Moi, je vous aimais… comme ça, pour vous, sans rien attendre de plus qu’un sourire, de temps en temps. Avec, juste, l’envie de vous entendre, aussi. Quand les « r », dans votre bouche roulaient, tantôt sonnant, tantôt vrombissant, je fondais telle une midinette à son premier soleil.

Je vous aimais laid au matin, les yeux battus par vos frasques et l’haleine chargée des bulles champagnisées de la veille. Votre anatomie mal foutue, toute en membres, déséquilibrée entre l’étroitesse de la carrure et la lourdeur du plus bas, m’attendrissait. Je trouvais une harmonie douce à votre allure déglinguée.

Je vous aimais amant égoïste, si peu préoccupé de mon corps et de mes désirs. Vous étiez l’envahisseur de mon ventre-réceptacle, agrippé à votre jouissance, indifférent à la mienne. Pas du genre que les dames adoubent « bon amant ». Vous ne connaissez pas les femmes, ni même la sensualité de la peau, l’ardeur du regard ou l’abandon dont elles sont capables. Vous êtes, à l’instar de nombre de vos congénères, un consommateur à peine averti. Qui déballe le paquet sans prendre le temps d’en humer le contenu, sans offrir la grâce de caresses savantes, l’audace de baisers aventureux.

Je vous aimais ne parlant que de vous et de vos rêves, pliant chacun des êtres de votre entourage à vos ambitions artistiques, ou à vos envies de reconnaissance, ou à vos arrivismes sociaux… Je vous aimais dans votre suffisance et cette incroyable certitude de valoir mieux, de valoir plus.

Je vous aimais fantasque et incertain, vous mentant même à vous-même et, par là, me bernant aussi. Je vous aimais pour vos promesses non tenues qui témoignaient, aussi, d’une poésie naïve. Que votre regard noir se pose sur une fleur, qu’il s’égare au gré de quelques mélodies guimauves, et je vous aimais.

Je vous aimais alors même que vous n’évoquiez QUE ce que vous attendiez de moi. De petits gestes, si quotidiens, qui ne seraient dédiés qu’à vous entourer d’une douceur attendrie. Jamais une fois, vous ne m’avez offert un peu de votre temps. J’entends par là le fait de me presser deux oranges. Vous étiez celui qui exige et qui ne donne pas.

Je vous ai aimé longtemps, et longtemps je vous ai attendu. Parfois, je vous croise allant votre chemin, acceptant une adulation de pacotille, vous émerveillant de mauvaises photos que vos fans bricolent.

Ah ! Bel amour d’une année, vous sombrez dans la médiocrité, dans le tout venant, dans l’alambiqué. Vous vous perdez sur des chemins faciles. Vous êtes déjà perdu.

Vous êtes, comme tant d’hommes, égoïste. Et je ne vous aime plus.

 

coeurbri


Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 18:13
- Vous fûtes plusieurs... 2 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Délires et souvenirs
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Commentaires

ça me fait du bien de te lire, d'abord pour toi

et puis... des similitudes

dis donc, l'égoïsme, z'auraient pas le gêne?... va falloir attendre... des chercheuses...

des blèmes d'ordi (et c'est pas fini) m'ont tenue loin de chez toi
il se peut que ton mail d'info accompagnant une réponse de ta part te soit retourné, t'inquiète, c'est technique

je vois que t'as bien travaillé, à + te bise

Commentaire n°1 posté par nadyne le 04/03/2010 à 17h31
Coucou Nadyne, heureuse que tu sois de retour. Pour ma part, je suis fatiguée, assez déprimée et, surtout, surchargée de boulot. Je crois que, quand j'aurai digéré, tout ça fera l'objet d'une tanchinade ou autre élucubration.
En tout cas, j'espère que tu vas bien.
Bises. Penny
Réponse de Pénélope Timiste le 09/03/2010 à 21h35
wahooooooouh je suis entrain de récupérer ma boîte mail, toute contente t'es la prem's!
cool cool respire prends en 5 inspire profondément de la couleur rose, répands la partout en toi, ça calme et ça donne du confort

sinon chuis ravie, vu que t'en fais des tranches! bise de mauvaise copine
Commentaire n°2 posté par nadyne le 11/03/2010 à 01h06
Pas mauvaise copine... comme pour moi, la vie va trop vite. On boit un coup en ville un de ces jours ?
Bises. Penny
Réponse de Pénélope Timiste le 13/03/2010 à 09h21

It's me

Déposé...

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