Ce dico fait des émules, à ma grande joie. Je crois qu'il va cesser d'être mon unique création.
C'est pourquoi cette note reprend d'anciennes propositions que je n'avais pas forcément incluses, mais aussi des contributions nouvelles, toutes plus savoureuses les unes que les autres.
C'est avec grand plaisir que j'accueillerai toute proposition, me réservant parfois le droit d'agrémenter quelque peu les définitions.
Yep ! Et que naisse un oeuvre collective.
Méfiage : Selon LomiLomi (sémanticienne bien connue, enseignant notamment à l’Université de la Rue des Blogs) méfiance due à l'expérience de l'âge. Il est notoirement connu qu’à la fin de sa vie, l’Empereur Yétibère était tombé dans le méfiage sans discernement, malgré le fait qu’il se poétiolait.
Merveillanse : (Source LomiLomi) Se dit d'un beau paysage breton très découpé par de petites baies et anses. Certains grammairiens un peu tatillons (cf. Pénélope Hulante) observent que la notion de merveillanse pourrait bien s’appliquer à d’autres criques et bords de mer.
Bienveillage : (Toujours selon LomiLomi) Bienveillance en vue d’un grand âge. Le méfiage est au bienveillage ce que la méfiance est à la confiance.
Bonneveillance : (Dictionnaire des mots nés – LomiLomi) Veillée des vieilles et vieux avec beaucoup de malséance. Il est à remarquer que chez les yétis, la bonneveillance est l’ambiance naturelle animant les soirées d’hiver, au plus profond des grottes, lorsque les familles se regroupent autour du feu.
Malséance : (Dictionnaire des mots nés – LomiLomi) Bien qu’utilisant ce mot assez régulièrement, LomiLomi n’en donne pas une définition claire. Ceux qui ont attentivement étudié les ouvrages de cette sémanticienne ont tendance à penser que la malséance serait une attitude hostile adoptée lors de séances de spiritismes ou peut-être une sensation désagréable située à l’arrière train et ressentie lors d’une séance de cinéma dans une salle aux sièges particulièrement inconfortables. Espérons que LomiLomi nous éclairera à ce sujet dans un de ses ouvrages à venir.
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Sentimensonge: mensonge relatif à ses sentiments. A noter que les victimes de sentimensonges versent dans le méfiage sur leurs vieux jours.
Sentimentir: Utiliser des sentimensonges pour arriver à ses fins, généralement sexuelles. Ex: Après m'avoir sentimenti, il m'avait gémiroité. Notons que Laurence d’Arabibine, lorsqu’il rencontra l’Empereur Yétibère, se crût obligé de sentimentir afin de séduire à des fins politiques, la fille préférée de l’éminent bonhomme, mais nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet.
Sentimenteur(euse) : Se dit d'une personne qui sentiment. Ex: draguer comme un sentimenteur. Les micavaleurs usent souvent de ce subterfuge pour vivre leur passion de la séduction sans discernement.
Clavarder: v. tr. Bavarder avec un clavier, en général sur internet. Synonyme anglicisme: chater. L’Empereur Yétibère, avant sa mort, s’est longtemps élevé contre le raccordement du Yétibet à la toile, arguant du fait que ce serait la mort des apéros gourgandinatoires lors des bonneveillances hivernales.
Clavardage: action de clavarder. Le clavardage mène parfois à l'ebranlette, rarement à la turlupitude. A noter que, avec l’apparition des premières relations de clavardage, une augmentation du nombre de mâles affublés de froisséxes.
Théroriser: Enoncer une théorie terrifiante. Ex: Certains politiques thérorisent. Quelques caractéristiques psychologies sont à remarquer chez les théroristes, notamment un indéniable propension à aimer la musique de Wagnerdeboeuf, ou encore à se rabattre sur des fonctions de bordélégués quand ils n’ont pas réussi à faire une carrière politique.
Théroriste : Substantif issu du verbe théroriser. Qualifie celles ou ceux usant de ce mode de communication pour galvaniser les foules. Les tribuns sont souvent des théroristes. LePénible peut être qualifié de théroriste.
LePénible (1932 – Pas
encore mort) : Homme politique contemporain, édenté et agressif, qui, par une terrible coup du sort et une étrange maladie, se
voit contraint de se promener les bras en l’air et à manger du poisson tous les vendredis. Certains supposent que cette attitude pour le moins curieuse lui attirerait un électorat sensible aux
effluves musqués qui émanent de ses dessous de bras. Il faut dire que sa part d’humanité est très peu perceptible dans ses discours. Il paraît donc normal qu’il rassemble autour de lui les
quidams légèrement dépourvus de synapses.
Glorifieux : Terme né d’un lapsus d’un collaborateur de la grammairienne Pénélope Hulante qui signifierait « fier de sa gloire naissante ».
Yétibéri est souvent qualifié d’être un glorifieux par ses ennemis politiques.
Le mot fulminageoire, figurant déjà dans le dictionnaire, a été proposé par Ulminette.
Le premier écrivain qui osa utiliser ce dictionnaire se nomme Nico, du bar des Pingouins… Hommage lui soit rendu pour ce morceau de bravoure. Yep !
"J'étais en plein désert, quand je suis tombé sur une saharade. Il y avait deux hommes au comptoir : Laurence d'Arabibine mastiquait une gommelette entre deux verres, tandis que Yétibère lui déclamait des vers tout en se ratatinant. J'ai cru alors qu'il était en train de se poétioler, mais comme ça durait j'ai compris que ça relevait plutôt de la grimacération. Sacrée turbinette ! Puis trois carpétowomen ont rappliqué, ce qui nous a incités à jouer les micavaleurs. Et même si notre apéro gourgandinatoire a fini en pleine stupréfaction, je garde de cette histoire une profonde amorsure."