Pauvre tanche que je suis, frigorifiée dans mon antre. Mon antre ? Nan ! L’antre de Mère-Tanche plutôt, vu que ma nouvelle tanière sous les algues n’est pas encore prête. L’hiver s’incruste. Pouah ! Du froid, de la neige, du blizzard. Pour naviguer dans les artères du marais, il faut se protéger les nageoires avec de grosses godasses en poil d’anémone, se fourrer la truffe dans un cache-blaze et se couvrir la crête d’infâmes coques de concombre de mer. De quoi faire une silhouette élégante et raffinée.

Alors, je me planque et je taquine la muse, tout en me recroquevillant sous trois couches de polaire. Je me poétiole (*). J’invente des vers bancals, j’alexandrise mon quotidien, je déclame en bramant de rage contre ce temps peu clément. Faut bien que saison se passe !

Accessoirement, je commence à me dire que le yéti va refaire sa réapparition dans ces fonds congelés. Je veux partir sous des mers chaudes !!!!!!!!!!!!! Je veux que revienne le printemps et son cortège de bourgeons, de jonquilles et de muguet.

Me reste plus qu’à butiner la fiole, à faire la guignole, à magner l’hyperbole ou la parabole. Dans ma geôle piscicole, je faribole, je dégringole, je m’envole d’une carmagnole. Je me rafistole la parole en guise de gaudriole, sans gloriole. Je cabriole, j’ai la guibole qui diastole. Je rafistole la babiole. Je batifole de la chignole. Je cajole mon auréole fofolle.

Faut ça.

La Tanche, le 31 janvier 2010

 


La petite phrase du jour

Quand la tanche se poétiole, le vairon se gondole.

Calamity Roll

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(*) Poétioler (se) : Se ratatiner avec grâce, et en n'omettant jamais de prononcer quelques vers de circonstance.


Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 18:20
- Vous fûtes plusieurs... 2 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Ce qu'en dit la Tanche
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Commentaires

Le tout est de ne pas attraper la rubéole, la variole, la pécole. Gardez la boussole, une bonne fiole qui rigole.

Je caracole sans boussole. Plat comme une sole je me mets ma guibole au sol pour admirer votre entresol, j'en raffole comme des danses espagnoles. 

Pardonnez belle dame d'un guignol qui se voudrait rossignol cette gaudriole.

Le promeneur en parasol
Commentaire n°1 posté par Guy le 02/02/2010 à 22h53
Pas de bol.
Réponse de Pénélope Timiste le 02/02/2010 à 23h11
Voilà qui m'étiole, me carambole !



Le promeneur


 
Commentaire n°2 posté par Guy le 03/02/2010 à 07h51
bon. Je vais essayer d'être claire. Vous aimez écrire ? vous aimez rebondire sur mes textes ? vous aimez laisser jaillir la saillie qui vous mettra en valeur ? Je vous l'ai dit à plusieurs reprises : tentez l'aventure de votre propre blog. Vous m'ennuyez Guy. Comment faut-il vous le faire comprendre ? Vous ne réagissez pas à mes textes, ni à ma sensibilité, Ni à leur contenu, ni à mes messages. Vous avez sans doute beaucoup de choses passionnantes à partager, mais, de grâce, cessez d'utiliser mon univers pour ça. ça m'agace prodigieusement. D'ailleurs, je pense que, pour la première fois, je vais choisir de "censurer" des commentaires : les vôtres.
Merci de tenir compte, enfin, de mon ressenti.
Réponse de Pénélope Timiste le 04/02/2010 à 00h37

It's me

Déposé...

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