Blinibards : Petites crêpes soufflées, légèrement ventrues, qui font les délices des soirées gourgandinatoires, chez les yétis. Elles sont toujours servies par paires. Elles ont une forme très particulière, une boule de gomme étant posée, à la dernière seconde de cuisson, au centre de la crêpe. Le jeu consiste à deviner, avant de croquer, le parfum de la boule. Le mot a été détourné, puisque certains yétis sur le retour affublent parfois les attributs de leur dulcinée, également blette, d’être devenus plats comme des blinibards.
Culottarie : dessous des femelles yétis particulièrement expansif, noir et glissant, voire visqueux pour les modèles de luxe.
Caleçondage : sorte de caleçon qu’apprécient particulièrement les yétis mâle rassis, pour l’aisance autant que pour la capacité à émettre des statistiques sur la quantité de gaz produite dans la journée. Une plaisanterie, certes douteuse, est en vogue en ce moment chez les yétis : « Quand mon caleçondage a gigoté, ta culotarrie ».
Perplexus : Ce mot désigne deux parties distinctes de l’anatomie des yétis. Le perplexus lunaire et le perplexus solaire. Le perplexus lunaire est situé juste entre les deux parties charnues de l’arrière d’un yéti. Il a d’ailleurs tendance à prendre de l’ampleur avec les années. Il est fort probable que l’amour que développe le yéti mâle pour le caleçondage est lié à l’accroissement de son perplexus lunaire. L’organe a une fonction non identifiée, mais de récentes études auraient mis en lumière son rôle incontournable dans la reproduction des yétis. Notamment les perplexus mâles et femelles auraient la capacité de se renifler et d’identifier le ou la meilleur (e) partenaire possible. Quant au perplexus solaire, il est situé juste au milieu du poitrail. Il rougit violemment en cas d’émotions. C’est pourquoi, dans la haute société yéti, les populations portent des bavoirs. Non pas parce que la nourriture dégouline inévitablement dans leur toison, ça, c’est de la politesse vis-à-vis de la cuisinière, mais pour camoufler le fait qu’un yéti est ému, quelle qu’en soit la raison. De plus, quand les perplexus lunaires se cooptent, les solaires virent au vin rouge.
Fasticot : petit ver qui choisit les soirées mondaines pour se mettre à gratter son hôte. On raconte que Laurence d’Arabibine fut victime d’une attaque de fasticots, alors qu’il comptait fleurette à la belle Angélique de Peyracrobate. Il aurait été contaminé par une guéridonzelle alors qu’il aurait abusé de liqueurdelion, lors d’une virée dans un saharade, et qu’il exécutait un pas de carmagnôle avec ladite guéridonzelle à l’hygiène douteuse.