Partager l'article ! En avril, un Maroc « Atlantique »: Entre deux charrettes, deux rendez-vous, deux dossiers, quelques jours pour partir à la découverte des cit ...
Entre deux charrettes, deux rendez-vous, deux dossiers, quelques jours pour partir à la découverte des cités portugaises, au sud de Casablanca… C’était en Avril.
El Jadida, en dehors de sa citadelle n’a rien d’exceptionnel. C’est une ville vivante, qui bouge, comme toutes les villes que j’ai visitées. Ah ! La citadelle et son puits de lumière qui servait, lorsque la cité était assiégée, à stocker de l’eau douce, à observer l’ennemi dans le reflet, au sol.
Un port sur l’Atlantique, tout au bout de l’ancienne médina ouvre un espace sur les terres qu’on aperçoit au loin, sans doute Azzemour, à quelques encablures. Toute petite, différente. Peu touchée par un tourisme qui, s’il procure du travail, et encore, aux populations locales, abîme le bel artisanat marocain. A force de vouloir négocier, à force de vouloir tirer les prix sans discernement, ceux qui ouvragent la terre ou le métal doivent produire toujours plus et plus vite. Parfois j’ai honte de mes congénères qui discutent deux dirhams sur un tagine qui en vaut vingt. Vingt centimes d’euros pour deux euros… Le carré de chocolat du soir ? La vache-qui-rit de l’enfant ? Voilà ce qui est parfois rogné sur la marge… enfin, j’imagine.
Azzemour… Et ses portes colorées, ses fresques enfantines.
Balades au fil des plages, un vaisseau échoué que la houle n’arrive pas à chahuter, que les tempêtes grignotent.
Un clin d’œil, ces fleurs d’escargots qui s’épanouissent dans la campagne où la figue mûrit.
Et suivre les plages jusqu’à Safi la jolie, aux poteries lumineuses.