chez moi LOL !
Bisous - Yentl