Le désert manque quand il a capturé le cœur ondoyant de celle qui sommeille. D’un soleil impitoyable
il chauffe le sable sous le pied. Il évapore l’eau qui survit encore dans l’été, et qui ouvre une fraîcheur au sein de l’oasis. Il marque au fer la chair et l’âme, de ses ombres dorées, de ses
calmes bleutés. Au désert, le regard se perd dans une immense étendue d’ocre et de blanc. Au désert, l’ouïe erre de silence apaisé jusqu’au souffle léger d’un vent tiède. Au désert, l’esprit se
perd dans les méandres arrondis de dunes dansantes. Celle qui sommeille rêve. Elle se rêve dissoute. Elle se rêve errante, marcheuse essoufflée. Un bout de vie arénicole. Elle oubliera ses
chagrins épuisés, qui ne savent plus pourquoi ils pleurent. Elle lavera à chaque grain de silice chaque souvenir trop porté. Elle abandonnera jusqu’à sa pulpe aux morsures des rayons d’un astre
cruel, comme un fruit qui mûrit. Celle qui rêve repose. Et dans son repos, elle apprivoise l’absence. A jamais touchée, éprise jusqu’au plus profond de ses os d’un désert qui manque, elle attend
que revienne le temps. Et son cœur ondoyant sommeille, amoureux claquemuré.
Dimanche 8 novembre 2009
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Publié dans : Confessions particulières
oui, c'est ça
le Retour au désert, l'idée d'une lessive sèche, bise
Fô dire, le temps passe...Tout le temps, sans s'arrêter.
... "Elle se rêve dissoute"...
Se dissoudre dans un milieu que l'on aime, c'est peut-être la plus grande des jouissances?? Non?
Je ne sais pas en fait.
Et, ma chère amie, tu ne viendrais pas te dissoudre dans le fruit neuf de la vigne? Du moins dans son jus!!
La vendange a été bonne, tout cela fermente maintenant, n'attendant que ta venue pour te 'gouleyer' le gosier.
Je t'embrasse adelphiquement en attendant.
Evelyne
Je serai très heureuse de te voir.
Bonsoir Penny,
Tes confessions particulières ont longtemps caressé mes pensées, particulièrement le soir, avant le coucher, comme un « doudou » (te souviens-tu ?) remplaçant une épaule chaude.
Et ton chemin t’a mené à faire prospérer le journal de la Tanche. Tu ne m’offrais plus ta mélancolie aux phrases sublimes, ni tes colères reflétant si justement des blessures souvent partagées.
J’ai appris à m’isoler de la dépendance affective qui me liait tant à cette épaule lâche, et j’ai dû me passer de tes confessions que tu avais… déserté. J’ai pas mal grandi depuis.
Te revoici quelques mois plus tard sur cette page, avec des mots qui me touchent toujours autant. Mais dis-moi, ce n’est pas anodin, qu’est-ce qui fait que tu reprends ce chemin ?
Merci pour tout ce que tu nous partages,
Didi
Promis, juré, je vais essayer de replonger dans cet univers ouaté qu'est l'espace de mes confessions.
Bises. Penny
Oui tu as raison Penny, chaque être est multiple, et être vrai c’est accepter ses multiples facettes sans les occulter.
C’est bon pour les autres et aussi pour soi même de savoir exprimer le ‘joli’ qui est en nous.
Didi